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États-Unis : La poésie “tissée” de New York

(Liens en espagnol) “El Tejedor en Nueva York” est une anthologie dédiée au voyage, publiée par le photographe et responsable culturel Juan J. Sanz Morera et par sa maison d'édition indépendante “La Unica Puerta Izquierda” (LUPI, ‘la Seule Porte à Gauche’). Sanz, qui a lancé la collection “Tejedor en Nueva York”, avec le concours de David González à Madrid, a invité le libraire de McNally Jackson, Javier Molea, et l'auteure espagnole Isabel Cadenas Cañon à participer à un projet consistant à entremêler les écrits de 17 poètes de passage à New York, ville dans laquelle ils trouvent leur inspiration pour écrire.

Voici un extrait des anti-règles qui ont guidé les auteurs participant à cette anthologie :

Ce sont peut-être les critères de sélection que nous suivons qui ont déterminé cet esprit. Nous avions besoin de tourner le dos aux anthologies chronologiques, correctes, galvaudées. Nous avons alors décidé de profiter de l'occasion et de réaliser un livre pour les textes qui n'ont pas leur place dans une anthologie : une anthologie de textes non anthologisables. Les auteurs présents dans cette anthologie avaient une consigne unique : ils devaient nous envoyer des textes qui n'auraient, à leur avis, aucune chance d'être sélectionnés dans une anthologie. Dans ces conditions, cette anthologie est, en premier lieu, un acte de désobéissance contre les anthologies. Premier acte de résistance.

Pour réaliser ce projet, Sanz a traversé la ville en compagnie des poètes, avec qui il s'est entretenu dans différents lieux, en les invitant à lire leurs poèmes en plein air, après quoi il a publié ces documents sur le portail de sa maison d'édition. Objectif : “parvenir à connaître par leur entremise ce qui “mijote” dans les villes dans lesquelles nous nous rendons. C'est le moyen pour nous de lire et de profiter de la lecture, mais aussi de connaître la ville, ses lieux, ses sentiments, les gens qui y vivent”.

Après cela, nous avons partagé trois entretiens disponibles sur leur portail virtuel. Dans le premier d'entre eux, l'écrivain colombien Carlos Aguasaco, évoque – entre autres choses – la renaissance du savoir-faire littéraire des auteurs caribéens et latino-américains à New York.

Aguasaco dirige également Artepoética.com, où il anime une émission radio et vidéo virtuelle, et publie des informations, des essais et des nouvelles sur des concours littéraires notamment.

Continuons avec l'entretien avec le “poète, interprète, professeur et polémiste portoricain” Urayoan Noel Martínez, qui a reçu dernièrement une bourse post-doctorale de la Fondation Ford pour terminer un livre sur la poésie “Nuyorican” [des Portoricains de New York] des années soixante à nos jours.

Terminons avec l'entretien avec Soledad Marambio, journaliste et auteure chilienne :

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