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Bangladesh: La loi sur les biens de l'ennemi et les inondations

Dans la revue de la blogosphère du Bangladesh cette semaine, nous parlerons d’une vieille loi indigne, promulguée en temps de guerre, et utilisée par les spéculateurs pour exproprier les minorités et abuser de leurs droits. Nous parlerons aussi d’un sombre secret qui hante les femmes du Bangladesh et de bien d’autres pays du monde, au bénéfice de compagnies commerciales. Ceci et bien plus encore dans la revue de la semaine.

La loi sur les propriétés de l’ennemi

Nous nous arrêtons en premier sur le Dhaka Blog [En], où Assif consacre un billet à une loi indigne votée avant l’indépendance du Bangladesh :

A la suite de la guerre de 1965 contre l’Inde, le gouvernement Ayub (du Pakistan), dans son infinie sagesse, décida de promulguer quelque chose appelé « La loi sur les propriétés de l’ennemi ». Elle permettait de déclarer n’importe quel citoyen « un ennemi » et de confisquer ses biens. Après l’indépendance du Bangladesh, le gouvernement de la ligne Awami…remit la loi en vigueur en 1974, en la baptisant « la loi de la propriété investie ».

Assif raconte ensuite la manière dont tous les gouvernements politiques l’ont utilisée pour réprimer les minorités, et tout spécialement les Hindous. Il l’appelle la véritable honte nationale.

Le blog Unheard Voices [En] du groupe Drishtipat explique::

Les spéculateurs ont détourné la loi avec l’aide des autorités gouvernementales corrompues pour saisir les biens des propriétaires indous en les désignant comme « ennemis de l’Etat ».

Pour rétablir la situation, l’ancien gouvernement de la ligue Awami avait voté l’abolition de la loi de la propriété investie en 2001. Mais elle n’est jamais entrée en vigueur, à cause des objections de certains spéculateurs politiquement influents et de complications juridiques.

Le blog conclut qu’il est temps d’abolir cette loi indigne.

La couleur de la peau est-elle toujours importante ?

Himadri Ahsan écrit sur le blog Adhunika Blog [En] sur un noir secret qui hante toujours les femmes dans de nombreuses régions du monde et spécialement au Bangladesh. Le blogueur écrit:

Les produits éclaircissants pour la peau continuent à être l’un des produits de beauté les plus en demandés dans le sous-continent indien, le Moyen-Orient et parmi les Afro-américaines.

La raison évidente de ce phénomène est la croyance bien ancrée qu’un stigmate social est attaché à la peau sombre. Au Bangladesh, une personne au teint clair est souvent complimentée et comparée à un Sahib (un Anglais) ou Pathan (un Pakistanais), les deux groupes de personnes “supérieures” qui ont occupé le Bangladesh.

La politique et les inondations, et la démolition d’un immeuble

Durant les inondations, le débat national a porté sur le manque d’implication des partis politiques dans les opérations de secours au zones sinistrées par les inondations. Comme l’état d’urgence a été décrété, les activités politiques publiques sont interdites. Le blog In the Middle of Nowhere [En] rapporte que le gouvernement a critiqué les politiciens, en soulignant qu’il était temps d’aider les victimes des inondations et non de faire de la politique [avec les inondations]. Le blogueur demande :” Que veut dire, en fait, faire de la politique avec les inondations?” Un conseiller du gouvernement a probablement fourni la réponse durant un récent interview télévisé. « [Les politiciens] sont libres d’aider les gens, comme n’importe quel autre citoyen ordinaire, mais aucun déplacement avec des bannières politiques ne sera toléré ».

Comme le souligne le blog A Nikonian’s Blog [En]:

Comment ? Nous voyons un humble soldat tenant un siège de toilette et posant pour une photo durant une distribution aux villageois. Est-ce que n’entendons pas le nom du moindre officier lieutenant à la télévision quand les officiels du gouvernement vont distribuer de la nourriture aux victimes des inondations ? Est-ce que cette inondation n’est pas instrumentalisée à des fins politiques par l’armée elle-même ?

Tandis que le Bangladesh est au bord de l’effondrement à cause des dévastations des inondations, ses citoyens ont pu assister à la démolition d’un immeuble de vingt-deux étages (Rangs Bhaban) retransmise en direct à la télévision. Unheard Voices [En] soulève une question pertinente :

Quelle était l’urgence de démolir un immeuble de bureau d’une telle hauteur avec moins de 24 heures de préavis ?

Rezwan

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