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Greencore : À l’écoute des voix de Mongolie contre la détérioration de l’environnement

[Tous les liens sont en anglais sauf mention contraire]

Greencore.org est l’ONG mongole qui a procédé à une enquête dans le district de Matad, dans la province de Dornod en Mongolie, d’avril à octobre 2011. Impliquée, la population locale a participé au projet en remplissant des formulaires d'enquête auprès des citoyens (CRC pour les sigles en anglais) qui comprenaient 13 questions concernant leur opinion sur la détérioration de l’environnement dans la région. Les résultats de l’enquête ont tout d’abord été publiés sur le blog de Greencore [en mongol].

L’objectif du projet est d’assurer la supervision et le contrôle par les citoyens des revenus de l’industrie minière et du pétrole et d’identifier dans quelle mesure celle-ci assume sa responsabilité sociale et agit face à l’obligation juridique mongole de rendre publics ses revenus (en savoir plus ici).

Détérioration de l’environnement en Mongolie. Photo de l’ONG Greencore.

Les conclusions et les résultats du projet ont aussi été diffusés  par plusieurs médias dont le blog de Nomad Green, projet soutenu par Rising Voices. Il s’agit d’une étape primordiale vers la responsabilisation, la transparence des industries extractives, la responsabilité sociale des entreprises et une meilleure équité.

Sur le site de Nomad Green, Mongoloo a traduit un compte rendu du voyage de Greencore à Tamsag, district de Matad dans la province de Dornod :

En allant à Tamsag, nous voulons connaître la véritable activité de la compagnie chinoise Petrochina Dachin Tamsag dans une zone sensible et partager les renseignements obtenus avec d’autres personnes, puisque les commentaires des habitants au sujet de l’entreprise et de ses activités depuis plus de 10 ans ne sont jamais bons. Et puis, nous souhaitons aussi savoir si cette entreprise ouvre ses portes à de simples citoyens et vérifier si les gérants prennent en considération les demandes et les opinions de la population locale. Cependant, après avoir écouté les conversations des gens, je me suis rendu compte que je n’atteindrais pas facilement ces objectifs.

L’entretien avec Mme Ulziichimeg, la directrice de l’Agence d’Inspection Spéciale de la province de Dornod peut se lire ici et concerne le fonctionnement et les activités de la compagnie Petrochina Dachin Tamsag.

Mme Ulziichimeg: Nous avons procédé à l’inspection de la compagnie au mois de juin dernier. Lors de l’inspection 47 infractions ont été détectées. Pour y remédier, nous leur avons adressé une réclamation de caractère urgent et nous avons fixé un délai à respecter.

Otgoo Jargal, éditrice du projet Nomad Green en Mongolie a participé à ce projet et nous a aidés à traduire quelques-unes des conclusions principales.

Voici quelques renseignements recueillis lors de l’enquête et la période de contrôle qui ont été publiés sur le blog de Greencore :

L’influence chinoise [en mongol]:

La compagnie Petrochina Dachin Tamsag a versé 38 220 022 milliards de tugriks (monnaie mongole) au gouvernement en 2010. Pourtant, le village de Matad où il n’y a ni électricité ni accès à des services de première nécessité est resté très en arrière par rapport au reste du pays. Les taux de pauvreté et de chômage sont très élevés à Matad mais 90% des employés de la compagnie Petrochina Dachin Tamsag sont chinois.

Yourtes traditionnelles, photo publiée avec l’accord d’Otgoo

La destruction des steppes de Menen [en mongol]

Le district de Matad se trouve en plein cœur de la steppe nommée Menen qui, non seulement est la plus grande de Mongolie, mais aussi la dernière des plus vastes steppes du monde qui reste intacte. Beaucoup de scientifiques et experts en environnement nous ont suggéré de la sauver en l’inscrivant au patrimoine naturel mondial de l’UNESCO.

Mais entre-temps, cette magnifique steppe est en train d’être détruite et même les éleveurs locaux se perdent au milieu des routes tracées par la compagnie pour la recherche et le transport du pétrole dans cette région.

Le réseau routier détruit l’harmonie des steppes.

Bien qu’un guide local nous ait accompagnés, nous nous sommes égarés plusieurs fois pendant notre voyage d’une durée de deux jours. Nous étions vraiment perdus. À chaque fois que nous nous arrêtions pour demander notre chemin, nous nous trouvions face à des conducteurs chinois transportant du pétrole et ne parlant pas mongol. Affligés, les éleveurs locaux se demandent parfois s’ils sont vraiment dans leur pays ou bien en Chine.

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