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Côte d'Ivoire : La capture de Gbagbo n'a pas mis fin aux violences

Ce billet fait partie de notre dossier spécial Côte d'Ivoire 2011

Depuis leur capture le 11 avril 2011, les images de l'ex-président de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo son épouse et leur entourage se sont répandues sur la Toile et par la presse internationale.

Une image en particulier a déclenché des réactions virulentes : le journaliste Israël Yoroba, actuellement correspondant de TV5 à Abidjan, a publié sur Facebook cette photo de Simone Gbagbo le jour où Laurent Gbagbo a été arrêté avec sa femme :

Simone Gbagbo surrounded by Republican Forces at Hotel du Golf in Abidjan, Côte d'Ivoire. Posted by Israël Yoroba on Facebook.

Simone Gbagbo entourée par des hommes des Forces Républicaines à l'Hôtel du Golf à Abidjan, Côte d'Ivoire. Photo publiée par Israël Yoroba sur Facebook.

Plus de 360 utilisateurs de Facebook ont déjà commenté cette image marquante, qui montre l'ex-première dame en posture humiliante.

Le traitement réservé à un ancien président

Sob Edry Brice Agbo compare ce traitement à celui réservé à l'ancien dirigeant irakien Saddam Hussein :

[…] Regardes comment on traite de façon indigne un president et la premiere dame (ou ex selon certains), ça n'augure pas de meilleur lendemain. La situation actuelle est comparable a celle qui a prevalu en Irak avec Saddam Hussein, sans comparer Laurent Gbagbo à Saddam. Nous connaissons la suite.

Arsène Pro-Dally parlant de la première allocution d'Alassane Ouattara après l'arrestation de Gbagbo, écrit :

Prions qu'on ne tombe pas encore à plus bas que la poussière. Bonjour la réconciliation!

Zon Guiriekpe Michel écrit :

MAMAN SIMONE PARDONNE à TOUS CES MéCRéANTS. LE PEUPLE EST MEUTRIE DANS SA CHAIR PAR LES AGGISEMENTS DE CES DERNIERS QUI NE CONNAISSENT PAS LA VALEUR D UNE FEMME ET SURTOUT D'UNE PREMIERE DAME

D'autres internautes estiment que le traitement reçu par les Gbagbo est mérité après toutes les atrocités auxquelles ils ont eu part pendant leur règne.

Réagissant à un article publié par le blogueur Guy Kouassi sous le titre ‘J'ai pleuré’, Roma commente :

[…] Il mérite ce qu'il mérite…arrêtez de nous distraire en jouant les sentimentalistes. Ces milliers de morts inutiles ne reviendront plus jamais. Par contre, lui il a la chance de vivre. Je le préfère humilié mais en vie au lieu de la tuerie atroce de Guéi Robert lorsque Koudou a pris le pouvoir en 2000.

Violations des droits humains à Abidjan

L'arrestation de Laurent Gbagbo n'a pas mis fin au conflit ivoirien. Le site internet d'actualités Abidjan.net a publié un article d’Associated Press rapportant des atrocités commises par des fidèles d'Alassane Ouattara contre ceux de Gbagbo.

Le groupe Facebook La majorité Présidentielle, qui rassemble 10.496 partisans de Gbagbo, a publié une série de photos récentes d'Abidjan, la capitale économique et plus grande ville de Côte d'Ivoire. Ces images, prises dans le quartier de Riviera, montrent des élèves et jeunes gens suspectés de faire partie du mouvement des Jeunes Patriotes de Gbagbo :

An atmosphere of terror in Riviera, Abidjan. Image from La Majorité Présidentielle on Facebook.

Atmosphère de terreur à Riviera, Abidjan. Photo La Majorité Présidentielle sur Facebook.

Students and young men are mistaken for Gbagbo's Young Patriots. Image from La Majorité Présidentielle on Facebook.

Des élèves et des jeunes gens sont pris à tort pour des Jeunes Patriotes de Gbagbo. Photo La Majorité Présidentielle sur Facebook.

Sur la photo suivante, la personne qui l'a mise en ligne identifie Koné Zakaria, ancien commandant d'un régiment de la rébellion de Guillaume Soro [aujourd'hui premier ministre d'Alassane Ouattara], comme l'un des protagonistes de la scène de violence :

Koné Zakaria in a scene of violence. Image from La Majorité Présidentielle on Facebook.

Koné Zakaria dans une scène de violence. Photo La Majorité Présidentielle sur Facebook.

Amnesty International a dénoncé [article en anglais] le 12  avril les représailles exercées par les forces loyales à Alassane Ouattara, maintenant Président de Côte d'Ivoire.

Ce billet fait partie de notre dossier spécial Côte d'Ivoire 2011

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