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Tunisie : Les blogueurs contribuent au projet de constitution

La Tunisie célèbre la fête de l'indépendance – 20 mars

Le 23 novembre 2011, les Tunisiens ont élu une assemblée ayant pour mission de jeter les bases de la nouvelle constitution, après la chute du régime de Ben Ali. Aujourd'hui, cinq mois après, cette assemblée commence seulement à étudier les avant-projets. Des désaccords sur le premier article de la constitution ralentissent déjà les travaux. C'est l'Islam et la question de l'identité arabe qui est au coeur des débats de la nation.

Mohamed El Cherni a pris l'initiative de proposer dans son blog, bidules8 [en arabe], le texte des trois premiers articles. Dans son message , El Cherni propose que la Tunisie demeure un Etat laïque, dont la religion est l'Islam et la langue officielle l'arabe. Il met l'accent également sur l'ouverture de la Tunisie aux autres civilisations et à la culture des pays voisins et précisément aux cultures nord-africaine, africaine, arabe, méditerranéenne et européenne. Dans son premier article, El Cherni nous rappelle également le dessin du drapeau tunisien. Cette initiative fait probablement référence à la discrétion de ce drapeau, mise en cause par un étudiant religieux, qui l'avait descendu pour le remplacer par le drapeau salafiste.

El Cherni suggère que le second article soit dédié à la protection des libertés et de la dignité de tout citoyen tunisien. Il écrit :

حق الحياة و العيش الكريم و الملكية و التقاضي و الدفاع والنفاذ إلى المعلومة و المساواة في العمل و الصحة والتعليم
سلامته الجسدية وعدم تسليط أي شكل من أشكال التعذيب الجسدي أو النفسي
حرية المعتقد و التعبير و الصحافة و النشر و التنقل و التظاهر والعمل النقابي و التجمع في احزاب ومنظمات وجمعيات وتعاضديات وجماعات ونقابات.
دون تميز على أساس دين أو لون أو جنس أو جهة وفي إطار سلمي و ما دامت لا تدعو للكراهية والعنف والإقتتال و تحترم مبادئ الحرية و المساواة.
- Droit à une vie décente, à la propriété, la justice, la protection, la liberté de l'information et de l'Internet, droit à l'égalité face à l'emploi, à la santé et à l'éducation.
– Droit à la sécurité des personnes et interdiction de toute forme de torture physique ou psychologique.
– Liberté de croyance, d'expression, liberté de la presse, de l'édition, liberté de se déplacer, de manifester, de se syndiquer, de se réunir en partis politiques, en associations, en collectivités et en syndicats et cela sans distinction de religion, de couleur, de sexe ou d'origine régionale. Tout cela à la condition de ne pas appeler à la haine, à la violence, aux conflits, ni de priver quiconque des droits fondamentaux de liberté et d'égalité.

Le troisième article souligne le fait que la Tunisie reste une république démocratique, ce qui implique le pluralisme et l'alternance pacifique du pouvoir. La République approuve la séparation des pouvoirs et considère comme un crime toute tentative de remise en cause des fondements de sa Constitution.

L'opposition apparente entre les extrêmes du monde politique est le reflet d”une cassure à l'intérieur de la société tunisienne et de l'absence d'une action véritable qui favoriserait une compréhension mutuelle. Nous constatons qu'une fois encore, c'est la communauté des internautes qui prend position et pousse les dirigeants politiques à faire les meilleurs choix pour la Tunisie.

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