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Venezuela : L'ère Chavez relancée pour six ans

Ce post a été rédigé en collaboration avec Jessica Carrillo.

A l'issue de l'élection la plus intense [en espagnol comme les liens suivants] et la plus disputée des dernières décennies, la gestion d'Hugo Chávez Frías débutée en 1999 se poursuivra six ans de plus au Venezuela. Les réactions sur les réseaux sociaux -et en particulier sur Twitter- ont elles aussi été très fortes, notamment au moment de l'annonce officielle des résultats.

Du côté de ceux qui soutiennent le président, les tweets montrent la joie et la satisfaction. Au contraire, chez les partisans d'Henrique Capriles se mêlent la déception et la profonde conviction que des changements seront tout de même possibles à l'avenir.

L'image d'un pays divisé en deux apparaît plus nettement qu'auparavant. Les barrières entre les différentes couches de la société sont toujours présentes dans les discours.

Sympathisants d'Hugo Chávez au cours d'un des événements de la campagne, le 11 juin 2012, à Caracas. Photo de Sergio Alvarez, copyright Demotix.

Adriana (@SombreroRojo) écrit :

@SombreroRojo : Continuez ! continuez les discours de marginalisation du genre : tierruos  [ploucs]  [nom péjoratif employé pour qualifier les gens des quartiers], rustres, analphabètes. On va avoir Chavez quoi…30 ans de plus ? oui, facile !

MariAzul (@Mariazul84) précise :

@Mariazul84 : Que ce soit avec mépris, dégoût, arrogance etc, ils devront accepter que les ploucs ont élu le président pour les “gens convenables”.

@Racksonador appelle quant à lui à arrêter les discours alarmistes :

@Racksonador : Arrêtez de dire qu'on va tuer les gens, que vous allez vous faire tuer ou que vous allez quitter le pays. C'EST TERMINÉ. #ElcomandanteSeQueda

 

Du côté de l'opposition on note également des remerciements à Henrique Capriles pour son travail de campagne et des critiques envers l'opportunisme du président sortant. De graves irrégularités qui persistent depuis le début de la campagne présidentielle sont également dénoncées.

Nombreux sont ceux qui appellent à réfléchir, à poursuivre la lutte, et à prendre en compte le fait que même si la victoire n'a pas été obtenue lors de ces élections, l'opposition dispose désormais d'une unité organisée qui favorisera un travail de cohésion, plus efficace dans les années à venir.

Fedosy Santaella (@Fedosy) écrit :

@Fedosy: Capriles sera encore présent, et je continuerai à écrire. Mon pays est mon pays. Je n'en suis pas moins vénézuelien, ni moins écrivain.

Moraima Guanipa (@haticos) affirme :

@haticos: Je reconnaitrai la victoire d'Hugo Rafael Chávez Frías mais je n'applaudirai jamais la manière opportuniste, abusive et manipulatrice avec laquelle elle s'est imposée.

@upallove, exprime pour sa part sa déception, par rapport à cette élection et à d'autres scrutins à l'étranger :

@upallove: En Argentine c'est Cristina qui a gagné. Au Mexique c'est Peña Nieto qui a gagné. Au Venezuela c'est Chavez qui a gagné. En Amérique latine c'est l'ignorance qui a gagné.

Andrea (@DynamiteAndre) fait part, comme beaucoup d'autres, de son inquiétude face à l'utilisation d'armes pour célébrer la victoire :

@DynamiteAndre: “¡VIVE CHÁVEZ!” suivi du son de nombreux tirs. Non, ami partisan de Chavez. Ce n'est pas comme ça que tu vas me convaincre que c'est bien.

Après avoir cherché dans les nombreux échanges qui ont eu lieu le soir des élections, une idée semble se détacher du débat : le besoin de reconnaissance afin de dépasser la grande division entre les classes, et l'autocritique nécessaire de la part des deux candidats. Selon Luis Carlos Díaz (@LuisCarlos), ce sont les besoins qui ressortent en tant que résultats des élections :

@LuisCarlos : la compétition commence par la reconnaissance de l'autre

Luis Carlos souligne également une réflexion nécessaire à toutes les tendances :

@LuisCarlos : Le président Chávez remporte l'élection présidentielle pour la quatrième fois. Sa période de mandat : 1999-2019.

Du côté officiel, Gabriel López (@GaboVzla) affirme :

@GaboVzla : la victoire que nous connaissons déjà tous mérite également de profondes réflexions, qui verront certainement le jour. Aujourd'hui, célébrons et renforçons notre démocratie.

 

Cette semaine, les questions ouvertes et les points de vue sur les élections seront au centre des conversations sur la blogosphère vénézuelienne.

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