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L'Algérie suivra-t-elle la Tunisie et l'Egypte?

Malgré la chute du président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, après
une révolte populaire, et le départ forcé du président égyptien,
Moubarek, les Algériens n’arrivent toujours pas à occuper la rue. Les
deux tentatives de la coordination nationale pour le changement et la
démocratie d’organiser une marche à Alger les 12 et 19 févier ont été
soldées par un échec en raison notamment du dispositif sécuritaire mis
en place pour empêcher les Algériens de manifester, mais également en
raison de la faiblesse des organisations qui ont appelé à la
manifestation.

Manifestations en Algerie

Pour Dihya Roufi, une internaute algérienne, la différence est évidente :

tout le monde en Algérie
est conscient de la nécessité d’un changement mais les paramètres dans
les différents pays ne sont pas pareils donc la méthode sera
différente et spécifique à l'Algérie. En Tunisie: éclatement brusque
parce que les répressions des libértés étaient totales. Pour une
blague, une parole, une chanson contre le régime c'était la prison et
la torture…

Le 12 février, près de 2000 personnes ont pris part à la manifestation
à la place du 1er Mai à Alger. Les services de sécurité ont empêché
les manifestants de marcher dans les artères de la capitale.

Le bloggeur R.Z écrit:

S'il faut parler de rassemblement, aujourd'hui, à Alger, c'est sans
conteste celui de la police et qui a réuni quelque 40.000 hommes pour
empêcher et réprimer la marche pour le changement. La manifestation,
elle, n'a pu rassembler que quelque 2000 participants. Des heurts ont
éclaté entre les manifestants et les policiers armés jusqu'aux dents
et qui ont procédé à l'interpellation de 16 personnes puis
immédiatement relâchées, selon le ministère de l'Intérieur,

Outre le dispositif sécuritaire déployé à l’occasion de la
manifestation, les Algériens ne veulent pas participer à une marche
dont certains organisateurs sont discrédités du fait qu’ils siègent au
Parlement. Algerienmeskine écrit:

Désolé les gars, vous avez marché pour le Département du
Renseignement et de la Sécurité (DRS) et non pas pour l’Algérie. Nous
«Algériens» n’avons pas un gros problème avec le président Bouteflika
du fait que c’est un simple pantin. Hier c’était la confusion totale.
Said Sadi «la créature du DRS » en premier plan partout et personne
d’autre…. Said Sadi le premier qui a applaudi fortement les massacres
génocidaires contre les Algériens vient de gagner un pas en avant en
piétinant le sang des Algériens.

Pour sa part, Khaled Satour, dans un article intitulé Algérie : Le
leurre de la « révolution arabe »
:

Il faut s’extraire de cet envoûtement néfaste de «la révolution arabe» qui donne l’illusion que tout est remis à plat et que toutes
les alliances sont possibles. Regardons s’agiter à nouveau certains
apôtres tristement connus de la «démocratie»: le pouvoir n’a même pas
pris la peine de rajeunir la génération d’épigones qu’il entretient en
sous-main ! Pour l’instant, la protestation organisée n’est que
gesticulation. Il y a une attente opiniâtre, à certains égards
indécente, de l’étincelle qui embrasera les villes du pays. Dans les
circonstances présentes, il est à craindre que ce soit pour le pire
plutôt que le meilleur

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