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Vénézuela : La tradition des Diables Dansants de Yare


Les Diables dansants de Yare sont une fête mi-religieuse mi-païenne qui a lieu au Vénézuela neuf jeudis après le Jeudi Saint. C'est un patrimoine artistique et culturel particulier à la région de Miranda. Pour s'informer plus avant sur cette manifestation, on peut se référer à un article sur Wikipédia en anglais, Dancing Devils of Yare, où des liens vers des articles de presse sont proposés :

 

Les diables dansants de Yare (Diablos Danzantes del Yare) est le nom d'une fête religieuse célébrée à  San Francisco de Yare, dans l'Etat de Miranda, au Vénézuela, le jour du Corpus Christi. Les Sociedades del Santísimo (Sociétés du Très Saint) sont chargées de l'organisation de cette manifestation. Leurs origines remontent au XVIIIe siècle, et il s'agit des plus anciennes fraternités du continent américain. 

Chaque Corpus Christi (neuf jeudis après le Jeudi Saint), les “Diables dansants” dansent une danse rituelle. Ils portent des vêtements aux couleurs vives (généralement rouge), différentes couches de tissus rayés, des masques grotesques, et des accessoires tels que des croix, des scapulaires, des rosaires, et des amulettes.

La fraternité des diables obéit à une hiérarchie interne, les rangs hiérarchiques sont représentés par les masques.

D'autres versions de ces festivités existent, et elles sont nommées d'après différentes villes, comme les Diables de Naiguatá et les Diables de Chuao. 

Le blog Talento Venezolano [en espagnol] donne des informations supplémentaires sur cette tradition :

Le “Diablos Danzantes de Yare” es, sin duda, un orgullo mirandino para toda Venezuela(…) Su origen nos viene desde la colonia y su verdadero nacimiento gira en torno a decenas de versiones. Lo importante es que los “diablos” hacen su devoción o promesa por razones de salud o por tradición. Se puede danzar por un tiempo determinado o por vida, una vez entrado en el “clan” el incumplimiento acarrea severas sanciones.

Les Diables dansants de Yare, sont, sans conteste, une source de fierté pour Miranda et pour tout le Vénézuela (…)Cette manifestation remonte aux temps de la colonisation espagnole et des douzaines de théories circulent sur l'origine véritable de la fête. La plus populaire est que les “diables” faisaient ainsi leurs dévotions ou des voeux pour leur santé, ou pour la tradition. Il est possible de danser [avec les Diables] pendant une période déterminée ou durant toute la vie : une fois admis dans le clan, si vous n'en respectez pas les règles, les sanctions peuvent être sévères.

 Las Cosas de Rosa [en espagnol] décrit les costumes portés par les danseurs:  

La fraternidad de Diablos de este pequeño pueblo colonial es la más vieja del continente americano y tal vez la más organizada. Camisa, pantalón y medias rojas, máscara y alpargatas, es el vestuario de Diablo. Llevan una cruz de palma bendita, el rosario y la medalla del Santísimo, que por ser difícil de conseguir se sustituye por otra medalla de una imagen religiosa cristiana. Llevan en una mano una maraca en forma de diablo y en la otra un látigo.

La fraternité des diables dans cette petite ville coloniale est la plus ancienne du continent américain et peut-être la plus élaborée. La tenue des diables est constituée d'une chemise, d'un pantalon, et de chaussettes rouges, et de sandales. Autrefois, ils tenaient aussi un crucifix béni dans leurs mains, un rosaire et la médaille de l'Esprit Saint., étant donné qu'il est difficile d'interchanger une médaille d'une autre image chrétienne. Ils portent aussi une maraca en forme de diable dans une main et un fouet dans l'autre.

Vous pouvez aussi visionner une vidéo [en espagnol]  qui illustre cette tradition. Hector Rattia propose de son côté un reportage photos sur son compte Flickr. Une très belle galerie de photos en ligne peut aussi être trouvée sur le site Behind the Mask.

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