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Egypte : Une mère poursuivie pour l'excision de sa fille

Cet article a été traduit par Mégane Randon et Samy Tadrist, élèves de la classe préparatoire ECT2 du Lycée Ozenne de Toulouse, sous la supervision de leur professeur Audrey Lambert, dans le cadre du projet pédagogique “Initiation à la traduction d'actualités” . L'article original est paru sur Global Voices en anglais le 12 novembre 2008.

Le 23 mai 2008, dans un article intitulé La victimisation des femmes et des enfants égyptiens [en anglais], j’ai cité Fantasia, une blogueuse égyptienne qui rêve d’un avenir meilleur pour les femmes et qui s’ exprimait sur les nouvelles lois pour protéger les enfants, qui font actuellement l’objet d’un débat en Egypte.

La première de ces lois consiste à interdire la pratique de la mutilation génitale féminine (FGM en anglais) en la considérant comme un délit puni par la loi. 

Les Frères musulmans s’y sont opposés et ont déclaré [en arabe] :

La FGM devrait rester un choix. Si les parents veulent préserver la « chasteté » de leur fille en utilisant cette méthode, c’est leur façon de les protéger et c'est à eux de décider de ce qui est bon pour elles ! 

Au cours de l’été 2008, l’assemblée nationale égyptienne a voté la loi rendant criminelle la mutilation génitale féminine. Elle prévoit une amende de 1000 à 5000 Livres égyptiennes (de 140 à 710 euros environ), ainsi qu’une peine de prison allant de trois mois à deux ans pour quiconque se livrerait à cette pratique. La loi ne prend pas en compte la responsabilité des parents.
Le 7 novembre, le journal Al Masry Al Youm a publié un article [en arabe] sur une fille de 14 ans admise à l’hôpital pour de graves saignements après une FGM qui a mal tourné. Sur le fondement de la dite loi, l’hôpital a signalé le cas au procureur général.
Sur Facebook, le groupe STOP FGM [en arabe] a évoqué l’incident sur son forum de discussion, posant les questions suivantes :

Qui doit-on blâmer ? La société avec ses idées erronées sur la religion ? Le gouvernement qui ne parvient  pas à faire appliquer la loi ? Les médecins qui ignorent leurs responsabilités éthiques ? Ou devrions-nous nous blâmer nous-mêmes – nous, la minorité éclairée – pour ne pas réussir à éduquer correctement les gens ?

Le 10 novembre, suite à la décision du procureur [en arabe] de poursuivre la mère et le médecin en justice, et ce pour la première fois en Egypte, le créateur du groupe a envoyé un message à ses membres :

Cette décision appelle à l’optimisme. Dès lors que Fayza Ahmed Hussein –la mère qui a approuvé l’excision- et Ramadan Abdel Aziz –le médecin qui l’a pratiquée- sont jugés et condamnés pour homicide involontaire sur la jeune Reda Ashry Mohamed, âgée de 14 ans, beaucoup de mères vont se rendre compte qu’elles seront poursuivies en justice si elles tentent de faire exciser leurs filles.

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