Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Kazakhstan : Insatisfactions et craintes de la population

Bien que le Kazakhstan, bénéficiant d'un développement économique alimenté par les industries extractives, reste l'état l'état le plus avancé des Républiques ex-soviétiques d'Asie centrale, la situation changeante de l'économie nationale donne des raisons de s'inquiéter aux blogueurs du pays.

Marat [en anglais] se souvient des années 1990, quand on pensait que l’Ouzbékistan allait devenir la locomotive régionale :

En vérité, Islam Karimov, le président de l'Ouzbékistan, a largement contribué au succès du Kazakhstan. Sa politique a entraîné l'Ouzbékistan dans la plus grande pauvreté et a permis au Kazakhstan de prendre la tête de la compétition régionale… Les Kazakhs devraient construire un monument à Karimov à Astana.

Slavasay [en russe] s'inquiète de la détérioration des infrastructures hors d'âge du Kazakhstan, que l'administration semble être incapable d'entretenir réellement :

Je savais qu'on pouvait avoir dans le futur des problèmes d'alimentation en eau et en électricité, mais je ne m'attendais pas à les affronter maintenant. Moi, ma famille et plusieurs amis n'avons pas d'eau chaude dans nos logements. Il y a eu deux semaines sans alimentation en gaz de ville. Les coupures d'électricité sont déjà chose régulière. À présent le maire d’Almaty, la plus grande ville et la capitale économique du Kazakhstan, dit que nous allons avoir des problèmes avec le chauffage pendant le prochain hiver. Je suis heureux de sa franchise. Mais j'aimerais vraiment vivre en 2008, pas comme dans les années 1990.

Dass [en russe] s'inquiète de possibles tensions interethniques au Kazakhstan :

On ne renommera pas systématiquement les villes du Nord dans un avenir proche [ces villes, proches de la frontière avec la Russie ont des noms russes, et il y a une campagne pour les renommer de façon “plus kazakhe”]. Le gouvernement comprend qu'il serait trop dangereux de créer une nouvelle source de tensions alors qu'il y a des problèmes économiques. Mais ça ne suffira pas : il y a toujours une raison [pour s'affronter] de toute façon.

Mantrov-kz [en russe] rapporte une récente conversation avec un chauffeur de taxi qui l'a marqué par son discours direct, dans sa ville de Chymkent, au sud du Kazakhstan, sa région la plus pauvre :

Il a d'abord fait part avec force de son irritation à propos du prix du carburant et de la criminalité. Et il a ajouté : “J'aimerais qu'il y ait la guerre. Je combattrais. Il vaut mieux se battre que de vivre de cette façon”. Le mécontentement de la population grandit…

Un autre sujet âprement débattu sur les blogs du Kazakhstan est le durcissement des sanctions contre le non-respect du code de la route, notamment les amendes infligées à ceux qui n'ont pas leur ceinture de sécurité. C'est l'occasion de découvrir le “sens de l'humour” (ou plutôt la ruse) des automobilistes. globuszz [en russe] nous dit :

Je suis content qu'on soit plus strict avec le code de la route : les gens conduisent maintenant plus prudemment et mettent leur ceinture. Mais on m'a dit dernièrement qu'on trouve des T-shirts avec l'image imprimée d'une ceinture de sécurité mise !


Article également publié sur neweurasia [en anglais].

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site