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Cuba : En défense des Dames en blanc

[Liens en anglais, sauf mention contraire]

Les blogueurs cubains continuent à mettre à jour les billets rédigés au sujet de la dernière agression perpétrée à l'encontre des Damas de Blanco (« Les dames en blanc ») au cours de laquelle des membres du groupe ont été « attaquées et violemment frappées par des agents des forces de sécurité du président Castro à la sortie d'une église ».

L'ONG Coalition of Cuban-American Women a publié un communiqué de presse dénonçant l'agression. Le document comprend un message audio, en espagnol, d'une des Dames en blanc, Tania Montoya Vázquez, expliquant le déroulement des événements. Le communiqué a également été publié sur El Cafe Cubano en signe de solidarité.

The Ladies in White shout slogans. Image by Flickr user Globovisión (CC BY-NC 2.0).

Les Damas en blanco scandant leurs slogans. Image de l'utilisateur Flickr Globovisión (CC BY-NC 2.0).

Le blog Babalu commente l’enregistrement de Tania Montoya Vazquez, qui a appelé Hablalo Sin Miedo (« Parle-en sans peur ») au moment des faits hier :

Sa voix traduit le désespoir et la peur. Nul besoin de comprendre l'espagnol, pour le noter. Le ton de sa voix et les cris que nous pouvons entendre donnent un compte rendu terrifiant de la brutalité de la dictature en place.

D’autres mouvements ont réagi à l’agression. C’est le cas de la International Federation of Liberal Youth qui a émis la déclaration suivante :

Belkis Cantillo Ramirez a reçu une balle dans le bras, d’autres ont reçu de violents coups de bâtons, de pierres et d’autres objets. Tania Montoya et Rodaisa Corrioso ont été arrêtées et treize membres du groupe, y compris Belkis Cantillo Ramirez, reçoivent des soins à l’hôpital local.

La International Federation of Liberal Youth (IFLRY) condamne fermement cette agression. Las Damas de Blanco est un mouvement strictement pacifique. Répondre à une résistance non-violente avec une telle brutalité dépeint la tyrannie du régime Castro. Si les autorités n’apportent pas les sanctions requises à cette agression, une enquête doit être immédiatement ouverte, à laquelle une large compétence doit être offerte.

La déclaration demande ensuite « la libération immédiate et sans condition de Tania Montoya et Rodaisa Corrioso ».

Babalu publie un second billet sur le sujet, contenant notamment des photos, dans lequel nous pouvons lire :

Un rapide examen des sites web de certains « experts cubains » très en vue, ne fait état d’aucune mention concernant la violente attaque à l’encontre de femmes courageuses et sans défense. Les récits mis en avant par ces « experts » reflètent ceux du régime… Ils ne sont pas prêts à faire la vérité sur ces atrocités…

Uncommon Sense intervient aussi, indiquant :

À sa décharge, un porte-parole de l’Église catholique de Santiago de Cuba a confirmé le rapport et dénoncé l’agression. [lien en espagnol]

L’observation est intéressante, considérant la réaction publiée sur Babalu [ci-après] à propos d’un article paru dans USA Today :

Pour tourner la page de l’ère Castro, Cuba devra compter avec une personne en qui tous les segments de la société ont confiance qui puisse guider ce pays vers de nouveaux temps, sans effusion de sang et soulèvements. Le Cardinal Jaime Lucas Ortega y Alamino, archevêque de La Havane, est l’homme de la situation. Fils d’un ouvrier d’une sucrerie, il possède les qualités requises pour combler toute vacance au pouvoir.

Babalu désapprouve totalement :

Dans une démonstration d’ignorance et d’arrogance, Mark Pinsky explique que l’archevêque de La Havane ferait un bon candidat au poste présidentiel, alors qu’il s’agit d’un des individus les plus corrompus et compromis du pays et ignore totalement les respectables dirigeants tels que le Dr. Oscar Elias Biscet qui, contrairement à Jaime Lucas Ortega, n’a pas renoncé à ses principes et ne s’est pas laissé manipuler par la dictature.

El Cafe Cubano partage cet avis :

Dimanche dernier, à Santiago de Cuba, une ville de la province orientale de Cuba, des femmes appartenant à un groupe activiste défendant la démocratie ont été violemment agressées, physiquement et verbalement, dans la rue, par des membres des forces de sécurité gouvernementales. Cela s’est déroulé à la sortie de la messe prononcée à la basilique El Cobre, dédiée à Nuestra Señora de la Caridad [patronne de Cuba], où les femmes priaient pour la liberté de tous les prisonniers politiques cubain et du pays.

L’Église catholique est restée silencieuse, préférant détourner le regard…

Il ne fait aucun doute que la diaspora cubaine ne cessera de suivre le cours des événements et d’apporter son soutien en ligne aux Damas de blanco.

Consultez le flux de photos Flickr de Globovisión duquel est tiré le cliché illustrant ce billet.

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