Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Chine : les nouvelles technologies pour plus de transparence

[Les liens sont en anglais ou chinois, sauf mention contraire] En Chine, la transparence, la responsabilité et l’engagement civique sont des questions politiquement sensibles. L’origine des tensions remonte à la révolution culturelle [en français] où le peuple disait ce que le gouvernement, ou plus précisément, le Parti Communiste Chinois (PCC) [en français], souhaitait entendre. Ceux qui disaient ce qu’ils pensaient réellement, ou remettaient en cause les agissements du PCC, étaient souvent emprisonnés voire pire.

Après la période de réforme économique qui a débuté en 1978, les réformes politiques et la liberté d’expression ont été restitués. En 1987, le 13e congrès national du Parti communiste chinois, a émis l’idée d’une “régulation par l’opinion publique”, et a précisé que “les situations importantes devraient être connues par le peuple” et que “les décisions importantes devraient être débattues en public” (Wu Guoguang, 1997). Les préoccupations de transparence politique ont atteint leurs apogées dans l’histoire de la Chine moderne.

En 1989, le massacre de la place Tiananmen a marqué un tournant dans le contrôle de l’information publique par la politique chinoise. Le PCC avait envoyé des tanks pour “nettoyer” la place Tiananmen, où des centaines de milliers d’étudiants manifestaient en faveur des réformes politiques, pour éliminer la corruption au sein du gouvernement, et pour promouvoir la démocratie et la transparence. La répercussion de cet événement à l’étranger a été énorme, mais en Chine, une quelconque mention de Tiananmen est interdite. Sur Internet, les mots clés comme “le 4 juin”, “04.06” et similaires sont automatiquement bloqués par les filtres de censure sur les sites. Aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver de jeunes Chinois qui n’ont jamais entendu parler de Tiananmen.

L’article 44 de la loi du plan d’urgence d’août 2007 laisse une petite opportunité d’amélioration car n'y figure aucune restriction explicite sur ce que les médias doivent faire en cas de crises graves, contrairement à ce que les officiels leurs imposaient auparavant : être “utile et docile”. Par ailleurs, d’un point de vue légal, d’après l’article 41 de la constitution chinoise, les citoyens sont non seulement autorisés  à savoir ce qui se passe en temps réel, mais aussi à “critiquer et faire des remarques à n’importe quel organe politique ou organisationnel”. La constitution spécifie également que les citoyens sont autorisés à manifester et à protester. Cependant, en pratique, ces droits civiques sont rarement en vigueur à cause du contrôle politique très strict du gouvernement. Enfin, l’absence d’institution indépendante jugeant l'application des lois à l’aune de la constitution entraîne que ces articles de loi eux-mêmes ne sont pas respectés.

La transparence et les médias traditionnels

La presse était supposée encadrer l’état. Cependant, après Tiananmen, le système médiatique chinois s’est caractérisé par une faible autonomie, des ingérences régulières du gouvernement, une forte continuité institutionnelle, et aucune corrélation avec un quelconque modèle démocratique (Colin Sparks, 2007). He Zhou a défini les médias chinois comme étant des “attachés au Parti”. En d’autres termes, le rôle des médias a évolué d’une machine de propagande durant la révolution culturelle à celui de représentant du Parti Communiste Chinois,et leur tâche principale est d'entretenir pour lui une image positive. La plupart des journalistes chinois sont fiers de mener des enquêtes sur les sujets sensibles, révélant ainsi certains faits négatifs, mais ils choisissent généralement des sujets moins controversés comme les questions de consommation ou la protection de l’environnement. Aucun problème majeur impliquant une responsabilité des politiques ou les processus électoraux ne peut être abordé (Zhou He, 2006). Le Parti, via le Département de la propagande du Comité central et ses branches locales à tous les niveaux, contrôle toujours les contenus médiatiques avec une grande minutie. Cela rend la population méfiante à l’encontre du gouvernement, mais aucun moyen de manifester leur désaccord n’est accessible aux citoyens. En bref, la priorité du PCC est de “maintenir la stabilité de la société”. Toutes les objections des citoyens sont en quelques sortes “harmonisées”, censurée ou filtrées, pour éviter leur diffusion. Et comme les citoyens chinois ne peuvent pas recevoir l’information telle qu’elle est par les médias traditionnels, les nouveaux médias ont pris de plus en plus d’importance.

