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L'Equateur se souvient de ses réfugiés colombiens

En Equateur, le nombre de réfugiés colombiens est en hausse chaque année. Leur nombre a commencé à devenir significatif en 2010, avec l'arrivée de 1200 à 1500 réfugiés tous les mois; au cours des années précédentes, en 2008 et 2009, ce chiffre ne dépassait pas 500 réfugiés par mois. Selon le Ministère des Affaires Etrangères équatorien, on estime à 53.000 le nombre de réfugiés colombiens en Equateur [en espagnol]. A l'occasion de la Journée Internationale des Réfugiés, le 20 juin, le problème des réfugiés colombiens en Equateur a attiré l'attention des médias et de la population.

En raison de la proximité géographique, les Colombiens émigrent en Equateur pour échapper aux conséquences de la violence résultant des conflits armés dans leur pays. En Equateur la situation a donné lieu à des critiques sociales et économiques de nombreux Equatoriens qui réagissent négativement à l'arrivée des Colombiens.

Octavio Villacreses (ox_villacresesp) [en espagnol], conseiller municipal de Guayaquil, a récemment rencontré Luis Varese, représentant du Haut Commissariat aux Réfugiés aux Nations Unies (UNHCR). Pendant la visite, Villacreses a posté [en espagnol] sur Twitter :

Les réfugiés continuent d'être victimes de discrimination et leurs droits humains sont bafoués. On s'efforce d'y remédier.

Des échanges de nombreux utilisateurs [en espagnol]  de Twitter, il apparaît que l'Equateur est le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés en Amérique Latine. Par ailleurs, une étude entreprise par le Cabinet de Conseil sur les Droits Humains et les Déplacements (CODHES), qui prend en compte les chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés aux Nations Unies (UNHCR), démontre que la Colombie est le premier pays au monde [en espagnol] en ce qui concerne le nombre de personnes déplacées et réfugiées, avec plus de 5,28 millions de personnes, les conflits internes en étant la cause.

Le site Refugees United [en espagnol] raconte l'histoire de nombreux Colombiens déplacés qui vivent dans des zones rurales sur la frontière équatorienne. C'est dans la province frontalière de Sucumbíos que l'on retrouve le plus de Colombiens. Pour subsister, ils prennent part à des activités agricoles ou commerciales.

De nombreuses [en espagnol] campagnes d'aide humanitaire ont été menée par le gouvernement national, les pays voisins et des organisations telles que les Nations Unies, UNHCR [en espagnol] (Haut Commissariat aux Réfugiés aux Nations Unies), CODHES [en espagnol] (Cabinet de Conseil sur les Droits Humains et les Déplacements) et Médecins Sans Frontières pour améliorer les conditions de vie des milliers de Colombiens déplacés sur le territoire équatorien.

Le Haut Commissariat aux Réfugiés aux Nations Unies (UNHCR) a partagé sur internet des vidéos qui illustrent le quotidien de milliers de réfugiés qui vivent à la frontière équatorienne :

A son tour, le Président de l'Equateur, Rafael Correa, a déclaré [en espagnol] qu'il condamnait toute forme de xénophobie. Il a aussi déclaré que la politique d'ouverture des frontières avec la Colombie n'avait rien à voir avec la “vague de délinquance” croissante, et que la population carcérale est moindre en comparaison de la population économiquement active qui stimule l'économie équatorienne.

Le chef de l'Etat fait référence à l'Alliance des Andes et au pacte signé entre des pays comme la Colombie, le Pérou et la Bolivie pour promouvoir la mobilité humaine dans la région. Enfin, le Président en appelle aux Colombiens pour se déclarer et prouver qu'ils sont des citoyens en fuite face à un conflit armé et qu'ils ne sont pas venu commettre des actes criminels.

Face aux récentes critiques à l'encontre de l'Etat équatorien qui demande un document de police pour les Colombiens demandeurs d'asile, Luis Varese [en espagnol] du Haut Commissariat aux Réfugiés aux Nations Unies (UNHCR) indique que l'Etat “a le droit, en contrepartie de l'asile qu'il accorde, de contrôler les cas qu'il juge nécessaires”.

Dimanche 17 juin 2012, la mobilisation en faveur des réfugiés s'est développée chez les utilisateurs de Twitter qui, comme Vanessa Hervás (@VanessaHervas) [en espagnol], ont appelé à rejoindre leur cause :

Actividades este domingo 17 en Quito a propósito del Dia Mundial del Refugiado. En Bici desde la Plaza de la Independencia a la Carolina

Programme de ce dimanche 17 à Quito pour célébrer la Journée Internationale des Réfugiés. Rando à vélo de la Place de l'Indépendance à la Carolina.

Christian Salas (@CSalasteleSUR) [en espagnol], correspondant en Equateur de teleSUR, partage les chiffres les plus récents :

Hasta el mes de mayo de este año #Ecuador ha reconocido a 56 200 refugiados,de los cuales, el 98.5%son colombianos. @ecuainm

Jusqu'au mois de mai de cette année, l'Equateur (#Ecuador) a recensé 56200 réfugiés, dont 98,5% sont colombiens. @ecuainm

Enfin, le Service Jésuite pour les Réfugiés et les Migrants en Equateur (@serviciojesuita) [en espagnol] remarque :

“La integración de los refugiados y migrantes a la sociedad, es un derecho que enriquece nuestra cultura” @SJRLAC

“L'intégration des réfugiés et des migrants dans la société est un droit qui enrichit notre culture.”@SJRLAC

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