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Sri Lanka : Manifestations des ouvriers du textile de la zone franche de Katunayake

Début juin, des échauffourées dans une zone franche d'ateliers textiles au Sri Lanka (FTZ, Free Trade Zone, en anglais) entre la police et des manifestants  ont causé la mort d’un jeune travailleur et plus de 200 travailleurs et policiers ont été blessés [en anglais comme tous les liens suivants]. Les travailleurs de la FTZ manifestaient contre le régime de retraites proposé par le gouvernement sri lankais.

Environ 30 % des produits textiles exportés par le Sri Lanka sont fabriqués dans la zone franche de Katunayake, et le secteur textile est l'un des trois secteurs clefs apportant des devises étrangères au Sri Lanka. Après ces affrontements, la fermeture de cette FTZ pendant deux jours a engendré une perte économique conséquente.

Manifestation organisée par l'alliance des syndicats devant la gare ferroviaire de Colombo contre l’attaque de la police contre des travailleurs non-armés dans une zone franche (1er juin). Photo sur Flickr de Vikalpasl. Publiée sous licence CC PAR – NC

Du côté de Groundnews, site d'information sur l’actualité sri lankaise, Rasika Jayakody écrit :

A part cette mort tragique, la violente attaque de la police sur les travailleurs de cette zone franche a fait plus de 200 blessés. Le lundi soir, les hôpitaux Ragama et Negombo étaient bondés de manifestants blessés. Ce fut incontestablement une des répressions les plus violentes observées récemment. Il existe plusieurs enregistrements vidéo où l'on voit clairement les attaques barbares et inhumaines des policiers sur des manifestants non-armés.

Groundviews a publié quelques vidéos (par Vikalpa) des manifestations de ce jeudi, après que la police ait tué Rochan Chanaka, un jeune travailleur de la FTZ. En voici une :

Suite à ces troubles, le chef de police sri lankaise, Mahinda Balasuirya, a démissionné de son poste et les deux officiers de police impliqués dans cet affrontement ont été arrêtés. Une enquête officielle sur cette affaire a été ouverte.

Le jour suivant, des centaines de moines bouddhistes sont descendus dans la rue pour protester contre ce massacre devant la résidence présidentielle.

Le bloguer Serendipity interpelle :

Qui a donné l’ordre de tirer ? Qui a autorisé l’usage des barres de fer ? Pourquoi la police anti-émeutes n’a-t-elle pas été convoquée ? Et pourquoi le canon à eau n’a-t-il pas été utilisé ? C’est également surprenant qu’aucun employeur de la FTZ n’ait participé à la manifestation, ce qui me laisse supposer que le gouvernement a acheté leur silence en sous-entendant que ‘si vous êtes contre nous, nous allons rendre les choses difficiles pour vous’. Attention à la psychose !

Quelle est l’importance de ces manifestations pour le Sri Lanka ? Selon Rasika Jayakody :

Ce mouvement de protestation des travailleurs de la zone franche à Katunayake a crée une onde de choc chez ‘les grosses têtes’ du gouvernement, intoxiquées par le pouvoir et leur autorité. Le message a été clairement transmis par l’agitation des Sri Lankais en réaction à l’arrogance de leur comportement politique.

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