La transparence et les nouveaux médias

Ces dernières années, la participation et la communication, deux éléments clés de la transparence, ont pris une place de plus en plus importante sur les plateformes de nouveaux médias (Yang Guobin 2009). La forme principale de participation citoyenne en Chine est la protestation sur Internet, le plus souvent sous la forme de commentaires ou réponses sur les forums de discussion. Parfois, cet activisme en ligne est accompagné d’activisme dans la vie réelle. Lancés via les plateformes communautaires sur Internet, ces mouvements sont spontanés et peu organisés, mais ils peuvent avoir une influence non seulement sur les discussions sur Internet mais aussi sur les discours publics hors ligne et les décisions politiques du gouvernement. Les préoccupations pour les problèmes sociaux tels que l'inégalité grandissante entre les classes riches et les classes pauvres, la corruption, la pollution de l’environnement, le changement des valeurs culturelles, etc., se reflètent dans les discussions sur Internet (Yang, Guobin, 2000). L'émergence d’une classe moyenne urbaine a un rôle particulièrement important dans ce nouvel activisme en ligne. Cette classe moyenne urbaine est plus cultivée et utilise avec plus d’assurance les médias chinois et internationaux que la classe ouvrière (Du Junfei, Wen Yunchao, 1999). Ces tendances se reflètent également dans les études de cas des nouvelles technologies utilisées pour plus de transparence dont je parle un peu plus loin. Dans ces exemples, trois entrepreneurs sur quatre ont étudié à l’étranger (Hong Kong inclus) et un parmi ces quatre est un cadre supérieur dans une entreprise informatique.

D’un autre côté, les nouveaux médias offrent aux internautes de nouvelles voies pour contourner la censure du gouvernement chinois sur l’information, et leur permettent donc de connaître des versions différentes de celle des “attachés au Parti” (Hu Yong, 2008). Sur Internet, il est difficile de dissocier les affaires privées et publiques. Néanmoins, dans un pays comme la Chine, avec un domaine public sous développé, Internet a eu une influence très importantes pour le dénouement du monopole de l’information, et a créé un espace pour se faire entendre. Aucun média ne peut changer un comportement non démocratique si profondément ancré en un clin d’oeil, mais pour beaucoup de Chinois, Internet a remis le discours politique dans la vie quotidienne des citoyens, et dans certains cas a changé le point de vue des citoyens sur le contrôle de l’information, la liberté et la créativité.

Pour contrer l’influence d’Internet, le gouvernement a mis à jour sa politique de censure en ligne. Les moteurs de recherche chinois (Baidu) ou étrangers (Google) ont du se résoudre à filtrer leurs résultats de recherche sur les informations personnelles des leaders nationaux et sur des mots clés en relation avec des événements politiques sensibles (Google.cn a depuis migré vers Hong Kong). Un projet, nommé Barrage vert [en français], visait à installer sur chaque PC un logiciel de surveillance (pour des contenus pornographiques et des sujets politiques sensibles) en 2009. Le Grand Pare-feu (“the Great Firewall”) bloque de nombreux sites de Hong Kong, de Taïwan et de l’étranger qui pourrait contenir des contenus politiquement sensibles ou faciliter les discussions sur certains sujets. Cela inclut les plateformes comme YouTube, Facebook, Twitter et de nouveaux sites comme Apple Daily. A la fin de l’année 2009, le gouvernement a publié une liste de sites Internet en Chine qui ne doivent pas avoir “l’autorisation” de diffuser des contenus multimédia. D’innombrables sites Internet n’ont pas survécu à cette politique d’ajustement et de nombreux activistes de la blogosphère ont disparu des plateformes de blogs. Les groupes Wu Mao (internautes payés par le PCC pour publier des messages en faveur du Parti sur les sites Internet) ont été très actifs, laissant des commentaires patriotiques sur les forums, les blogs et les portails Internet. Apparemment, la censure en Chine [en anglais] est si forte qu’elle peut parvenir à contrôler ce qui est perçu de l’Internet libre.

Les règlementations pour les ONG en Chine

Pour mener à bien des projets axés sur la transparence, la responsabilité et les engagements civiques, former une association ou une ONG devrait être le premier pas. Cependant, en Chine, de telles organisations sont taboues. Entre la réforme chinoise de 1978 et le mouvement étudiant de 1989, il n’y a eu ni lois ni instances officielles pour règlementer les organisations non gouvernementales en Chine. Néanmoins, au point culminant du mouvement étudiant de 1989, le gouvernement a commencé à envisager la création d’une instance de règlementation pour ces organisations. Le Ministère des Affaires Civiles [en anglais] (MAC) a été chargé de gérer les ONG et les associations à buts non lucratifs. Ces organisations et associations avaient l'obligation de s’enregistrer auprès du MAC mais elles ne pouvaient le faire à moins d'être sous la supervision du gouvernement ou d’un organisme du Parti.

