Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Brésil : Les blogueurs déplorent l'incendie de la forêt urbaine de Rio

Foto: ramosforest (http://www.ramosforestenvironment.com/2009/09/fogo-na-pedra-da-gavea.html)

Photo: Luiz Ramos, du blog ramosforest. Son commentaire : "Le feu a été éteint par la brigade des pompiers. La végétation locale a été détruite. La cause de ce feu est encore inconnue, mais il pourrait avoir été allumé par des promeneurs utilisant la piste pour piétons.

Dans la soirée du 7 septembre dernier, un incendie important a ravagé Pedra da Gávea, dans la Forêt de Tijuca, (un parc national, liens en français), à Rio de Janeiro. Les flammes pouvaient être vues depuis plusieurs villes voisines telles qu'Arpoador, Ipanema, Leblon, São Conrado et Barra da Tijuca. L'incendie a commencé aux environs de 22 heures, du côté est de Pedra da Gávea, au sommet de la colline, mais avec le vent, il est vite passé du coté ouest et il pouvait être vu depuis Barra da Tijuca. La forêt a brûlé pendant plus de 10 heures.
Le blog Maiti Nepal [en portugais, comme tous les liens] a publié des informations le jour suivant et donné un lien vers une vidéo de l'incendie [en portugais] :

Bombeiros do quartel da Gávea, na Zona Sul do Rio, retornam na manhã desta terça-feira (8), à Pedra da Gávea, para combater focos de incêndio ainda existentes na região. Na noite de segunda-feira (7), o fogo tomou conta da mata, numa região de difícil acesso. As chamas foram controladas, mas segundo informações dos bombeiros, ainda existem pequenos focos em áreas isoladas.

La brigade de pompiers provenant de la zone sud de Rio de Janeiro est revenue ce matin, jeudi 8 septembre, à Pedra da Gávea, pour contrôler s'il n'y avait pas des foyers qui couvaient encore. Dans la soirée du lundi 7, le feu a repris dans la forêt, une région d'accès difficile. Les flammes ont été neutralisées, mais selon des informations provenant des pompiers, il  reste encore de petits foyers isolés.
Le député du Parlement de l'état de Rio de Janeiro Fernando Gabeira décrit dans un paragraphe sur son blog le sentiment de tous les témoins de cet incendie. Il dit d'une photo prise par la journaliste indépendante Maria Elisa Franco, une des nombreuses personnes qui ont passé la nuit à regarder les flammes et à tenter de faire des photos depuis leurs fenêtres :

A Beleza e a Tristeza do fogo na Pedra da Gávea

Os leitores de O Globo de terça-feira, dia 8 de setembro, levaram um susto: uma belíssima foto mostrava a mata em torno da Pedra da Gávea em chamas, transformando um dos ícones da paisagem carioca em uma espécie de vulcão.

La beauté et la tristesse du feu à Pedra da Gávea.
Les lecteurs du journal O Globo ont eu un choc ce mardi 8 septembre : une belle photo montrait les buissons en flammes autour de Pedra da Gávea, qui ont transformé un paysage typiquement Carioca (de Rio) en une espèce de volcan.

Carlinhos de Ipanema profite de cette opportunité pour réfléchir sur le futur aléatoire de l'humanité :

Dia dêsses, fui surpreendido pela imagem da Pedra da Gávea cuspindo lava fumegante pelas encostas e descobri que estamos sentados em um barril de pólvora, a Terra se ressente das iniquidades contra ela praticadas desde sempre, e aniquila formigueiros como outras civilizações subdesenvolvidas, liberando a água, os ventos e o fogo para a reforma da sua superfície.

Ces derniers jours, j'ai été frappé par les images du Pain de sucre jetant de la lave fumante qui courrait sur ses flancs et j'ai réalisé que nous étions assis sur un baril de poudre, la Terre souffre des erreurs commises contre elle, et tout comme elle détruit les fourmilières, elle détruit les autres civilisations sous-développées, libérant les eaux, les vents et le feu pour revendiquer son territoire.

Aujourd'hui, trois mois après la tragédie, le sujet semble avoir été oublié par les autorités, et les blogueurs, aussi. A part ceux de Pão de Açúcar Verde qui font de leur mieux pour aider et recueillir des informations sur les travaux de restauration de la montagne du Pain de sucre entrepris par des bénévoles. Pour leur dernière initiative de l'année, ils ont nettoyé la plus petite colline flanquant le Pain de sucre, connue comme Morro da Urca. Chacun peut rejoindre ce groupe, dont voici le manifeste 2010:

Nossos mutirões acontecem sempre no 1° domingo do mês, às 9:00 hs e o ponto de encontro é na Praça General Tibúrcio, em frente à Praia Vermelha.
Nesses quase cinco anos de trabalho, conseguimos reverter um quadro de degradação ambiental instalado ali. Por causa da péssima qualidade do solo, que também é muito raso, o progresso é lento, mas o resultado já é visível. […]
Você está convidado (a) a participar dos nossos mutirões. O pouco que contribuímos faz diferença e minimiza o impacto que o grande numero de montanhistas tem provocado na área em que atuamos. O entorno do Pão de Açúcar é uma espécie de quintal dos montanhistas. É razoável que cuidemos, no mínimo, do nosso quintal. Façamos a nossa parte. O planeta merece.

Nous conjuguons nos efforts chaque premier dimanche du mois à 9h du matin et le point de rencontre est Praça General Tiburcio, en face de Praia Vermelha. En environ cinq ans de travail, nous avons pu freiner  la dégradation environnementale là-bas. A cause de la mauvaise qualité du sol, qui est aussi très peu profond, les progrès sont lents, mais le résultat est visible. […]
Vous êtes invités à participer à notre initiative. Le peu que nous faisons contribue à faire la différence et réduit l'impact causé sur l'environnement par le grand nombre d'alpinistes dans la zone où nous travaillons. Les environs du Pain de sucre sont comme une arrière-cour pour les alpinistes. C'est normal de prendre soin, au moins, de notre arrière-cour.
Foto: Arnaldo InterataPedra da Gávea, un rocher de 842 mètres au-dessus du niveau de la mer à son pic, situé à Floresta da Tijuca, dans l'agglomération de Rio de Janeiro. Photo: Paulo Afonso de A. Teixeira, source Wikimedia Commons

Le Parc national de Tijuca est une forêt plantée par l'homme, et la plus grande forêt urbaine du monde, constituée des forêts de Tijuca et de Paineiras- où se trouve le fameux Christ Rédempteur sur  le pic Corcovado [liens en français] – et Pedra Bonita – d'où les gens font du deltaplane.  32 km2 de forêt atlantique le constitue, qui diminuent chaque jour à cause de l'extension des bidonvilles de Vidigal et Rocinha. Le parc est non seulement fondamental pour la protection de ce qui reste de cette forêt atlantique, mais aussi pour l'approvisionnement des sources des rivières telles que Carioca et Maracanã, qui approvisionnent une partie de la ville de Rio de Janeiro. La zone atteinte par le feu est aussi une réserve pour plusieurs espèces d'orchidées et de broméliacées en voie de disparition.

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site