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Projet Ceasefire Liberia : Rencontrer quelques blogueurs libériens

[Les liens sont en anglais] Grâce à de récentes interviews, nous pouvons mieux connaitre certains des blogueurs libériens de Ceasefire Liberia, un projet de notre site Rising Voices, et leurs activités.

Le 5 avril 2010, Eduardo Ávila de Rising Voices a publié une interview de Nat Nyuan-Bayjay, le directeur du blog du projet Ceasefire Liberia, qui vit dans la capitale libérienne, Monrovia. Nat, un journaliste de profession, pense que le travail des blogueurs de Ceasefire Liberia est “en train de beaucoup aider à jeter une nouvelle lumière sur certains problèmes sociaux, économiques et de développement auxquels doivent faire face les jeunes Libériens.”

Nat Nyuan-Bayjay. Image from Flickr by David SasakiNat Nyuan-Bayjay, photo de David Sasaki

Pocket Cultures, un  blog conçu pour fournir un guide aux cultures et aux blogs du monde, a commencé à interviewer des blogueurs de Ceasefire Liberia. Le 6 avril 2010, Nat aussi a été interviewé. Voici quelques extraits de cette interview:

- Cela fait combien de temps que vous dirigez Ceasefire Liberia ? Quelles sont vos réalisations les plus importantes ?

Je dirige CeaseFire Liberia depuis un an maintenant. Mes réalisations les plus importantes ont été d'aider CeaseFire Liberia à faire connaitre aux lecteurs ce qui se passe au Liberia en écrivant des articles sur des sujets qui vont de la politique aux intérêts sociaux et même humains ainsi qu'aider au recrutement de nouveaux blogueurs pour le site qui écrivent volontairement, sans relâche et de manière engagée pour le site.

- A Ceasefire Liberia, vous êtes douze blogueurs au total, mais il n'y a aucune femme. Quelle en sont les raisons, de votre point de vue ?

Ce n'est pas qu'aucune femme libérienne ne veuille bloguer. Au contraire, certaines veulent vraiment faire partie du monde palpitant des blogueurs, mais elles rencontrent quelques obstacles comme le manque d'outils (caméra et ordinateurs entre autres) et ont peu ou pas du tout accès aux services d'Internet. L'Internet à domicile n'est pas accessible pour le Libérien moyen, l'Internet professionnel non plus pour la plupart, à part pour quelques uns qui en profitent à leurs lieux de travail, par affiliation, etc. Quelques femmes libériennes continuent cependant à exprimer leur intérêt.

Le 20 février 2010, Eduardo Ávila a interviewé Saki Gondalfe, qui croit profondément que “les Libériens continuent à faire leur propre histoire après des décennies de guerre civile”, et il veut que le monde entier le sache.

Le 7 avril 2010, Liz a publié une interview de Saki Tango Golafale sur Pocket Cultures :

Saki Gondalfe. Image courtesy Pocket Cultures. CC BySaki Gondalfe. Photo reproduite avec la permission de Pocket Cultures, sous licence CC By

- Où vivez-vous et que faites-vous lorsque vous n'êtes pas entrain de bloguer?

Je vis dans la communauté de Wood Camp, à Paynesville, depuis presque quatre ans maintenant.

Quand je ne blogue pas, je suis occupé par plusieurs autres activités. Je travaille dans un laboratoire de chimie de l'Université du Libéria, j'ai des activités associatives pour la protection de l'environnement et dans l'organisation de programmes pour l'association des chimistes que je dirige à l'Université.

- Vous êtes aussi poète. Qu'est ce qui vous pousse à écrire?

Je crois qu'écrire est une nécessité fondamentale dans ce monde de connaissance et cela devrait être une activité de toute personne éduquée. Ce que l'on écrit est ce que l'on pense ou l'on ressent. Si je pense que le monde est petit, je peux traduire cela en écrit, généralement en poésie, en expliquant aux autres pourquoi je pense cela.

- Les Libériens sont-ils croyants ? Quelles sont les principales religions ?

Les Libériens sont plus croyants depuis la guerre, dans laquelle les institutions religieuses ont joué un rôle essentiel, les institutions religieuses ont accru leurs activités. Il y a de nombreuses églises et des mosquées de nos jours.

Cliquer ici pour lire le plus récent billet de Saki sur le blog de  Ceasefire Liberia, dans lequel il déclare que “la justice de la pègre est une réalité dans le Liberia d'aujourd'hui, comme les gens ont perdu la confiance dans le système judiciaire du pays.”

Le 9 avril, Liz a publié sur Pocket Cultures une interview de Boimah JV Boimah, un journaliste et blogueur libérien, vivant à Monrovia. Voici quelques extraits :

- Pourriez-vous, s'il vous plait, nous décrire un peu la vie quotidienne au Liberia ?

La vie quotidienne au Liberia, je veux dire dans ce qui est la république africaine la plus ancienne, est difficile : de nombreuses familles peuvent difficilement se permettre un repas quotidien complet. Les cas de corruption dans le gouvernement sont fréquents les gens travaillent dur pour vivre, comme le chômage est très élevé dans les secteurs économiques formels. Notre nourriture de base ici est le riz, mais de nombreuses familles mangent d'autres produits comme le manioc, les patates, etc., pour compléter leurs besoins alimentaires.

- Vous sentez-vous menacé personnellement au Liberia actuellement ? D'où proviennent ces menaces ?
Oui, j'ai reçu une série de menaces récemment de la part d'agents du gouvernement qui n'aiment pas mes activités de journaliste. Récemment, j'ai été sérieusement frappé par des agents du tribunal, y compris par des jurés, pour avoir pris des photos pendant l'audience.

Lire l’article de Boima sur l'évacuation du camp aux environs du marché de Duala, dans la région de Monrovia.

Ce mois aussi, Larry Hardesty du MIT News a cité Ruthie Ackerman, la chef de projet de Ceasefire Liberia, qui disait :

Ruthie Ackerman, qui a créé le blog Ceasefire Liberia voulait en faire un pont entre les Libériens au Liberia et ceux de la diaspora —en particulier avec la grande communauté de Libériens vivant aux États-Unis. Avec leurs meilleures possibilités de connexion à Internet, ils auraient pu publier des billets plus fréquemment que leurs concitoyens restés au pays, où les services Internet sont “presque inexistants” en dehors de la capitale Monrovia, et même là, ils sont chers et lents. Mais c'est le contraire qui s'est produit. “Je pense que la raison en est qu'au Liberia, il y a un sentiment d'urgence, ” explique Ruthie Ackerman, “ils veulent vraiment faire sortir leurs articles à l'extérieur, parce que s'ils ne racontent pas eux mêmes leurs histoires, elles ne seront pas connues.”

Voir aussi cette interview précédente de Ruthie Ackerman par le journaliste David Wescott. Sur le blog Ceasefire Liberia, Ruthie Ackerman avait expliqué pourquoi le meurtre d'une jeune fille avait provoqué des émeutes au Liberia.

Cliquer ici pour lire d'autres articles de blogueurs libériens sur le blog du projet.

Source: https://rising.globalvoicesonline.org/blog/2010/04/25/ceasefire-liberia-getting-up-close-and-personal-with-the-bloggers/

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