En 1996, Jiang Zemin a consolidé le système en lui apportant des règlementations plus détaillées et plus compréhensibles. Néanmoins, beaucoup de lois régissant les ONG ont été créées suite aux discours d’officiels haut placés ou suite à des rapports et discours non publiés, dont les dirigeants des ONGs ne pouvaient avoir connaissance. En 1998, les dirigeants du Bureau Central du PCC et du MAC ont même publié conjointement un document imposant que chaque organisation non gouvernementale ayant plus de trois membres du PCC s’inscrive dans une branche du Parti pour encadrer son action politique. Par conséquent, la plupart des projets lancés sur Internet ont été considérée comme trop amateurs et ont pu facilement être accusée d’être “illégal” par le gouvernement, ce qui a engendré leur fermeture.

La transparence à Hong Kong

Après son rattachement à la Chine, Hong Kong a connu une diminution de sa sphère publique. Hong Kong était considéré comme un sanctuaire pour un grand nombre de réfugiés politiques en provenance de Chine et le Royaume-Uni avait instauré la liberté de presse lorsque Hong Kong était encore une colonie anglaise. Cependant, le transfert de souveraineté a été à l’origine de deux tendances anti-démocratiques. La première a été le changement de propriétaire et de direction des groupes médiatiques. Beaucoup de professionnels issus de la classe moyenne ont dû partir à l’étranger avant de pouvoir revenir. A Beijing, des hommes d’affaires ont acheté de nombreux magazines critiques pour les fermer. Des hommes d’affaires à l’étranger, chinois ou non, ayant d’importants investissements en Chine, ont aussi acheté plusieurs groupes médiatiques majeurs. Ce qui nous amène à la deuxième tendance anti-démocratique : l’auto-censure et une carence intellectuelle. Beijing contrôle les sources des médias sur le territoire et peut décider des publications de chaque groupe médiatique. De plus, les dirigeants des groupes médiatiques de Hong Kong ont des relations étroites avec Beijing (certains d’entre eux sont même membres de la conférence consultative politique du peuple chinois) et imposent à leurs employés d’auto-censurer les critiques à l’égard de Beijing. En conclusion, la transparence à Hong Kong est ébranlée pour des raisons politiques et économiques mais il subsiste tout de même une tradition de la critique et de l’investigation plus prononcée qu’en Chine. De plus, les médias bénéficient d'une plus grande autonomie sur les sujets locaux et internationaux (Lee Chin Chuan, 2003).

Études de cas

L’incinération des déchets et la protection de l’environnement [en anglais]

Cette étude de cas a pour particularité un forum communautaire, nommé Jiang-Wai-Jiang.  C’est une plateforme destinée à recueillir les protestations de riverains contre la construction d’un incinérateur de déchets à Guangzhou. La construction d’un incinérateur de déchets n’a pas été seulement reportée à Guangzhou mais aussi dans d’autres grandes villes de Chine. En fin de compte, le gouvernement a annulé le projet devant la farouche opposition des habitants. Cependant, dès que cette menace de pollution a été réglée, la plupart des membres du forum se sont tus. Avec le recul, du point de vue d'un chercheur, il aurait été plus sage de collaborer avec les autres mouvements contre la construction d’incinérateurs de déchets pour préserver la communauté Jiang-Wai-Jiang dans le futur.

Inmediahk [en anglais]

Inmediahk a eu une influence sur de nombreuses affaires politiques à Hong Kong en proposant sur son site Internet des enquêtes d’investigations indépendantes. Il cherche à lutter contre la restriction de la sphère de débats sur les affaires publiques suite à la main-mise de la Chine sur les médias à Hong Kong. L’objectif est de protéger la liberté d’expression à Hong Kong. Au sujet du récent problème posé par le train à grande vitesse de Hong Kong, Inmediahk a publié plusieurs articles perspicaces qui ont attiré des dizaines de milliers de personnes affectées par le sort des habitants du village de Choi Yuen. Bien que la destruction du village de Choi Yuen ait suivi son cours, les villageois ont reçu une meilleure indemnisation. De plus, cela a permis de montrer aux citoyens le mauvais côté de ce projet. Environ 10 000 personnes ont assisté à la manifestation de soutien pour le village de Choi Yuen et pour protester contre la construction du train à grande vitesse. Inmediahk a révélé au grand jour un modèle d’engagement civique indépendant sur Internet. Il est regrettable que la société chinoise ne connaisse pas plus de dynamiques telles que celle-ci.

