Toutes les langues dans lesquelles nous traduisons les articles de Global Voices, pour rendre accessibles à tous les médias citoyens du monde entier

En savoir plus Lingua  »

Cambodge : Une enquête ouverte suite au décès d'une domestique en Malaisie

[Liens en anglais] Selon un article du Phnom Penh Post, une enquête sur le décès d'une employée domestique cambodgienne travaillant en Malaisie a été ouverte par l'ambassade du Cambodge en Malaisie en collaboration avec la police.

La tante de la domestique a été informée par l'agence de recrutement APTSE & C Cambodia Resource Co Ltd que sa nièce était décédée d'une pneumonie. Mais la visite médicale passée au Cambodge avant son départ pour la Malaisie n'avait révélé aucun problème de santé.

Suite à un article publié et diffusé par le site d'agrégation d'informations Khmerization qui fait état d'un email d'une source anonyme dénonçant les mauvais traitements d'un employeur sur une domestique, on estime à présent qu'il pourrait s'agir d'un assassinat.

Des associations de droits de l'Homme et les hommes politiques se sont saisis de l'affaire en demandant une enquête en bonne et due forme. La source anonyme déclarait dans son courrier au Khmerization :

Sur votre blog (khmerization.blogspot.com), nous sommes tombés sur un poste intitulé “L'ambassade de Malaisie sauve une domestique cambodgienne suite à un article de Khmerization” publié le 23 mars dernier. Nous voudrions porter à votre attention le décès récent d'une domestique cambodgienne que l'on soupçonne être dû aux mauvais traitements que lui infligeait son employeur.

Des voisins déclarent avoir vu la défunte maintes fois battue et maltraitée et qu'elle a cherché de l'aide auprès des autres domestiques. La veille de son décès, elle a fait transmettre un message, demandant d'informer son oncle au Cambodge si elle était amenée à disparaitre sans raison.

 

La députée Mu Sochua s'engage à enquêter sur le décès de la jeune domestique.

Il faut rappeler que Khmerization a déjà réussi une fois par le passé à convaincre les autorités d'ouvrir une enquête et à venir en aide à une autre domestique cambodgienne en Malaisie qui subissait des mauvais traitements de son employeur. En plus de la publication d'un article sur le sujet, Khmerization avait fait circuler un appel demandant à ses lecteurs d'écrire à l'ambassade du Cambodge en Malaisie.

D'après le rapport 2011 intitulé “Les droits des travailleurs migrants en Asie” préparé conjointement par CARAM Asie (Coordination of Action Research on Aids and Mobility),  CARAM Cambodge et l'ONG Tenaganita, le nombre d'employés domestiques cambodgiens en Malaisie est de plus de 40 000, dont 51.7% de femmes. Le rapport décrit certains abus auquels font régulièrement face les employés domestiques :

  • Conditions de travail différentes de celles mentionnées dans le contrat passé entre les employés domestiques migrants et les agences de recrutement. Par exemple : salaires plus bas et possibilité d'être tenu en servitude jusqu'à remboursement d'une dette dont les employés n'ont aucune connaissance avant leur départ
  • Détention dans les “centres de formation” des agences de recrutement
  • Jeunes filles mineures envoyées sur le lieu de travail avec des faux papiers
  • Non-paiement des salaires
  • Paiement irrégulier des salaires (les domestiques migrants ne sont payés qu'au terme de leur contrat)
  • Horaires de travail à rallonge
  • Service 24h sur 24
  • Tâches nombreuses à exécuter
  • Absence de congés et de jours de repos
  • Absence d'intimité
  • Insultes
  • Violences sexuelles
  • Violences physiques
  • Confiscation des papiers d'identité

 

Commentez

Merci de... S'identifier »

Règles de modération des commentaires

  • Tous les commentaires sont modérés. N'envoyez pas plus d'une fois votre commentaire. Il pourrait être pris pour un spam par notre anti-virus.
  • Traitez les autres avec respect. Les commentaires contenant des incitations à la haine, des obscénités et des attaques nominatives contre des personnes ne seront pas approuvés.

Je m'abonne à la lettre d'information de Global Voices en Français
* = required field
Non merci, je veux accéder au site