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Caméroun : Quelques blogueuses camérounaises

Les Camérounaises anglophones s'expriment désormais sur Internet à travers leur blog, que ce soit sur l'éducation, la santé, la mode et la culture, ou la condition de la femme (tous les liens suivants pointent vers des sites en anglais). Betty, qui vit à Manchester, en Angleterre, attend un bébé et a ouvert un blog Betty’s Pregnancy Diary (le journal de la grossesse de Betty). A la 34ème semaine, elle médite sur les conséquences de la crise financière actuelle qui a frappé toutes les bourses du monde :

J'ai décidé qu'avec la crise qui nous guette, comme des bombes au-dessus de nos têtes, il faut arrêter d'être frivole. Remarquez, je suis en train de croquer des Maltesers, et la mode est la seule sirène plus puissante que le bruit de la crise, par ici ! J'ai décidé d'être très organisée pour acheter ce qu'il faut pour le bébé. Au lieu de dépenser à tort et à travers, je me suis assise et j'ai fait des listes de choses et des budgets. Je commence à être très bonne en comptabilité ; je pourrais me mesurer au chancelier de l'Echiquier.

Toujours sur la maternité, Mabi’s World parle des difficultés rencontrées par les grands-parents obligés d'assumer la charge entière de leurs petits-enfants :

Dans les villages et les foyers, les grand-parents ont toujours aidé à s'occuper des enfants. Ils le font si volontiers qu'ils sont prêts à faire de longs voyages pour être avec eux. Certaines grand-mères doivent prendre l'avion et se rendre à l'étranger pour “faire du baby-sitting”. Mais actuellement, dans beaucoup de familles, les brefs séjours pour voir le nouveau bébé se sont transformés en résidence permanente, pour s'occuper de l'enfant pendant que son père et sa mère travaillent.

Cette blogueuse relativement nouvelle s'intéresse aussi à la santé. Elle a publié des conseils sur comment affronter la fièvre typhoïde  et commémore le Jour des enseignants (le 5 octobre) en rendant hommage à son père défunt, un professeur et un exemple à ses yeux de “leadership”  :

Mon père, Ntunibu James Azefor, était professeur. Un professeur dont les qualités sont encore aujourd'hui reconnues. Ses étudiants parlent de lui comme d'une personne généreuse, pleine de respect et de détermination, dévoué à sa mission de pédagogue. Chacun de ses étudiants que j'ai pu rencontrer à une histoire à raconter pour prouver à quel point il a influencé leur vie.  Ils le décrivent comme un bon professeur dont la diligence, les idées, l'attention aux autres et la passion d'enseigner leur a permis de viser haut et d'atteindre leurs buts. Dans le jargon psychologique de l'InterAction, il serait décrit comme “A permis aux autres d'exprimer leur potentiel et de faire de grandes choses”. Le leadership, c'est ça.

Mabi azefor Fominyen est une journaliste radio et une présentatrice de télévision pour la télévision d'état camérounaise  (CRTV).  Elle s'intéresse à la famille, à la gouvernance et aux problèmes des femmes.

Au chapître du droit des femmes, Rosemary Ekosso , qui a fait sa réapparition en septembre après une période de silence, est contre la polygamie et ne mâche pas ses mots pour commenter un reportage de la BBC sur un Nigérian qui a 86 épouses.

Il n'y a pas de justification valable à la polygamie dans le monde actuel, et nous le savons. Qu'on arrête de prétendre que les intérêts des femmes sont protégés dans cette situation, alors que nous savons parfaitement que nous ne cherchons qu'à préserver un status quo, soit parce que nous ne sommes pas concernés, soit parce que nous en retirons un avantage.

Une de ses lectrices est d'opinion contraire et interpelle Rosemary:

Est-ce que ces femmes vous ont personnellement confié qu'elles se sentaient victimes d'une injustice ? Ont-elles dit qu'elles avaient été contraintes et forcées ? Elles ont choisi cette manière de vivre et vous n'avez pas le droit de leur imposer votre conception de ce que vous croyez être un mariage “idéal” à vos yeux. Ce serait leur nier leur droit au choix.

 Sur la scène artistique, Dulce Camer, qui se décrit comme ‘Une jeune Camérounaise qui essait de réaliser ses rêves”  interviewe Anrette Ngafor, une jeune photographe camérounaise en vue de 32 ans avec de grandes ambitions :  

Mon but est d'avoir un jour ma propre marque, ma propre entreprise, et mon propre studio. Je devrais y arriver dans pas longtemps car je travaille à réaliser mon rêve.

La mode est aussi un des centres d'intérêts de  Menoosha, une chanteuse, auteur de chansons et designer basée en Allemagne. Dans The Pink Post elle s'attaque au sujet de la coiffure et du défrisage, qui ne flattent pas pour elle la beauté des femmes africaines.

Chères soeurs afro ! Voici ma pétition solennelle pour MIEUX TRAITER VOS CHEVEUX !! Qu'ils soient raides, bouclés, crépus, vrais ou faux, JE VOUS EN PRIE !!!! TRAITONS NOS CHEVEUX AVEC DOUCEUR !!!! AIMEZ VOS CHEVEUX COMME VOUS MEMES !!!!

 Bamenda Babe, sur le blog  My African Father offre quelques recettes culinaires du Caméroun. Bamenda vit depuis plusieurs années aux Etats-Unis. Son blog est sa manière de rester en contact avec ses racines, à travers, entre autres, la préparation de spécialités camérounaises :

Faire du maïs kohki ici, aux USA, est un challenge acrobatique. Où  trouver les feuilles de plantain pour envelopper les kohki avant de les passer à la vapeur ? Et avant cela – avant toute autre chose – où trouve-t-on le bon type de maïs ? Celui que l'on trouve dans le commerce ici est trop mou, contient trop d'eau,  et est beaucoup trop sucré. Existe-t-il des feuilles fraîches de cocoyam par ici ?

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