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Colombie : La “Marche de la Libération” fait le tour du monde

Banderas por Claudia Lozano
Note: tous les liens pointent vers des blogs en langue espagnole, sauf indication contraire.

Après la libération de 15 otages “de marque”  [en anglais] détenus par les FARC, le 2 juillet 2008, le groupe qui avait organisé la dernière marche internationale contre les FARC, le 4 février dernier, a décidé d’en organiser une autre le 20 juillet,  jour de l'Indépendance de la Colombie (de la domination espagnole). Les vidéos et les photos qui suivent nous montrent la Fête de l’Indépendance en Colombie et comment la Marche de la Libération s'est déroulée à travers le monde.

Dans la capitale, à Bogota, le journaliste Víctor Solano a mis en ligne une vidéo de la foule durant la marche.  On peut y voir l’apparition surprise de Barney, le dinosaure bien-aimé des tout-petits à travers le monde. Sur le blog de Victor Solano, on trouvera d'autres vidéos et des photos.

De Panama, téléchargée par daydreamer191, une vidéo pleine de l'émotion sur la Marche, qui s’est transformée en un joyeux défilé.

En Australie, en Chine et aux Pays-Bas, les Colombiens ont également célébré ce jour, en groupes, ou parfois tous seuls.

Des blogueurs colombiens ont expliqué sur leur blog leurs raisons de participer à cette Marche, ou au contraire de ne pas se joindre aux festivités.

Mauricio Duque Arrubla explique de manière concise ses motivations :

Caminando, se cura la herida…

En marchant, on peut guérir la blessure …

Son épouse a également pris la photo intitulée “Flags”, qui illustre cet article (haut de page).

Dianacats , qui vit à Medellin, autre grande ville de la Colombie, fait une observation sur l'exploitation commerciale de la Marche et est un peu interloquée d'avoir reçu un message publicitaire d’une pizzeria par courrier électronique. Elle pense que focaliser le marketing d’une pizza sur la Fête de l'Indépendance et sur la Marche de la libération va un peu trop loin.

De la ville côtière de Barranquilla, toujours en Colombie, El Gerente publie des photos de sa journée à la Marche de Libération.

Le blogueur Arlovich Correa Manchola réfléchit à la notion de Nation, et remarque que l'espoir suscitée par la Marche a éclipsé l'assassinat de plusieurs syndicalistes aux mains de l'État.

La patria olvidará mañana al sindicalista del Polo que se entierra hoy, detenido y desaparecido por fuerzas oficiales, según éste comunicado. Guillermo Rivera llevó a su hija a la ruta del colegio y luego desapareció, después de ser abordado en plena vía pública de Bogotá, por sujetos que a la postre lo torturaron y asesinaron.

La patria ha asesinado a 29 sindicalistas como Rivera, en lo que va corrido del año.

La patria mata 5 sindicalistas al mes.

La patria mata un sindicalista a la semana.

La PATRIA está ensangrentada, tiene las manos y la boca y el alma sedienta de sangre.

Al final del día la patria reza el rosario. Y se lava las manos.

Demain, la Patrie oubliera le syndicaliste du Polo [parti politique d'opposition] qu’on enterre aujourd'hui, détenu, puis disparu aux mains des forces officielles, selon un communiqué. Guillermo Rivera a accompagné sa fille à l'école, puis a disparu après avoir été enlevé au beau milieu de la voie publique, à Bogota, par des individus qui l’ont torturé, puis assassiné.
La Patrie a assassiné 29 syndicalistes comme Rivera, uniquement au cours de cette année.
La Patrie tue 5 syndicalistes par mois.
La Patrie tue un syndicaliste par semaine.
La Patrie est ensanglantée, ses mains, sa bouche et son âme sont avides de sang.
À la fin de la journée, la Patrie récite son chapelet. Et s’en lave les mains.

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