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La blague d'un footballeur péruvien déclenche une alerte de sécurité à l'aéroport de San Jose

Mercredi 15 août 2012, l'équipe nationale de foot du Pérou a disputé un match amical contre la sélection nationale du Costa Rica. Le score final a été 1-0, avec une victoire pour le Pérou. Pour un pays habitué à souffrir des échecs en football, cela aurait suffit comme nouvelles.

Cependant,  les choses se sont corsées le lendemain. L'équipe s'apprêtait à monter à bord en passant par les contrôles de sécurité de l'aéroport international de San Jose au Costa Rica avec tous les autres passagers du même vol. Ils en étaient à leur troisième contrôle de sécurité quand le joueur de football John Galliquio a déclaré : “un effort supplémentaire et ils trouveront l'arme que je transporte avec moi”.

Le compte Twitter de l'équipe nationale du Pérou, Selección Nacional (@SELECCION_PERU) [espagnol], a ensuite annoncé, sans répéter la plaisanterie en question :

@SELECCION_PERU: Una broma malinterpretada por personal de la.aerolínea y del aeropuerto ha generado problemaa en el vuelo de retorno de la selección.

@SELECCION_PERU [espagnol]: Une plaisanterie qui a été mal interprétée par la compagnie aérienne et le personnel de l'aéroport a créé des problèmes pour le vol retour de l'équipe nationale.

Cela a déclenché toutes les alarmes à l'aéroport international de San Jose, et un protocole anti-terroriste a été activé, comme l'a confirmé Celso Gamboa, vice-ministre de la Sécurité du Costa Rica. Galliquio a été retenu pour un interrogatoire et n'a pu prendre le vol avec le reste de l'équipe. En raison de cet incident, le vol a subi un retard de deux heures.

John Galliquio, image par Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Galliquio est arrivé à Lima plus tard le même jour, et aurait dit [espagnol] : «Je m'excuse auprès de tous les gens qui ont dû être évacués de l'avion et pour le retard du vol. Chaque jour, nous apprenons de nouvelles choses afin d'éviter les mêmes erreurs. C'est fini maintenant, et il n'y a rien d'autre à dire. Tout va bien”.

Mais apparemment, il y avait plus à dire, tant au Pérou qu’ à l'étranger.

Republiant un article du journal El Comercio [espagnol], le blog Esto es bueno [espagnol] a noté :

“Un dicho de Galliquio a los muchachos, en broma, ha activado el protocolo anti-terrorismo en el vuelo. Parece una sobrereacción”, así fue complementada la información.

“Une phrase dite par Galliquio aux joueurs, en guise de plaisanterie, a activé le protocole anti-terrorisme sur le vol. Cela ressemble à une réaction exagérée”, c'est ainsi que l'information a été complétée.

@SELECCION_PERU [espagnol] a plus tard tweeté :

@SELECCION_PERU: John Galliquio ya fue liberado. Sin cargos.

@SELECCION_PERU [espagnol]: John Galliquio a été libéré. Pas de charges.

Le blog TVHD online [espagnol] a reposté ce que son coéquipier Paolo Guerrero a dit :

Estábamos bromeando. Yo dije (sobre Galliquio): ‘Él es el que tiene droga’, y no pensé que fueran tan estrictos”, relató Paolo Guerrero en el aeropuerto Jorge Chávez. “Esperemos que regrese bien”, agregó el capitán peruano.

Nous plaisantions. J'ai dit (sur Galliquio) : « Il est celui avec la drogue », et je ne pensais pas qu'ils seraient aussi stricts », a déclaré Paolo Guerrero à l'aéroport Jorge Chávez [à Lima]. “J'espère qu'il sera de retour en toute sécurité”, a ajouté le capitaine péruvien.

L'incident a attiré l'attention à l'étranger aussi.

En Argentine, Perfil [espagnol] a indiqué que dès que Galliquio a fait sa plaisanterie, les protocoles anti-terrorisme ont été activés à l'aéroport international de San Jose au Costa Rica à 11h30 le jeudi matin. En Espagne, le journal sportif Marca [espagnol] a écrit que cet événement a retenu Galliquio en territoire costa-ricien, où il a été interrogé par le procureur général. Le journal sportif La Nación – Puro Deporte [espagnol], du Costa Rica, a écrit que Galliquio avait provoqué un chaos à l'aéroport alors que son équipe était sur le point de quitter le pays.

