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U.S.A.- Australie : “Le pitbull n'est plus en laisse”

Sarah Palin continue à mettre en fureur et à troubler les blogueurs progressistes d'Australie. Le débat des vice-présidents et son attaque du week-end contre Barack Obama (à propos de William Ayers) ont amené leur lot de promptes réparties. (tous les liens pointent vers des sites en anglais)

Duckpond ne s'inquiète pas seulement de la manière dont Palin est mise en scène, mais aussi de ce que cela révèle sur John McCain :

Palin est la marionnette dernier cri. Pour elle, les mensonges n'ont pas d'importance. Elle semble dépourvue de compassion. Quant à l'intelligence et aux connaissances, qui pourrait dire ? Elle est si bizarrement incompétente dans n'importe quel domaine qui me vient à l'idée, qu'elle en est hors de propos.

Ce n'est pas elle la farce. C'est McCain. Les chances du duo McCain – Palin de gagner l'élection préidentielle sont inférieures à 50%, mais quel désastre ce serait s'ils gagnaient. Les huit dernières années de folie ressembleraient à une période de bon sens relatif.

WHY BOTHER WITH A BIMBO ? (POURQUOI S'EMBETER AVEC UNE BIMBO) ?

Avant le débat des vice-présidents, Kim a réfléchi, dans Larvatus Prodeo, à la nature de plus en plus étrange de la course à la présidence :

Dans cette campagne de plus en plus bizarre, qui, en bon style post-moderne, semble avoir avec le monde réel une relation aussi fictive que le capital virtuel qui tourbillonne autour de Wall Street dans l'attente d'être acheté par le gouvernement, qui sait ce qui nous attend, ou même quels mensonges nous attendent.

Welcome to the Palindrome ! (Bienvenue au Palindrome !)

Comme le montre l'attaque à propos de William Ayers, les mensonges et la diffamation sont bel et bien là, avec le rôle croissant de Sarah Palin pour donner les coups de boule. L'ironie de l'histoire est qu'elle ne puisse pas être attaquée pour son expérience personnelle ou politique. Le pitbull n'est plus en laisse !

Simon Jackman, un politologue australien actuellement à l'Université de Stanford, a qualifié le débat de match nul :

Tout le monde s'attendait à une catastrophe ferroviaire : ce qu'elle n'a pas été. Après un peu de réflexion à la suite de l'entretien, la vacuité continue et dépourvue de sens de ses réponses pourrait bien être l'aspect le plus intéressant à relever. Mon hypothèse est qu'on l'a entraînée jusqu'à ce qu'elle arrive à passer la ligne de manière à remplir les 90 à 120 secondes pour répondre à des questions largement prévisibles, en lui donnant quelques substantifs adéquats et phrases toutes prêtes, ainsi qu'une abondante réserve de «charme de Wasilla» pour remplir les blancs. «Goin», «mighta», «shoulda», «betcha»  (Note de la traductrice : équivalents français : on va…, ça pourrait, ça devrait, et comment !»). Mais j'ai aussi pensé que ça marchera sans doute très bien dans de nombreux segments de l'électorat.

Ma femme Janet a fait remarquer que si un homme avait été sur scène et avait effectué la même prestation que Palin, (a) Biden l'aurait descendu en flammes ; (b) les médias seraient dans un tumulte qui ferait paraître très doux le traitement réservé à Palin. Cette conjecture de «sexisme à rebours» est vraiment irréfutable.

Biden a été très bon. Selon l'usage, ses 20 dernières minutes ont été un très bon mélange de substance et d'émotion, en particulier l'attaque sur les références de «maverick» (non-conformiste) de McCain. Obama n'aurait pas tort de s'inspirer de  cette partie du répertoire de Biden : un petit peu plus d'émotion et de passion à certains moments des deux prochains débats ne feraient pas de mal (en laissant à l'écart la «colère» ou de l'«indignation»)…

C'est cet aspect de prédominance de la personnalité sur le programme, de la manipulation sur la substance, qui exaspère beaucoup de blogueurs australiens. John Surname, sur GrodsCorp était l'un des blogueurs qui ne s'est pas laissé impressionner par la manipulation des mots :

A la différence de la plupart des gens ici, je n'ai pas regardé/écouté le débat. J'avais commencé à le faire, mais pour mon malheur j'ai décidé de jouer à un jeu d'ivrogne. J'allais boire un coup de vodka chaque fois que Palin prononcerait le mot «maverick» («non-conformiste»). 

Vingt minutes plus tard, j'ai été conduit d'urgence à l'hôpital pour probable empoisonnement à l'alcool. Une sérieuse saloperie. J'ai failli mourir.

Nuggets of Palin (Pépites de Palin)

Qui a dit que la satire et les mauvais calembours étaient morts ?

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