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Comment les Amériques réagissent au virus H1N1

Même si c'est au Mexique que s'est trouvé l'épicentre de l’épidémie de virus H1N1, les autres pays de la région trouvent leur voie pour la prévenir et la combattre. Les blogueurs ont tenu à regarder de près ce que font leurs gouvernements pour lever les craintes, ou s'ils se rendent responsables d'ajouter à l'inquiétude. D'autres blogueurs d'Amérique Latine observent le comportement de leurs concitoyens, souvent en maniant l'humour pour réduire la tension.

Conséquence de l'épidémie, beaucoup d'événements et activités programmées, susceptibles d'attirer une nombreuse assistance, ont été annulés ou reportés, comme le festival des Vents Nouveaux organisé du 23  avril au  mai dans la ville mexicaine d'Ecatepec. Le blogueur guatémaltèque Alan Mills de Revólver [espagnol, comme tous les liens suivants] a dû trouver au pied levé des projets alternatifs, car il avait prévu d'assister à ce festival.

Photo of the Mexico Metro by Eneas and used under a Creative Commons license http://www.flickr.com/photos/eneas/3471986083/    

Photo du métro de Mexico par Eneas utilisée sous licence Creative Commons http://www.flickr.com/photos/eneas/3471986083/

De nombreux citoyens examinent les mesures prises par leurs gouvernements au milieu de la prise de conscience accrue par le public de la possibilité de l'arrivée du virus dans leur pays. Au Costa Rica, qui a été le deuxième pays de la région à rapporter un cas, Hazel Feigenblatt de Quien Paga Manda  écrit que le Ministère de la Santé sévit contre les pharmacies qui tentent de profiter en vendant des médicaments contrefaits ou de faux vaccins. Le blogueur équatorien de Dejálo Ser  met en question l'achat de 150,000 doses de Tamiflu par un pays qui n'a pas encore vu le moindre virus et se demande si l'argent aura été gaspillé au cas où elles resteraient inutilisées et qu'on les laisserait se périmer.

Luis Aguirre de Bloodyhell  critique les mesures du Ministère péruvien de la Santé, qui a annoncé qu'un Argentin est entré dans le pays porteur du virus H1N1, mais cela s'est avéré inexact après les tests . Cependant, le mal était déjà fait, parce que le service administratif avait aussi publié le nom de la personne suspectée de porter le virus, ce qui ne se fait pas dans les autres pays.

Photo of Tourists in Cancún by El Enigma and used under a Creative Commons http://www.flickr.com/photos/marca-pasos/3494017972/    

Photo de touristes à Cancún par El Enigma utilisée sous licence Creative Commons http://www.flickr.com/photos/marca-pasos/3494017972/

Le comportement des gens autour de soi est un sujet souvent abordé dans les blogs. En Bolivia, Azael de Abre Los Ojos  (“ouvre les yeux”) a récemment croisé une voiture avec quatre passagers portant des masques à La Paz. Le virus, à ce que l'on sait, n'a pas atteint la Bolivie, mais il note que ces mêmes personnes ne font pas un autre geste simple pour empêcher un autre type de mésaventure, “Ce qui est difficile, c'est de trouver des gens ayant attaché leur ceinture en voiture.”

Velvet de Piso Tres [es] à Medellín, en Colombie raconte une journée particulièrement pénible passée dans les transports en commun à cause des réactions des gens autour de lui.

Resulta que soy alérgico a los olores fuertes. Percibo un aroma de prefume muy concentrado e inmediatamente suelto el estornudo. Un estornudo de los clásicos, de los que no matan sino que te dejan aliviado y con sensación de placer. No tiene nada que ver con la gripa de los marranos. Claro, eso no lo saben los que viajan conmigo en el metro.

Hoy estornudé por culpa de un perfume malísimo que olí en el metro. Un señor del frente me miró con rabia asesina. Un niño miro a su mamá con mirada de mártir y abrazó su pierna. La señora me miró como diciéndome “¡homicida”! y se fue. La joven a mi lado -entre otras cosas la culplable de mi delicioso estornudo- se paró y se cambió de vagón. Otro señor cerquita sacó un pañuelo del bolsillo trasero y se tapó la nariz y la boca. En unos treinta segundos se formo un círculo imaginario a mi alrededor y sentí lo que debe sentir un leproso o un paria hindú.

Il se trouve que je suis allergique aux odeurs fortes. Si je perçois une bouffée de parfum très concentré, j'éternue immédiatement. Un éternuement des plus classiques, qui ne tue pas, mais qui soulage et laisse une sensation de plaisir. Ca n'a rien à voir avec la grippe porcine. Evidemment, ceux qui voyagent en métro avec moi ne le savent pas.

Aujourd'hui, j'ai dû éternuer à cause d'un très mauvais parfum que j'ai respiré dans le métro. Un homme en face de moi m'a regardé avec une rage meurtrière. Un enfant a regardé sa mère avec un air de martyr et s'est serré contre sa jambe. La femme m'a regardé comme pour dire “à l'assassin !” et est descendue. La jeune fille à côté de moi – outre qu'elle était la coupable de mon délicieux éternuement – s'est levée et a changé de wagon. Un autre homme, à côté, a sorti un mouchoir de sa poche arrière et s'est couvert le nez et la bouche. En l'espace de 30 secondes, un cercle imaginaire s'est formé autour de moi et j'ai ressenti ce que doit ressentir un lépreux ou un paria hindou.

D'autres tentent d'utiliser l'humour pour donner une touche plus légère à l'inquiétude. Gandica, au Venezuela,écrit sur la “nouvelle image de la mort” et imagine comment on se ferait questionner au ciel sur la cause de sa mort [es]:

- ¿Y usted de qué murió?
Entonces la respuesta correcta debe ser:
– De la gripe AH1N1.

No vaya pues a cometer el garrafal error de mencionar que murió de influenza o gripe porcina -ya sabe AH1N1-nueva-gripe / H1N1- porque la industria-de-alimentos-carne-de-cerdo está muy sensible y pidió el cambio de nombre.

Joder. Como si el nombre gripal tuviera mucha importancia en estos momentos sobre lo que se nos viene encima.
¡Son pues vainas de nosotros los humanos, siempre tan cuidadosos con la imagen-relaciones-públicas!

- Et de quoi êtes-vous mort ?
La réponse correcte serait alors :
– du virus AH1N1

N'allez pas commettre l'erreur monumentale de dire grippe ou grippe porcine – vous connaissez déjà AH1N1 – nouvelle grippe / H1N1 – parce que l'industrie du porc est très sensible et a demandé à ce qu'on change la dénomination.

Putain. Comme si le nom de la grippe avait beaucoup d'importance en ce moment, avec ce qui nous tombe dessus. Voilà nos sottises d'êtres humains, toujours tellement préoccupés d'image et de relations publiques !

Julio Córdoba de Ciencia Ficción [es] au Costa Rica publie une chronique fictive de conseils aux lecteurs répondant à ceux qui s'inquiètent du virus.

“¿Usted cree que me muera?” Anónimo, San José.
R/: De la gripe no, en un asalto en San José sí.

Vous croyez que je vais mourir ? Anonyme, San José (la capitale)
Réponse/: Pas de la grippe… plutôt dans une attaque à main armée à San José.

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