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Egypte: demain, le procès en appel de Kareem

Le procès en appel du blogueur égyptien Kareem Nabeel Sulaiman devrait avoir lieu demain lundi 12 mars dans un tribunal d’Alexandrie.
Le blogueur égyptien a marqué l’actualité le mois dernier en devenant le premier blogueur de son pays condamné à quatre ans de prison pour ses écrits sur son blog.
L’étudiant de 22 ans, ancien élève de l’université Al Azhar, a été condamné pour blasphème contre l’islam et insultes au Président égyptien Hosni Moubarak. Cette sentence a été critiquée par les blogueurs, les écrivains, les militants des droits de l’Homme et de la liberté d’expression dans le monde entier. Ils ont réclamé sa libération immédiate

Une autre blogueuse égyptienne, Freedom For Egyptians [En], a écrit un billet retraçant l'épreuve de Kareem.

« En tant que blogueuse égyptienne, je suis aux côtés de Karim car je n'approuverai jamais des procédés visant à terroriser des citoyens innocents qui exercent leur droit inné à s’exprimer et parce que je ne prendrai pas part à un tribunal d’inquisition au 21eme siècle. Ces tribunaux jugeaient arbitrairement et sans appel, comme le font actuellement les lois d’urgence et les tribunaux militaires en Egypte », écrit-elle.

« Durant le Moyen Age, entre le cinquième et le quinzième siècle, l’église catholique n’était pas seulement une institution religieuse, mais aussi un établissement immensément riche qui interférait dans les affaires d’Etat et influençait la politique occidentale . La plus grande institution religieuse sunnite en Egypte et dans le Moyen Orient, Al Azha, a le droit d’intervenir dans la vie politique et de déférer devant les tribunaux puis en prison les personnes accusées d’hérésie. Si son intervention ne réussit pas à les envoyer en prison, comme le blogueur égyptien Abdel Karim, une fatwa irréversible peut alors conduire un fanatique ou un extrémiste à mettre lui même fin aux jours de la personne qui exprime son opinion, dans le sang. L’institution religieuse basée au Caire est financée par le gouvernement et ses employés sont des fonctionnaires ».

Un site web, ouvert par un groupe de supporters de Kareem, a mis en ligne l'article suivant :

« A l’extérieur du tribunal où était jugé Kareem , beaucoup d’Egyptiens réclamaient son emprisonnement, et des extrémistes ont été jusqu’à demander qu’il soit lapidé (n’oublions pas que l’avocat de l’accusation a demandé de lancer une « jihad » contre Kareem).
Il est donc encourageant pour le monde de voir que beaucoup d’Egyptiens, d’Arabes, de musulmans prennent la défense de Kareem et de son droit à s’exprimer. Nous avons ouvert une page dédiée aux « Voix arabes et musulmanes pour Kareem » pour le prouver ».

D’autres commentaires sur le cas de Kareem peuvent être lus sur www.freekareem.org [en]

Amira Al Husseini

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