D'Allemagne, le blog Agencia Latina Press [allemand] écrit :

Der peruanische Fußballspieler […] während der Rückreise vom Länderspiel in Costa Rica (1:0) auf dem Flughafen des zentralamerikanischen Landes festgenommen worden. Nach Angaben des peruanischen Fußballverbandes hatte er “witzige” Kommentare während der Sicherheitskontrolle gemacht.

Un joueur de football péruvien […] a été arrêté sur son vol de retour vers son pays après un match au Costa Rica (1:0) à l'aéroport de la ville d'Amérique centrale. Selon les autorités péruviennes de football, c'était en raison du commentaire “drôle” qu'il a fait pendant les contrôles de sécurité.

Pendant ce temps, les commentaires affluaient sur Twitter.

L'utilisateur @442 [espagnol] partage sa curiosité :

@442: Insólita detención por “terrorista” del peruano John Galliquio (ex Racing)

@442 [espagnol]: Détention inhabituelle pour [être] « un terroriste » pour le péruvien John Galliquio (ex Racing).

Sur son compte Twitter, le journal sportif péruvien Libero (@diariolibero) cite Galliquio :

@diariolibero: John Galliquio: Siempre hago bromas, pero asumo mi responsabilidad y estoy arrepentido ow.ly/d1L3h

@diariolibero [espagnol]: John Galliquio: Je plaisante toujours , mais j'assume mes responsabilités et je le regrette. ow.ly/d1L3h

Entretemps, Diego R. (@diegovera_) [espagnol] retweete ce que Nolberto Solano, un autre joueur de football péruvien, a déclaré :

@diegovera_: Sí, claro. RT @Netjoven Nolberto Solano: Lo de John Galliquio quedará como anécdota

@diegovera_ [espagnol]: Ouais, c'est ça. RT @Netjoven Nolberto Solano: L'affaire John Galliquio sera juste une anecdote.

D'autre part, Gustavo Gutierrez (@Gustav0_G) [espagnol] donne le lien vers un article qui rend compte des conséquences de la blague de Galliquio :

@Gustav0_G: Federación castigará a John Galliquio http://bit.ly/Q907k7

@Gustav0_G [espagnol]: [La Fédération péruvienne de football] sanctionnera John Galliquio http://bit.ly/Q907k7 [espagnol]

Eric Olavarrieta (@ericolavarrieta) [espagnol]  est indigné, comme on peut le voir à travers ces deux tweets :

@ericolavarrieta: ¿Crear una crisis que lastima la imagen de tu selección y luego decir que fue una broma? #quéhaces #imagendeportiva -> bit.ly/NJpyKU

@ericolavarrieta [espagnol]: Provoquer une crise qui affecte l'image de votre équipe nationale et ensuite dire que c'était une blague ? #quéhaces [Qu'est-ce que tu fais?] #imagendeportiva [image sports] -> bit.ly/NJpyKU

@ericolavarrieta: Y luego sale otro jugador a rematar diciendo “en broma” que eran drogas #nojuegues #imagendeportiva -> bit.ly/NJqxLj

@ericolavarrieta [espagnol]: Et puis un autre joueur arrive et plaisante en disant que c'était de la drogue #nojuegues [ne plaisante pas avec ça] #imagendeportiva -> bit.ly/NJqxLj
Le même utilisateur réfléchit sur son blog éponyme, Ericolavarrieta [espagnol]:

¿Cuándo vas a despertar Perú? ¿Cuándo dejarás de dar esto tipo de lamentables noticias? ¿Cuándo te vas a poner a trabajar en serio por tu imagen y tu reputación deportiva?

Esperar que sucedan cosas peores y entonces sí reaccionar, no es el camino. Dejar pasar más tiempo para que a la prensa y a la gente se le olvide, tampoco. Hoy es el momento, hoy es tu momento.

Quand vas-tu te réveiller, Pérou? Quand vas-tu laisser derrière toi ce genre de nouvelles regrettables ? Quand vas-tu commencer à travailler sérieusement pour le bien de ton image et ta réputation sportive ?

Attendre que le pire arrive, puis réagir, n'est pas la voie à suivre. Il n'est pas correct non plus de laisser passer le temps pour que la presse et les gens oublient. Aujourd'hui, tu as l'occasion, aujourd'hui, c'est ton moment.

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