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Cameroun : nouvelles de la blogosphère anglophone

[Liens en anglais] Meilleurs vœux au blog On the Road to Success! (Sur la route du succès), le nouveau blog de Zuzeeko Abeng. Quelle satisfaction pour moi que de commencer à écrire pour Global Voices en parlant d'un nouveau blog camerounais sur les droits humains, la politique, les tendances du business et de la société.

Zuzeeko, Camerounais de naissance, activiste, dit ceci sur son nouveau blog :

Ce blog est destiné à traiter des problèmes des droits  fondamentaux, du droit, de la politique, des affaires, des tendances de la société et d'autres sujets qui vont vous inspirer ou vous informer.
Le blog apporte même une nouvelle dimension, il veut inspirer des gens ordinaires à chercher le progrès à travers la justice.

Tandis que Zuzeeko révélait son ambition de parvenir au succès sans bafouer les droits des plus faibles, les dirigeants des médias en Afrique discutaient du futur des médias à l’age du numérique à Dar es Salaam, la capitale commerciale de la Tanzanie.

Un des blogueurs camerounais les plus populaires, Dibussi Tande, a participé à la conférence, dans une table ronde qui devait traiter du rôle –  si jamais il y en avait un – que les états devaient jouer dans la blogosphère. Dibussi a publié un lien vers sa présentation intitulée : “Est-ce que la blogosphère est la nouvelle sphère publique ? L'état devrait-il la contrôler ?” Il rappelle les lois sur la cybercriminalité promulguées par le gouvernement camerounais :

- Quiconque utilise des moyens de communication électroniques pour publier ou diffuser des informations dont il ou elle ne peut pas prouver le fondement sera condamné(e) à une période de 6 mois à deux ans de prison et/ou au versement d'une amende de 5 à 10 millions de francs CFA.

- Cette peine sera doublée si ce délit constituait une menace pour l'ordre et la paix publiques

-L'état cherchera “la coopération et l'assistance judiciaires internationales” pour poursuivre les individus coupables de menacer de rompre la cohésion sociale à partir de l'étranger.

Il soutient que l'état devrait avoir un rôle minimum dans cette sphère :

Ce domaine public n'a pas été créé pour les gouvernements et ne devrait pas être dirigé par les gouvernements – ces domaines doivent être écartés dans le but de permettre des contrepoids à l'absolutisme des états… [et] de servir de médiateur entre la ‘société’ et l'état en mettant les états devant leurs responsabilités vis-à-vis du ‘peuple'”(McKee).

Les avantages d'Internet outrepassent les dangers de son mauvais usage. Dans certains pays, Internet est la seule source d'information indépendante, même si la pénétration d'Internet peut encore être faible (Deibert et al).

Le blog Postwatch Cameroon raconte en détails la guerre autour de l'héritage du chef autoproclamé de la chefferie de Besongabang au Cameroun, Henry Abi Ndifor Enochong :

Le 26 juin 2008, le Chef-docteur-avocat Henry Abi Ndifor Enonchong (né en  1934), chef autoproclamé du Besongabang, Avocat doyen du Cameroun (SAC), membre éminent de l'Association du barreau du Cameroun, homme d'affaires et père de beaucoup d'enfants, s'est effondré et a succombé dans sa résidence de Bonaberi à Douala.

Il est mort des suites d'une série de crises cardiaques qui a commencé à 2 heures dans la nuit du 25 juin 2008.

Au moment de son décès, ce Banyang natif de Besongabang dans la région de Manyu vivait avec Dame Banda Charlotte, d'origine Bassa, avec qui il avait eu cinq enfants légitimes reconnus comme tels parce qu'ils ont tous des actes de naissance.

Cependant, curieusement, le chef Henry Ndifor Enonchong, un juriste, n'a jamais jugé utile d'établir un acte de mariage avec sa partenaire Dame Banda Charlotte, la mère de ses cinq enfants, et ce malgré 35 ans de vie commune.

Selon la loi, au Cameroun, le mariage est reconnu seulement sur présentation d'un acte de mariage qui le certifie.

Le gouvernement intérimaire du Cameroun du sud  propose un lien vers une vidéo d'une interview avec Fon Gorji Dinka :

Fon Gorji Dinka, de formation militaire, qui a des épaulettes sur ses épaules, aurait été le Charles de Gaulle d'Ambazonia (Sud Cameroun) .

Hélas, c'est un esprit imprégné de sa formation juridique, qui a utilisé ses armes et sa formation militaire pour combattre pour les aspirations de son pays à la libération de l'occupation brutale de l'état voisin, la République du Cameroun.

Enfin,  sur mon propre blog personnel, je parle du combat du Cameroun du sud pour son auto-détermination et son affranchissement de la colonisation par la République du Cameroun dans un billet intitulé “Victim’s Tale of a 50-year old Rape in Cameroon” [L'histoire d'une victime d'un viol qui s'est produit il y a 50 ans, au Cameroun]:

D'abord, son mari lui a dit que personne ne l'aurait jamais crue. C'est comme si l'expérience avait pétrifiée l'enfant qui n'avait alors que 15 ans quand il le lui avait dit après en se levant de son corps et en fermant la braguette de son pantalon avec un petit sourire satisfait sur le visage. Il lui semblait encore que c'est comme s'il y avait eu un plus grand nombre de personnes qui ne la croirait pas si elle racontait son histoire maintenant, à 65 ans. La triste vérité est que ceux qui entourent cette belle femme – AmbaBimbia – adoptée par des parents anglais, la condamnait pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. C'est ce qui avait fait oublier toute retenue chez son voisin francophone – GarAhidjo – et l'avait poussé à répondre à l'appel de la nature. “Oui, il l'a violée”, avaient admis la plupart, “mais c'est sa naïveté qui l'a trahie”.

A 65 ans, et occupée à célébrer le 50ème anniversaire de ses très précieux  jumeaux, AmbaBimbia était littéralement à un carrefour de sa vie. Elle se demandait seulement quelle “faute et quel malheur” ça pouvait être, renvoyant en écho ce que l'ainé de ses jumeaux avait dit en sortant de la pièce. Grassfield, l'ainé des jumeaux ne mâchait pas ses mots avec sa mère. Il ne l'a jamais fait en grandissant avec son grand-père maternel. Le pasteur baptiste local lui avait appris comment maitriser sa petite langue pointue des milliers de fois, mais il savait que ce n'était que des mots et que son grand-père l'aimait tellement qu'il ne l'aurait jamais chicoter.

Mais Mama, pourquoi vous êtes-vous mariée avec lui?

Arrête de pleurer ma fille. J'espère que tu me pardonneras et que tu comprendras pourquoi j'ai passé beaucoup de temps loin d'ici. Tu as essuyé mes larmes dans cette ville et je te remercie ainsi que ton mari pour la merveilleuse famille que vous avez. Je veux que vous vous portiez bien vous-mêmes. Allons rejoindre les autres “.

“Mais Mama, pourquoi l'avez-vous épousé?” demande une Sawa visiblement irritée. “Pourquoi vous êtes-vous enfuie de chez mamie et de papi pour aller avec lui ?” Et comment avez-vous pu vivre à jouer l'épouse pendant les 50 dernières années ?”

“Ma fille, nous devons aller rencontrer les autres maintenant. Ils nous attendent et peut-être sont-ils préoccupés.” Les deux dames se levèrent du sol, réajustèrent leurs habits et s'entraidèrent à remettre leur maquillage qui était mal en point…”

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