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Bahreïn : Fermeture de blogs et menaces contre le cyber-activisme

La Ministre de l'information et de la culture de Bahreïn, Madame Mai Alkhalifa, dans sa première interview accordée à la BNA (Bahrain News Agency, l'agence de presse bahreïni, qu'elle dirige elle-même) a une nouvelle fois menacé de censurer le cyber-activisme, comme première mesure, et que d'autres mesures suivraient, prévues par une nouvelle loi [en arabe]:

خطوة الحجب جاءت كإجراء، وتدبير واحد من التدابير، ضمن مبادرات
ومشاريع لمعالجة هذا التدني واللامسؤولية في تجريح الآخرين، ونأمل
من منظمات المجتمع المدني أن تساعدنا في بقية التدابير والبدائل للحد
من هذه الظواهر أو تخفيفها، ونحن في حوار دائم حول هذه التجاوزات،
ونرصد أي مواقف ايجابية ونتفاعل معها. لدينا مراجعة منتظمة حتى
للمواقع المحجوبة من أجل فتحها حال التوافق على موقف مشترك من
التحريض. وقد فتحنا بالفعل عددا من المواقع، والرغبة مستمرة لتوسيع
الدائرة. ولا مانع من أن أفاتح الجميع أننا نفكر في اشراك ناشطين
سياسيين من مختلف الأطراف في مبادرات من أجل مناهضة التحريض
على النت، ومن أجل الكشف عن المخالفات للدستور والقيم المتعاقد عليها
بين المواطنين، ونفكر في إشراك أساتذة جامعات وإعلاميين
واختصاصيين كذلك – و أبوابنا مفتوحة.”

 

Après ses déclarations, plusieurs sites ont été bloqués hier (11 mai 2009), tel que http://www.aafaq.org, qui avait publié une lettre adressée au roi de Bahreïn par une femme activiste réclamant de véritables réformes dans le pays et pour les droits des femmes. Son blog a aussi été bloqué, pour la même raison.

Le plus populaire des agrégateurs de blogs, Bahrainblog, qui ne fait que reproduire des contenus d'autres blogs pour les rendre plus accessibles aux lecteurs intéressés à Bahreïn ou de la diaspora, est également bloqué.

Le Centre pour les droits humains de Bahreïn, BCHR  [en anglais], a publié une déclaration dénonçant la fermeture de ces sites et soutenant qu'il s'agit “d'une guerre ouverte contre les sites web de l'opposition”.

Ceci se produit après que la Ministre de l'information et de la culture ait publié une note, dans laquelle elle déclare avoir pris elle-même la décision de bloquer ou d'ouvrir des sites web, et après que l'autorité responsable des télécommunications, la TRA (Telecommunication Regulation Authorities) ait annoncé dans un memo que les services  de sécurité pourraient espionner l'activité des internautes et archiver les données de connexion pendant 3 ans.

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