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Ouganda : Un nouveau genre littéraire nait sur les blogs

Les blogueurs ougandais utilisent de plus en plus souvent leurs blogs comme des forums d'expression littéraire. Les poèmes, nouvelles, et sagas par épisodes sur blogs deviennent de plus en plus populaires [tous les liens sont en anglais].

Carsozy est l'un des auteurs les plus prolifiques de ce genre. Son feuilleton, The Devil's Bonfire (Le bucher du diable),est l'histoire de Simon Katende, un jeune de Kampala, la capitale, qui quitte la ville pour rendre visite à son grand-père et se retrouve mêlé à des événements qu'il ne comprend pas :

Il était à mi-chemin du bar quand il la vit, il se figea sur place et sa bouche s'ouvrit de surprise, le verre s'échappa de ses doigts et tomba au sol.

C'était la fille de la forêt, elle portait la même jupe et le même chemisier que quand il l'avait vue mais cette fois, elle était propre, et portait des baskets blanches. Ses yeux scintillaient des lumières de la discothèque, c'était les mêmes beaux yeux qui l'avaient dévisagé avec terreur quelques heures auparavant dans la forêt.

Elle lui sourit et lui fit signe de la main joyeusement.

Chaque épisode du feuilleton de  Carsozy (huit sont déjà publiés et une nouvelle “saison” devrait commencer le mois prochain) est abondamment commenté par des lecteurs passionnés :

Au bureau, tout le monde a lu  ‘le bucher du diable’ à voix haute, depuis l'écran de mon ordinateur
Mudamuli

Tu sais, ça pourrait faire un livre. En fait, on a de la chance, on peut lire le manuscrit avant que tu le publie en livre. Youpi ! Serieusement, c'est de la bonne lecture, Caz.
Miss Cheri

Jon Gosier, un Américain qui vit et travaille en Ouganda, publie lui aussi un roman sur son blog. Muxtionary, dont il a publié dernièrement le deuxième chapitre, est un livre de science-fiction africaine. Jon a présenté ainsi le roman :

Je me suis imposé trois règle pour écrire cette histoire …

  • Elle doit se dérouler en Afrique principalement
  • Je ne sacrifierai pas mes propres goûts en matière de littérature
  • Elle doit être tournée vers l'avenir

Cette dernière règle est motivée par le fait que la plupart des romans sur l'Afrique sont tournés vers le passé, vers ce qui n'a pas marché, et qui est responsable de cette situation. Les historiens de l'Afrique écrivent littéralement le passé pour le continent et par conséquent pour le reste du monde. A mon avis, il n'y a pas assez de rêveurs. Je veux que les gens lisent et laissent leur esprit vagabonder dans les possibilités de ce qui pourrait être. C'est ma philosophie personnelle, je crois que si les Africains ne regardent pas vers ce qui est à venir, ils pourraient se retrouver dans des temps encore plus durs à l'avenir.

Pour ceux qui préfère la littérature sous sa forme la plus courte, Gay Uganda publie fréquemment des poésies inspirées par sa vie quotidienne :

Il est bavard

alors que moi

le silence est

l'armure

dont je m'habille

Il jonche l'air
de piques,
de leurres,
de bruit-

et hélas
il a franchi mes défenses
profondément,
jusque dans
ma place forte,
il me tient tête-

Je ne peux pas

ne pas être

amoureuse de lui

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