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Mauritanie : Un journaliste arrêté, un site d'informations bloqué et une manifestation réprimée

Abbass-Ould-Braham.jpegAbbass Ould Braham, un journaliste mauritanien sur Internet a été arrêté lundi 16 mars 2009, pour un article qu'il a publié sur le site web Taqadoumy. La nouvelle de son arrestation a été rapportée par Taqadoumy.com et elle a été reprise par plusieurs sites mauritaniens.L'article de Abbass intitulé “La Mauritanie des profondeurs : une des façades d’un nouveau système” (en arabe) traitait du coup d'état du 6 août, de la junte militaire et du système politique mauritanien [les liens sont en anglais].

Le journaliste free-lance et professeur à l'Université de Nouakchott, Abbass Ould Braham, a été arrêté  par la police. Il était dans un café à Nouakchott avec des amis, lorsque deux agents de police sont entrés et l'ont forcé à sortir avec eux. Les policiers n'ont présenté aucune pièce justifiant son arrestation. Quand ses amis ont demandé aux policiers les raisons de l'arrestation d'Abbass, la police leur a répondu que c'était en relation avec des articles qu'il a régulièrement écrits pour Taqadoumy.com, un site d'informations qui publie des articles critiquant les personnalités politiques actuelles, au pouvoir grâce à un coup d'état. Abbass reste en détention et il n'y a en ce moment aucune information concernant sa libération.

Des dizaines de journalistes mauritaniens ont essayé d'organiser un sit-in tard lundi en face des bureaux des Nations Unies à Nouakchott en signe de solidarité avec le journaliste Abbass Ould Braham, quand la police mauritanienne anti-manifestations les a chargés, tirant des grenades lacrymogènes contre eux et les frappant avec des matraques

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Les manifestants dans la rue après que la police anti-émeutes ait tiré des grenades lacrymogènes pendant le sit-in en solidarité avec le journaliste arrêté  Abbass Ould Braham (source: Taqadoumy.com)

Un groupe de solidarité a été créé sur Facebook pour Abbass.

Ce n'est pas la première fois qu'un journaliste sur Internet est arrêté en Mauritanie ; un autre journaliste, de Taqadoumy.com, Cheikh Ould Ahmed, a aussi été poursuivi dans le passé pour diffamation par un sénateur de Kankossa. Cheikh Ould Ahmed a été  libéré, mais reste sous contrôle judiciaire.

Chinguitel et Mauritel, les deux principaux fournisseur d'accès à Internet de Mauritanie ont reçu l'ordre du Procureur général, Seyid Ould Ghaïlani, de fermer ce qui est considéré le deuxième plus grand site web d'information du pays. Mauritel l'entreprise publique de télécommunications du pays a appliqué l'ordre de bloquer le site en le fermant.Si cela se prolongeait, ce serait en Mauritanie le premier cas de censure d'un site mauritanien en Mauritanie  (depuis  le coup d’état de 2005).

En novembre 2008, au moins deux sites web mauritaniens influents ont été piratés. Les deux sites avaient été critiques envers  attaqué la junte militaire dirigée par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz :

L'agence d'informations Sahara Media, considérée comme le premier site d'informations de Mauritanie, avait été bloqué pendant un à deux jours tandis que le site anbaa n'a pas seulement été attaqué, mais son bureau à Nouakchott a été saccagé et ses ordinateurs volés, selon M. Maloum, coordinateur du site web For Mauritania (Pour la Mauritanie), un site militant.

L'attaque contre le site web Anbaa semble à mettre en relation avec son intention  de faire des révélations sur des scandales impliquant des hommes politiques et de hautes personnalités publiques du pays.

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