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Congo (RDC) : 5ème crash fatal en moins d'une année

Les agences de presse annoncent 75 victimes dans un crash aérien sur la ville de Goma juste après le décollage . Une cabine surchargée pourrait être à blâmer. C'est le cinquième crash fatal depuis juin 2007.

En octobre dernier, le blog Du Cabiau à Kinshasaréagissant à un autre crash sur un quartier pauvre de Kinshasa, la capitale du RDC, avait écrit sombrement, “Ce crash n'est pas le premier… il ne sera pas le dernier.”

Malheureusement, ses mots ont été prophétiques. Dans le sillage d'un nouveau désastre, Cabiau remarque qu’il faut un désastre pour que l’attention du monde se tourne vers la République Démocratique du Congo, ignorée pour la plupart par les médias occidentaux, même si le pays souffre des pires désastres humains depuis un siècle.

C'est bien connu, un arbre (…ou un avion) qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pourrit. Et en matière de douleurs oubliées, la RDC a déjà donné. Le pays vient de connaître le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale sans émouvoir outre mesure les médias occidentaux. Un avion qui tombe suscite l'émoi et l'intérêt journalistique. Comme les moines tibétains, c'est un symbole fort qui touche les gens. Alors les voix se lèvent et l'opinion s'indigne… un peu. Je ne conteste pas la pertinence de certaines causes médiatiques. Mais je constate seulement qu'il y a deux poids, deux mesures. L'Afrique souffre en silence de ses trous noirs (dixit BHL qui pour une fois avait raison). Ces concentrations de misère et de douleur auxquelles personne ou presque ne s'intéresse. Les victimes somaliennes ou congolaises ne bénéficiceront jamais du feu des médias… pas l'ombre d'une caméra. Il faut croire que ces dizaines de milliers de femmes violées, ces centaines de villages pillés et ces populations terrorisées méritent moins de considération. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi.

L'explosion des prix alimentaires : le vrai désastre (moins photogénique) en préparation

Aujourd'hui, le nouveau drame vient de la flambée des prix. Des millions de personnes voient la famine fondre sur elles. Mais il faut attendre des émeutes pour que les consiences se réveillent… un peu. Ce matin, je lisais dans la presse locale : “En moins d’une semaine, les prix des produits de première nécessité ont quasi doublé sur le marché kinois. Les mamans déboussolées ne savent plus à quel saint se vouer”…La mesure de farine de manioc est soudainement passée de 100 à 150 fc, celle de maïs de 150 à 200 fc. Le sucre a augmenté de 25% en quelques jours et les haricots de 50%.

 Jennifer Brea

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