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Bahreïn : Nicholas Kristof, témoin oculaire

Ce billet fait partie du dossier de Global Voices sur le Bahreïn.

[Liens en anglais] Nicholas Kristof, chroniqueur au New York Times et double lauréat du prix Pulitzer, rapporte les événements se déroulant à Bahreïn via son compte Twitter. Il est arrivé dans le pays il y a quelques jours, quand deux manifestants ont été tués suite aux manifestations dans lesquelles des milliers de personnes, rassemblées sur la place de la Perle, réclamaient la démocratie.

Nicholas Kristof, the New York Times columnist, and two-time Pulitzer Prize winner. Image by Flickr user caribbeanfreephoto.

Nicholas Kristof (Image de l'utilisateur Flickr caribbeanfreephoto)

Nicholas Kristof expliquait hier soir (mercredi 16 février 2011) que la foule groupée sur la place était pacifique :

@nickkristof: Les gens chantent et dansent sur la place de la Perle à #Bahreïn jusque tard dans la nuit. Les camions apportent des dons de nourriture.

Puis, jeudi 17 février, vers 3 h du matin, heure locale, alors que les manifestants dormaient sur le rond-point de la Perle, les forces de police les ont attaqués armés de pistolets et de gaz lacrymogène, faisant usage d'une violence excessive et sans avertissement préalable. L'assaut contre les manifestants s'est produit après que le roi Hamad de Bahreïn a dit regretter l'usage précédent de la violence :

@nickkristof: Le roi Hamad de #Bahrain dit qu'il regrette les violences, puis a déchaîné la violence contre des manifestants endormis. Il a de quoi avoir honte.

Il semble que le choix par le roi Hamad du moment de l'assaut et l‘interdiction aux journalistes d'entrer dans le Royaume du Bahreïn, avaient pour but qu'il n'y ait pas de témoins des violences. Au petit matin, les hôpitaux ont accueilli des centaines de manifestants blessés, victimes de coups, de pistolets à plomb et à balles de caoutchouc. Nicholas Kristof informe de la situation dans les hôpitaux :

@nickkristof: une infirmière m'a dit avoir vu un prisonnier menotté, passé à tabac par la police, puis exécuté au pistolet.

Les violences ne se sont pas limités aux hôpitaux, les ambulances ont également été prises pour cible :

@nickkristof: Près de 10 ambulanciers attaqués par la police de #Bahreïn. Je les ai interrogés et j'ai vu leurs blessures.

@nickkristof: Selon l'hôpital, le gouvernement du #Bahreïn a ordonné aux ambulances de ne plus sortir

Apparemment, le corps anti-émeutes de Bahreïn a demandé l'aide de forces étrangères :

@nickkristof: un conducteur d'une ambulance m'a dit qu'un officier militaire saoudien avait pointé son pistolet sur sa tête en le menaçant de le tuer s'il aidait les blessés #Bahrain #Saudi

Le nombre exact de manifestants blessés et morts n'est pas encore connu. Actuellement, les connexions Internet sont très lentes. Les tweets et autre types de mises à jour sont parmi les rares moyens d'obtenir des informations dans le pays.

Mise à jour : l'accès à Internet à une vitesse normale est à nouveau possible depuis jeudi 17 février à 17 h 00 (AST).

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