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La police turque utilise des lacrymogènes contre les mères de prisonniers politiques kurdes

[Tous les liens de cet article sont en anglais]
Des prisonniers politiques kurdes ont atteint aujourd'hui leur 55ème jour de grève de la faim. En Turquie, on compte plusieurs centaines de prisonniers politiques qui sont en grève de la faim, et des manifestations de soutien ont eu lieu un peu partout en Europe, et plus particulièrement en Turquie. Hier (le 4 novembre 2012), les mères de certains de ces prisonniers politiques ont organisé un sit-in et ont été accueillies avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau ; les principaux médias turcs et les ministres du gouvernement continuent d'ignorer la colère du peuple kurde et leur indifférence à vouloir trouver une solution politique à la question kurde n'a fait qu'empirer la situation.

Dans une grande partie du Kurdistan, des manifestations de solidarité se sont multipliées, mais malgré l'attention que les grèves de la faim ont reçue dans les régions kurdes, rares sont les grands médias qui les ont évoquées. Le peu de couverture médiatique des événements a provoqué la colère de nombreux Kurdes qui se tournent vers les sites de réseaux sociaux pour exprimer leur mécontentement. Hulya, qui est à Liverpool, déclare:

@hulyaulas: La plus importante grève de la faim jamais menée par des prisonniers politiques kurdes est complètement ignorée par les médias du monde entier.

Dirman ajoute que :

@dirman95: C'est vraiment trop difficile de manger alors que l'on sait que la grève de la faim dure depuis 51 jours et que le reste du monde ne s'en soucie pas… c'est écœurant !

The Stream, l'émission d'Al Jazeera, a été le seul grand média international à insister sur la gravité de la grève de la faim. Ils ont utilisé leurs réseaux sociaux pour attirer l'attention sur la situation. Ils ont, par exemple, publié sur Twitter ce qui suit :

@ajstream: Pourquoi le gouvernement et les médias turcs ont-ils décidé d'ignorer les grèves de la faim de 715 prisonniers politiques kurdes ?

Une pétition a été lancée sur internet, qui a déjà rassemblé 3451 signataires et qui demande au gouvernement turc d'engager des discussions constructives avec les prisonniers. Judith Butler, à Berkeley, explique que :

Le gouvernement turc doit véritablement entrer en pourparlers avec ces prisonniers qui mettent maintenant leur vie en danger pour dénoncer l'injustice qu'ils subissent.

KurdishBlogger.com a publié la photographie suivante sur son profil Facebook.

A Slemani, dans le sud du Kurdistan, des kurdes manifestent leur soutien à leurs sœurs et frères qui sont en grève de la faim dans 67 prisons turques (on évoque au minimum 682 détenus).

Et Tara Fatehi, une activiste kurde qui vit en Australie, exprime la colère qu'elle ressent vis à vis de la communauté internationale :

Depuis le 12 septembre 2012, des milliers de prisonniers politiques kurdes sont en grève de la faim, et la communauté internationale ne dit rien. Il s'agit de la faim des kurdes pour la liberté, ce concept n'est pas nouveau. Les Kurdes se sont battus pendant des décennies pour leurs droits, pour la paix et pour leur liberté. Hannelore Kuchlersaid ne pouvait mieux résumer la situation en déclarant que : “Le Kurdistan est un pays retenu en otage”. Et tandis que le reste des médias internationaux veut vous faire croire que tout ça est le fait d'Abdullah Ocalan et du PKK, dites vous que ce n'est pas le cas. Il s'agit ici pour beaucoup d'acquérir des droits humains fondamentaux dans leur propre pays.

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