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Madagascar : incidents entre factions rivales de l'armée et de la gendarmerie

[Mise à jour du 22 mai : le journal de Madagascar La Tribune fait état de quatre morts durant ou suite à ces affrontements. Le pasteur Rivo Arison Ranaivo figure parmi les victimes, ce qui a été confirmé par un communiqué de l'Association des églises protestantes (en français)].

Le 20 mai 2010, des affrontements entre des factions militaires rivales ont duré pendant une heure dans la capitale, Antananarivo. La crise politique qui s'éternise a une fois de plus provoqué des violences, un communiqué de la Croix Rouge locale fait état de trois blessés durant ces accrochages. Un rassemblement d'une centaine de manifestants, soutenus par une faction dissidente de la gendarmerie (Forces d'Intervention de la Gendarmerie Nationale ou FIGN) a été encerclé par une unité de l'armée (état-major mixte opérationnel régional ou Emmo-Reg), puis des coups de feu ont été échangés. Le colonel de la FIGN  Raymond Andrianjafy a expliqué que  le rassemblement au lieu dit “Andrainarivo-Mausolée” était organisé pour permettre aux citoyens d'exprimer leur désaccord avec la situation actuelle et pour trouver une solution à la crise. Les FIGN se trouvaient là afin d'empêcher les manifestants d'être inquiétés, a-t-il dit.

Cet incident survient quelques jours après l'attaque d'une radio locale par une unité spéciale de l'armée le   17 mai tandis que le leader de l'opposition Ambroise Ravonison et un autre invité de la station de radio, Harrison Razafindrakoto, étaient interviewés en direct.

Les blogueurs et les utilisateurs de Twitter ont été les premiers à faire état des coups de feu échangés ce matin :

Pierre Maury à Antananarivo a communiqué via un message sur Twitter que la fusillade a éclaté à 9h42 heure locale, qu'elle était intense et a duré au moins 45 minutes.

InvestGasy a signalé que trois camions militaires étaient vus approchant du lieu de rassemblement et que quelques magasins du centre-ville avaient fermé.

Jentilisa, qui se trouvait sur le lieu rassemblement, a publié cette mise à jour à 11h heure locale (en malgache):

Tsy tafiditra Mausolée intsony ny olona saiky hankao taorian'ny fanafihana teo. Manohy ny hira sy ny vavaka izay efa tafiditra Mausolée

Les gens ne peuvent plus rentrer dans le mausolée après les affrontements. Ceux qui étaient à l'intérieur ont recommencé à chanter et à prier.

Ranjachrys, qui se trouvait aussi sur place, a confirmé que la réunion de prières a continué durant les affrontements. Il écrit aussi qu'un prêcheur a été arrêté ensuite.

Tomavana, un blogueur malgache qui vit à Genève, a rassemblé les messages des blogueurs malgaches sur différents réseaux sociaux en ligne et constitué une chronologie des messages sur Twitter :

Archives des messages sur Twitter depuis Madagascar

Sur Twitter, Tomavana, Sameganegie et Dotmg ont averti leur lecteurs que beaucoup des soit-disant informations diffusées sur différentes stations de radio et sur Twitter étaient sujettes à caution. Il s'agit dans nombre de cas d'informations inexactes ou de pure propagande. Ils ont utilisé sur Twitter le mot clé #fvtm (initiales de filazana vaovao tsy marina, qui peut être traduit en “signaler de fausses informations”) pour marquer ces  informations suspectes.

La situation est toujours instable. Des mises à jour seront publiées si d'autres incidents ont lieu.
Voici un lien pour lire tous les messages sur Twitter qui contiennent le mot-clé #Madagascar.

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