Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Iran : Balatarin ou le succès d'un média citoyen

Mehdi Yahyainejad est le fondateur du très apprécié site Balatarin [persan/farsi]. Balatarin (qui signifie “le plus haut” en persan) est un site Internet communautaire qui permet à ses utilisateurs de poster des liens vers des pages web qui les intéressent, avec un accent mis sur une audience iranienne. L'idée sous-jacente est un mélange de reddit, newsvine [anglais], digg et del.icio.us [français].

En moins de deux ans, Balatarin est devenu un précieux outil d'information et de communication. Dans la présente interview, Mehdi Yahyainejad, titulaire d'un doctorat de physique du MIT et également co-fondateur et PDG de Adoptic.com [anglais], partage avec nous l'aventure Balatarin.

Racontez-nous comment vous avez commencé Balatarin et comment vous évaluez son succès. Des statistiques ?

J'ai lancé Balatarin le 16 août 2006. Jusqu'à présent, 300 000 nouveaux résumés ont été postés sur le site. Cinq millions de votes et un million de commentaires ont également été enregistrés. En revanche, je mesure le succès de Balatarin au-delà de ces statistiques : Balatarin est très largement lu par les journalistes iraniens et les blogueurs en Iran comme à l'étranger. En conséquence, les discussions qui se tiennent sur Balatarin ont un écho dans de nombreux pays ou plateformes.

Vous vous êtes inspiré de Digg. Pensez-vous qu'un facebook iranien serait également populaire ?

Oui, je pense qu'un facebook perse qui incluerait des universités et lycées iraniens serait très séduisant. Évidemment, cela dépend de la qualité de la conception du site.

Quel est la part des blogueurs dans Balatarin ?

Elle est importante. La majorité des utilisateurs actifs sont blogueurs. Balatarin est également un lieu où les blogueurs en persan trouve un lectorat important pour ce qu'ils écrivent. Les articles de blog soumis sur Balatarin reçoivent souvent plus de commentaires que les articles originaux sur les blogs.

Balatarin a représenté un bond en avant pour les “médias citoyens” à destination des Iraniens. Comment voyez-vous le développement de ces médias dans le pays ?

L'Iran avait une avance dans le domaine des médias citoyens parce que c'est l'un des premiers pays où les blogs sont devenus très populaires. Par contre, il a eu du mal à conserver ce rythme. N'importe quel média citoyen, y compris sur Internet, doit être promu par des rencontres et des séminaires et par des entreprises qui permettent sa survie. Cela n'a pas été le cas en Iran.

Prévoyez-vous de lancer une version anglophone de Balatarin ?

Pas dans l'immédiat. Pour le moment, je me concentre sur un autre projet, Adoptic.com [anglais], qui est inspiré de mon expérience avec Balatarin. L'idée est de permettre aux blogueurs de promouvoir leurs contenus sur leur propre blog et sur ceux des autres. J'essaie de créer une façon très lisse de découvrir et de promouvoir des contenus. Il y a aussi une tonne d'algorithmes dans le processus.

Des idées à partager avec notre audience ?

Je fais en sorte de m'exposer à de nouvelles idées. On est très facilement absorbé par ce qu'on fait tous les jours. Une chose que je fais, c'est d'acheter un nouveau magazine au hasard chaque fois que je prends l'avion. Je m'expose ainsi à de nouvelles idées dans un grand nombre de domaines.

La section commentaires est fermée

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site