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Blogs Tamouls: Agriculture, Théâtre de Rue et Enfants

187 pays ont observé ‘le jour de la terre’ le 22 avril. Ce mois nous avons un nouveau blogueur dans la blogosphère tamoul dont le blog est intitulé ‘iyarkai vivasaaya‘ou ‘agriculture écologique’. Dans ce blog Samsari parle de réalisations sans précédent, de fermiers victorieux, de leurs techniques et des questions liées à l’agriculture à Tamil Nadu (TN), Inde.

Il nous présente au Fermier ‘Numero Uno’ à Tamil Nadu, Inde. Anthonysami de Puliyangudi, région de Thiruneveli, Tamil Nadu a fait des recherches de manière intensive sur l'utilisation de l'eau en cultivant la canne à sucre. Anthonysami cultive des citrons sur 60 acres et de la canne à sucre sur 60 acres. Selon lui, les fermiers de TN utilisent environ 20.000 – 22.000 litres d'eau pour produire un kilogramme de sucre. Cependant Anthonysami utilise seulement entre 1.500-1.800 litres d'eau pour produire la même quantité.

Anthonysami utilise l'irrigation par égouttement et emploie des manières spécifiques de labourer la terre et plante la canne à sucre alternée avec des rangées des légumineuses connues pour leur capacité à fixer l'azote atmosphérique. Il emploie seulement des engrais organiques. Les méthodes d'Anthonysami encouragent la prolifération de vers de terre et d'autres organismes utiles, de ce fait refroidissant la température du sol, qui exige en retour moins d'eau que la norme.

Samsari encouragent les personnes intéressées à visiter Anthonysami et fournit également son adresse électronique, au cas où quiconque voudrait le féliciter. xavierukr@yahoo.com.

Dans un autre billet, Samsari parle d’un autre fermier qui pourrait être la lumière pour tous les autres. Bernard Clark, de Belgique s’est établi en Inde et vit à Arvinda Ashram à Auroville, Pondicherry. En arrivant là-bas, Bernard Clark a été donné une parcelle de terrain de 3 acres et a été demandé s'il pourrait la transformer en secteur boisé. La parcelle de terrain était un sol durci de terre rouge remplie de roches et qui donnait l’impression que même 3 mois de pluie incessante n’arriveraient à arroser. Bernard Clark a accepté le défi et a transformé cette parcelle de terrain en un véritable paradis dans un délai de cinq ans.

Il choisit des arbres à croissance rapide qui n'exigeraient pas beaucoup d'eau pour survivre. Et les arbres qu’il choisit laissèrent tomber beaucoup de feuilles. Ces feuilles fertilisent le sol et encouragent la croissance d’organismes essentiels pour enrichir le sol. Bernard Clark cultive maintenant de la banane, quatre différentes variétés de gombo, de la courge amère, de la tomate, des piments, de la courge, de la papaye et même de l'ananas avec des herbes. Le conseil de Bernard Clark était tout d’abord de creuser des petits trous, où l'eau de pluie pourrait se rassembler. Et de déposer tout ce qui pourrait se décomposer.

D'ici voyageons une courte distance et assistons à quelques pièces de rue courtoisie d'Azhiyuran de Tirunelveli, TN, Inde. Azhiyuran a vu deux pièces exécutées par Pralayan et sa troupe ‘théâtre de rue de Chennai’. Azhiyuran indique que la deuxième pièce intitulée ‘payanam’ ou voyage parle des villageois émigrant aux villes à la recherche de la vie. D'une part, en raison de l'urbanisation de nouveaux emplois sont créés dans les villes et d'autre part les ‘Dalits’ instruits devraient s’établir dans les villes pour échapper aux atrocités basées sur la caste. La pièce est au sujet des villageois forcés d'émigrer aux villes – les problèmes qu'ils font face dans la ville, le traitement inhumain par les autorités – notamment la police et les politiciens. La deuxième pièce commença aux environ de 12.30 et termina jusqu'à 2.20 AM. Selon Azhiyuran la foule entière s'est tenue là fascinée. La troupe de théâtre de rue n'a utilisé aucun microphone et les chansons qu'ils ont chantées ont vraiment attiré l'attention de l'assistance.

Azhiyuran indique que rien ne peut toucher le coeur des personnes comme le théâtre de rue. Quand une forme artistique discute et dissèque les problèmes que quelqu’un confronte, devant sa porte même, l'impact est très fort. Dans le théâtre de rue l’assistance n’est pas qu’une simple assistance, elle participe aussi. La distance entre le personnage dans le théâtre de rue et l’assistance est pratiquement zéro. La supplication, ‘n'y a-t-il personne qui pourrait parler de ma vie, ma politique, ma grandeur, ma honte’ est la question dans l’esprit de millions de gens. Et le théâtre de rue peut être la réponse à cela selon Azhiyuran.

La première pièce réalisée par le théâtre de rue parle des écoliers et du curriculum des écoles qui ne semble pas encourager l'étude. L'étude par coeur est la méthode générale. Et comment les esprits inquisiteurs souffrent est montré tout à fait efficacement. La pièce de 50 minutes est basée sur un travail de fiction intitulé ‘Ayisha’ par Ira.Natarajan.

Si les enfants étaient le thème d'une pièce jouée par une troupe de théâtre de rue dans la pointe méridionale de l'Inde, alors le sujet de la pièce à jouer à Nithari. serait d’autant plus triste. Seulement, ce ne serait pas une fiction. La pièce serait jouée par les mêmes enfants de Nithari. Il y a environ 50 enfants à Nithari et certains d'entre eux ont pratiquement dupé la mort. Cette pièce serait au sujet des choses qu'ils ont éprouvées. Au sujet de la vérité non vernie, où une partie de leurs amis n'est jamais retournée. Les enfants seraient impliqués dans l'écriture, la direction et la performance de quelques scènes eux-mêmes. Mangai de New Delhi, India, a visité Nithari récemment et a vu la pièce. Elle parle de l'enthousiasme montré par les enfants qui ont monté et joué la pièce, leurs performances – particulièrement la dernière scène qui n'a aucun dialogue. Elle considère également comment ces enfants doivent avoir été affectés, pour mettre en scène une telle pièce, les mêmes enfants qui seulement il y a quelques mois jouaient le cricket et faisaient monter des cerfs-volants.

Mathy Kandasamy

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