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Equateur : L'inquiétude pour la sécurité des citoyens

Les habitants de Babahoyo (province de Los Rios, Equateur) manifestant contre l'insécurité. Photo utilisée avec la permission de Juan Pi

On dit des difficultés économiques de l'Equateur qu'elles sont l'une des principales causes de l'insécurité dans tout le pays. La plupart des délits sont commis par des chômeurs, qui trouvent des solutions pour manger et survivre, ce qui équivaut souvent à commettre des délits ou voler. Pour le citoyen lambda, la situation est totalement différente. Prenons le cas où votre voiture est volée. Une voiture appartenant à quelqu'un d'important dans le monde politique sera sans aucun doute retrouvée immédiatement. Cependant, si cette même voiture appartient à une simple citoyenne comme la blogueuse Fatima Quishpe, alors elle peut être considérée comme disparue pour longtemps.

L'inquiétude sur l'insécurité a amené la Chambre de Commerce de Babahoyo à organiser une manifestation réclamant des mesures de sécurité renforcées dans la ville. Juan Pi, du blog Aguitmat Corp [en espagnol] n'a pas pu assister à la manifestation, mais explique les raisons pour lesquelles la Chambre de Commerce l'a organisée :

…Ya que los continuos asaltos ya son el pan de cada dia, y ya se que su majestad ha dicho que desde antes de su gobierno ha existido inseguridad y tiene razon, pero ahora los señores de lo ajeno son descarados, en plena luz del dia y con armas de grueso calibre amedrentando y agrediendo a los dueños de los locales comerciales y proceden a llevarse lo que mas puedan. Hasta ahora no nos ha pasado nada de eso a nosotros(aunq hace algunos años se metieron al almacen en la noche), pero a nuestros vecinos si los han asaltado en el dia.

Les agressions incessantes sont notre pain quotidien,  Sa Majesté a dit que l'insécurité était déjà là avant son gouvernement -et elle a raison-, mais maintenant, les délinquants sont insolents, ils attaquent et effrayent les commerçants en plein jour avec des armes de gros calibres et prennent tout ce qu'ils peuvent. Jusqu'ici, il ne nous est rien arrivé ( bien qu'il y ait quelques années, ils se soient introduits dans le magasin pendant la nuit), mais nos voisins ont été agressés pendant la journée.

En descendant vers le sud de l'Equateur, on arrive à Cuenca. Cette ville connaît également des difficultés à cause d'”inégalités sociales”, qui constituent pour beaucoup de gens une raison de commettre des délits. Andres Martinez [es] recommande deux choses pour améliorer la sécurité des citoyens:

El primero se basa en eliminar las causas que llevan a los rufianes a delinquir, a través de una correcta aplicación de justicia social, que contemple que todos los ciudadanos tengan iguales oportunidades, así como lograr una correcta reintroducción de los sujetos de alto riesgo, a través de actividades productivas.

Y el segundo, sin duda es apropiarnos los cuencanos de nuestros espacios públicos, ya que toda plaza, parque, calle, son nuestras, y son para nuestro esparcimiento e integración. Así, cuando ciudadanos honestos y respetuosos logren llegar a ese nivel de apropiación, que conlleva un control implícito de esos espacios, al sentir cercanía, creará un efecto multiplicador donde los ciudadanos seamos los verdaderos guardianes de la ciudad, y de esta manera niños, jóvenes y adultos, podremos disfrutar a plenitud de una ciudad tan bella, aunque a veces insegura, como la Atenas del Ecuador.

La première consiste à éliminer les causes qui amènent les gens à commettre des délits, par une bonne application de la justice sociale, qui fournit à tous les citoyens des chances égales, et par une bonne réinsertion des délinquants “à hauts risques”, à travers des activités productives.

Et la seconde, c'est sans aucun doute de prendre possession, nous, les habitants de Cuenca, de nos espaces publics, puisque chaque place, chaque parc et chaque rue est à nous, et ils sont destinés à notre détente et à notre intégration. Ainsi, quand les habitants d'honnêtes et respectueux  réussiront à atteindre ce niveau de possession de l'espace urbain, ce qui signifie un contrôle implicite de ces zones, un sentiment de communauté, cela créera un effet multiplicateur où nous, les citoyens, serons les véritables gardiens de la ville. Et ainsi les enfants, les jeunes et les adultes, pourront pleinement profiter de la ville, qui est si belle, bien que parfois peu sûre, comme de l'Athène de l'Equateur.

Un autre blogueur fait les mêmes critiques que Fatima (voir plus haut) sur la protection spéciale dont jouissent certains fonctionnaires, au point de pouvoir faire fermer des rues à la circulation pendant qu'ils mangent, alors que les simples citoyens doivent se défendre tous seuls. Il relate une histoire sur le Ministre de l'Intérieur, Fernando Bustamante et le Ministre de la Sécurité Interne et Externe, Gustavo Larrea.  Chucky écrit :

Les propongo algo, que les parece si los ponenos a los dos paraditos en pleno centro de la ciudad (podría ser por el mercado central) tipo seis de la tarde, paraditos, sin que nadie los cuide, porque me contaron que el otro día que estuvo el payaso este de Bustamante comiendo en el “Restaurante Lo Nuestro” cerraron la calle, habían diez patrulleros, viente policías, mientras a Guayaquil los ladrones se los llevan en peso.

Je propose quelque chose : et si on les laissait, tous les deux, se tenir en plein milieu de la ville (par exemple sur le marché central) disons vers 18h, tous seuls, sans personne pour assurer leur sécurité ? Car quelqu'un m'a dit que l'autre jour ce clown de Bustamante mangeait au “Notre Restaurant” et qu'ils avaient fermé la rue. Il y avait dix voitures de police et vingt policiers, pendant qu'à Guayaquil (port d'Equateur), la ville est contrôlée par des voleurs.

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