Investigation sur les jeunes victimes du tremblement de terre [en anglais]

Le tremblement de terre du Sichuan en 2008 a entrainé la mort à plusieurs milliers d’écoliers. Tandis que le peuple pleurait les morts, Ai Weiwei, un blogueur renommé en Chine, a remarqué que le gouvernement n’avait jamais publié les noms exacts des élèves victimes du tremblement de terre. Il a passé des centaines de coups de téléphone pour se renseigner à tous les niveaux du gouvernement, mais personne n’a pu lui fournir la liste. Par conséquent, il a organisé un groupe pour conduire une investigation citoyenne afin de donner un nom aux victimes. Mais l’enquête a rencontré des obstacles à tous les niveaux politiques de la province du Sichuan. Les membres de ce groupe ont été arrêtés, interrogés et au final, battus. Les noms et les documents que Ai Weiwei a publié sur son blog ont été detruits par le gouvernement. Le gouvernement a été largement suspecté d’avoir été corrompu au cours des projets de construction d’écoles, ce qui expliquerait pourquoi  tant d’écoles se sont effondrées. En fin de compte, Ai Weiwei a réussi à publier “la liste de Ai Weiwei” avec des informations élémentaires telles que les noms, l’école fréquentée, les classes, les âges, etc. Cependant, cette réussite est à mettre au crédit de la popularité dont bénéficiait Ai Weiwei et sa propre sécurité a été sérieusement menacée. La société chinoise a besoin de plus de Ai Weiwei qui n’ont pas peur de se dresser contre le gouvernement et qui ont les moyens de réclamer des comptes. Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre des citoyens comme Ai Weiwei.

Freemoren [en anglais]

Free More News (FMN) a été fondé en septembre 2007 et est devenu depuis l'un des médias les plus populaires parmi ceux en qui les internautes chinois ont confiance (contrairement aux médias sous la tutelle du gouvernement). En particulier, depuis mars 2009, FMN utilise Twitter et d’autres plateformes du Web 2.0, ce qui a permis de contourner certaines barricades virtuelles de la censure du gouvernement chinois pour diffuser des informations sur des événements importants en Chine, comme les émeutes du Xinjiang, les manifestations de Shishou, le défilé du 1er juillet à Hong Kong, les manifestations contre la construction de l’incinérateur de déchets à Guangzhou, etc. Il symbolise le pouvoir citoyen émergent de la “mer des tortues” (le terme partage la même prononciation que “le retour depuis l’étranger” en chinois) dans la Chine d’aujourd’hui. Néanmoins, son travail repose énormément sur celui de ses bénévoles, ce qui est très aléatoire et pourrait être un obstacle à sa survie. Développer une organisation durable lui permettrait sans doute à terme de se concentrer d’avantage sur son objectif, devenir une source d’information indépendante.

Conclusion et recommandations

Les quatre exemples que j’ai sélectionnés illustrent quatre formes d'utilisation des nouveaux médias qui sont largement utilisées en Chine : les forums, les sites Internet, les blogs et les plateformes de micro-blogging. En Chine, chacun de ces projets est vulnérable face à la censure envahissante du gouvernement. Tous ces projets reflètent le pouvoir émergent de la classe moyenne et l'influence démocratique qu'exerce l’étranger. A partir de ces observations, nous pouvons voir que la démocratisation en Chine est un processus long. Et bien que la Chine soit en pleine mutation dans la manière dont l’information y est diffusée et contrôlée, la capacité que possède le gouvernement chinois à règlementer la communication sur les réseaux et à adopter de nouvelles technologies ne devrait jamais être sous-estimée.

Sources

Lindsay Stirton et Martin Lodge, “Transparency Mechanisms Building Publicness into Public Services,” 2001, 477-478

Colin Sparks, Media system in transition: Poland, Russia, China, Article présenté à la conférence annuelle des Associations de Communication Internationale, TBA, San Francisco, CA, May 23, 2007

《中國猛博 ─ 新媒體時代的民間話語力量》 主編:陳婉瑩、錢鋼 , 編著:翟明磊 , 出版社:天地圖書有限公司 , 出版日期:2009年9月

Zhou He,”Chinese Communist Party Press in a Tug of War: A Political Economy Analysis of the Shenzhen Special Zone Daily”,dans Power ,Money et Media,112-51, 2006

政治经济学的悖论:中港台传媒与民主变革的交光互影 李金铨 原载《二十一世纪》二○○三年六月号

Wu Guoguang, “Zhaoziyang and the Politic Reform”, Jul 1997, Parcific Century Press

Lidan Chen, Open Information System and crisis communication in China, 2006

Yang Guobin, Of Sympathy and Play: Emotional Mobilization in Online Collective Action, the Chinese Journal of Communication and Society, 2009

Yang, Guobin, The Power of the Internet in China. Citizen Activism online. Columbia University Press. 29, 2000

Du Junfei, The Communication Characteristics of the Middle Class in China; Wen Yunchao, Our Will is Optimistic: The opportunities of China’s alternative communication are in a tight conner, Jounalism Study, 99, 241-264

Hu Yong, The Rising Cacophony, personal expression and Public Discussion in the Internet Age, 2008

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site