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Myanmar (Birmanie) : Nouvelle politique d'enregistrement pour les associations luttant contre le VIH-sida

Le HIV Information for Myanmar (HIM) a publié un article [en anglais, comme tous les liens] sur un récent changement de politique dans la formation des association regroupées au sein du réseau informel People Living with HIV (PLHIV,  Personnes vivant avec le VIH) .

L'auteur a reproduit une lettre du Directeur-adjoint de l'unité des contrôles sanitaires, dépendant du Ministère de la santé du Myanmar, adressée aux médecins-chef de l'équipe de prévention et de contrôle des maladies sexuellement transmissibles et VIH.

Les réseaux PLHIV se forment dans différents états et circonscriptions du Myanmar pour soutenir la prévention et le traitement du VIH/sida. Dans ce cadre, le réseau doit travailler sous la supervision de l'Equipe de prévention et contrôle des MST et du VIH, et il n'est donc pas nécessaire qu'il porte un autre nom. Si ce groupe veut opérer sous un nom distinct, il devra s'enregistrer dans chaque commune, province, état, division, auprès des Conseils pour la paix et le développement, et auprès du Ministère de l'intérieur, en respectant les lois qui régissent la constitution d'associations.

Un lecteur anonyme a fait le commentaire suivant :

Si le gouvernement est vraiment sur le chemin de la démocratie, il doit d'abord aimer le peuple. La participation est vraiment importante pour le développement. Combien de personnels du NAP à travers le pays ? Est-ce qu'ils ont assez de personnel pour joindre les  240 000 personnes infectées (c'est ce qu'ils disent, il peut y en avoir plus, qui sait ?). Avez-vous des preuves que le réseau PLHIV est impliqué dans des activités politiques ? En fin de compte, ils veulent juste avoir l'option d'accéder à ART à travers différents canaux.

Un autre lecteur a laissé un commentaire sur la situation sanitaire au Myanmar. Il décrit la conditions des porteurs-malades du VIH dans ce pays :

Il y a beaucoup de personnes infectées par le HIV ou malades dans l'union du Myamar. Beaucoup de malades ne peuvent pas se permettre les médicaments, ou ne peuvent plus y accéder, car leur ONG ont cessé de les fournir, pour de multiples raisons. Les gens en Birmanie ou dans l'union de Myanmar sont impuissants. Les gens en Birmanie n'ont aucun droit humain et pas de voix pour se faire entendre. Ils sont comme les prisonniers dans leur propre pays, qu'ils vivent en prison ou non.

L'inquiétude de certains est que cette nouvelle politique du gouvernement vise à  “contrôler” ou miner l’ indépendance des groupes de bénévoles au Myanman. Un autre lecteur a également exprimé ses préoccupations dans son commentaire sur les challenges auxquels font face les ONG depuis la “révolution safran” de 2007.

…. L'entraide, la solidarité, sont des valeurs et des droits humains fondamentaux, qui n'ont pas besoin de permission de qui que ce soit. Encourager et faciliter la création de groupes d'aide est une bonne pratique recommandée au niveau international, dans l'interêt des personnes qui vivent avec le HIV, et comme relais pour le déploiement des programmes de traitements. Tous les professionnels de santé comprennent que toute restriction à l'assistance sanitaire des individus est une atteinte à l'éthique de la profession médicale. Les ONG internationales qui s'occupent de santé sont dans une crise muette depuis presque cinq ans, surtout depuis septembre 2007. Leurs agréments sont suspendus si elles ne suivent pas le conseil de réduire le nombre de leurs projets. Le Programme National pour le Sida (du Myanmar) faisait volontiers semblant de travailler avec les ONG internationales et locales au développement d'un programme national pour le HIV/sida et d'atteindre les objectifs dans des communes prioritaires avec les partenaires. Après le mouvement de septembre, tous les projets pour la santé ont été réexaminés dans une perspective militaire. Non pas par souci des problèmes de chacun, mais dans l'optique d'une plus grande sécurité pour eux.  Il a été demandé aux ONG internationales  et aux associations locales de réduire leur couverture géographique. Il était très gênant pour les professionnels de santé locaux de transmettre ces consignes anti-éthiques à leurs homologues dans les ONG internationales. Mais depuis cette récente lettre sur la restriction à la constitution d'associations,  il semble que le corps médical du Ministère de la santé se sente plus à l'aise et confiant pour dispenser de tels ordres aux gens qui ont le sida, leurs patients.  Ils ne voient plus les malades du VIH/sida comme leurs patients, mais comme des menaces à leur sécurité et à leur gagne-pain en tant que personnel du Ministère de la santé.

Selon un  communiqué de presse de Médecins sans Frontières du 25 novembre 2008, 240 000 personnes seraient touchées par le VIH ou le sida. Parmi eux, 76 000 ont besoin de façon urgente d'anti-rétroviraux, mais moins de 20 pour cent parmi ceux-ci peuvent y accéder.

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