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République du Congo : Brazzaville sous le choc de l'explosion d'un dépôt de munitions

Ce dimanche 4 mars, 2012, à 8h du matin heure locale, un dépôt de munitions a pris feu dans le quartier Mpida à Brazzaville, près du palais présidentiel et l'incendie a provoqué une série d'explosions. Des maisons dans ce quartier se sont effondrées et la panique s'est répandue dans la ville.

Le ministre de la défense a fait dans un premier temps la déclaration suivante à la télévision nationale [lingala et français] :

C'est juste un incident provoqué par l'incendie du dépôt de nos munitions. C'est pourquoi il y a eu des détonations. Certaines maisons ont été touchées par des éclats, leurs tôles envolées et des vitres brisées. C'est l'incendie du régiment blindé, lieu où nous conservons nos munitions, qui est à la base de tous ces dégâts. Pendant que je vous parle ici, nos experts se sont déployés sur le terrain pour éteindre le feu. Nous prendrons des mesures pour que les incidents de ce genre ne surviennent plus dans l'avenir. Nous présentons nos excuses aux hommes et aux femmes, à tous les frères et soeurs, pour ce trouble à la paix : des gens étaient paniqués, allant de gauche à droite. Nous vous prions de regagner vos domiciles car l'incident est maîtrisé. Nous vous rassurons qu'il ne s'agit pas d'une mutinerie, encore moins d'un coup d'Etat. Il s'agit juste d'un malheureux incident que nous regrettons. Nous avons appris aussi qu'il y a des blessés – ils ne sont pas nombreux – dus à ces éclats. Nous le regrettons.

Le nombre exact de victimes n'est pas encore connu [à l'heure de publication sur la version anglaise de Global Voices] mais selon plusieurs sources, on estime que des centaines de personnes peuvent avoir perdu la vie et des milliers d’autres être blessées. Le gouvernement avait d’abord fait état de quatre victimes et de douzaines de blessés, un bilan sous-estimé, selon Fortuné Ndombe, un journaliste congolais basé à Brazzaville. L'auteur l'a contacté par téléphone. Il décrit  ici la situation à l'heure de cet entretien [4 mars, après-midi]]:

Je suis actuellement au CHU de Brazzaville. C'est une catastrophe, on n'a jamais vu ça. Il y a encore des feux, beaucoup de maisons sont effondrées, c'est un vrai désastre. on n'arrive pas à expliquer ce qui s'est passé. (…) La situation pas encore maitrisée. Le gouvernment laissait croire qu'il n y a pas de morts, mais il ya plusieurs morts. Les hopitaux submergés. Je déplore que presque toutes les pharmacies soient fermées. Il faudrait les réquisitionner pour que les malades recoivent des médicaments. C'est peut-être demain que nous en saurons un peu plus. Si quelqu'un vous dit que la situation est maitrisée, ce sont des mensonges.

Cette évaluation de la situation était partagée sur Twitter par @BaaRbieCaRteR, qui écrivait :

@BaaRbieCaRteR:  4 morts 24 blessés !! Vous vous foutez de la gueule de qui ????! Ya plus de 300 morts ! On se croirait en Irak

Elle a également publié la photo ci-dessous, qui aurait été prise juste après la deuxième explosion :

La seconde explosion à Brazzaville. Photo BaaRbieCaRteR sur Twitter

 

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