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Ossétie du nord : La police croit aux prémonitions

liza-valieva – la journaliste d'Ossétie du nord Liza Valieva - raconte (en russe ) sur LiveJournal un incident qui n'aurait pas du provoquer plus qu'un sourire s'il ne s'était pas déroulé en Ossétie du nord, une république autonome de la Fédération russe située  au nord du Caucase, dont le peuple a subi beaucoup de violences depuis l'effondrement de l'Union Soviétique, en particulier le massacre des écoliers de Beslan en septembre 2004 :

Les terroristes ont atteint leur but :  terroriser les gens. Et en Ossétie, championne des actes terroristes, ce n'est pas difficile à faire.

Le cauchemar d'une écolière a provoqué la panique chez les cadres de la police. L'enfant disait qu'une explosion aurait lieu dans une école le 15 mai. Elle a expliqué qu'elle avait vu dans un rêve des cercueils portés à l'extérieur d'une école.

Conséquence :  “les autorités ont pris des mesures de prévention. Deux jours de suite, l'école a été fouillée, à la recherche d'explosifs , avec des maître-chiens du ministère de l'intérieur d'Ossétie du nord. L'école est gardé par les policiers locaux ; des policiers sont également affectés à la garde d'une maternelle, près de cette école. Beaucoup de parents refusent de laisser leurs enfants à la maternelle, ils craignent pour leur vie. Jusqu'ici aucun explosif n'a été découvert à l'intérieur de l'école. ” [Dans le billet d'origine, ce paragraphe contenait un lien vers cette dépêche (en russe), publié sur l'affaire par l'agence de presse Regnum le 14 mai]

Absurde.  Ce serait drôle si ce n'était pas si triste.

Quand le premier attentat a eu lieu en Ossétie, au marché central, j'était étudiante à l'université. Presque tout le monde dans notre groupe a fait le même rêve à l'époque, dans lequel l'université explosait, et nous essayions de nous sauver en pleine panique, dans une mer de cadavres démembrés par le souffle, et du sang. Mais personne n'est venu fouiller l'université à cause de nos rêves alors. En fait, les policiers du ministère de l'intérieur et les maîtres-chien fouillaient bien nos bâtiments, mais pour une raison différente : des plaisantins appelaient pour dire que l'université avec été piégée.

Les gens sont devenus si supersticieux qu'ils prennent leurs rêves au sérieux. Ce n'est pas grave quand ce sont des invididus qui agissent ainsi, mais la superstition au niveau de la police est surprenante. Mais encore une fois, c'est bien qu'ils réagissent au moindre signe.

Voici l'un des commentaires laissés sous ce billet, et la réponse de Liza :

glazastikk:

Tu sais, Lizsa, ce n'est même pas drôle. On peut être sûr à 100 pour cent qu'ils savaient à l'avance l'horreur qui allait se passer à Beslan, et pour d'autres attentats aussi. La terreur a été et reste très pratique. Alors, cette alerte causée par le rêve d'une fille de 15 ans, c'est absurde. Essaient-ils de prouver qu'ils sont en alerte rouge  ? […]

liza_valieva:

Naturellement, ce n'est pas drôle. J'étais sarcastique. L'histoire du rêve est complètement absurde. Si nos policiers sont tellement prompts à réagir à la moindre menace, comment se fait-il que le nombre d'attentats ne diminue pas en Ossétie ? Pour on ne sait quelle raison, ils sont complètement incapables de prévoir les vrais attentats […].

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