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Mexique : L'investiture mouvementée du Président Enrique Peña Nieto

Le 1er décembre 2012, Enrique Peña Nieto a été investí Président du Mexique au milieu de troubles et de manifestations dans différents quartiers de Mexico : aux alentours du Palais Législatif de San Lázaro [en espagnol], sur la Place de l’Ange de l’Indépendance et dans le quartier central du Zócalo.

Les manifestants venaient montrer leur rejet de Peña Nieto, ce président dont l’arrivée au pouvoir est entachée d’irrégularités. Au Congrès, des députés ont déployé [en espagnol] une pancarte clamant « Imposición consumada, México de luto » (« Imposition [es] consommée, Mexique en deuil »).

Les internautes ont également exprimé leur mécontentement concernant l’investiture sur Twitter avec le hashtag #MexicoNoTienePresidente, qui est devenu un sujet Tendance mondial. Ils ont aussi commenté la passation de pouvoir qui a eu lieu à minuit, dans le Palais Présidentiel, à l’écart des médias.

Le mouvement #YoSoy132 a publié sur Facebook une liste de manifestations [en espagnol] de protestation au Mexique et dans le monde.

Pancarte sur les barricades qui protégaient San Lázaro pour l'investiture du président. Photo sur Flickr de Eneas (CC BY 2.0)

À Mexico, de jeunes manifestants ont commencé à se réunir au Monument à la Révolution dès 4 heures du matin avec comme objectif de marcher sur San Lázaro (où se trouve la Chambre des députés lieu qui accueille traditionnellement la cérémonie d’investiture des présidents) pour « souhaiter la bienvenue » à Peña Nieto.

Mais en prévision de ces manifestations, le gouvernement avait fermé [en espagnol] dès la semaine précédente cinq stations de métro voisines et installé des grilles pour protéger le Palais Législatif.

Cette marche est partie du Monument de la Révolution dans le calme, mais c’est en arrivant à San Lazaro que les affrontements avec la police ont commencé. Des manifestants ont attribué ces violences à des individus dissimulés par des foulards et des capuches infiltrés parmi eux et à la mauvaise préparation des forces de l’ordre pour contenir ces violences. Les hashtags #OcupaSanLázaro et #1DMx regroupaient les témoignages sur le déroulement des événements.

Le blogueur NickOps (@nickops) a partagé :

@nickops: Entre consignas avanza contingente sobre Eje 1 norte para llegar a #ocupaSanLazaro http://twitpic.com/bi2mf1 

 

@nickops: Au milieu des slogans, un groupe s’avance sur Eje 1 nord en direction d’#ocupaSanLazaro http://twitpic.com/bi2mf1 

La politologue Mafer Rodríguez (@Marifeeer) note :

@Marifeeer: RT @felipetuiter: Gas y golpes de federales en #OcupaSanLázaro http://pic.twitter.com/iRR7NtMa #MexicoNoTienePresidente // #NosTienenMiedo

@Marifeeer: RT @felipetuiter: Gaz et coup de la police fédérale à #OcupaSanLázaro http://pic.twitter.com/iRR7NtMa #MexicoNoTienePresidente // #NosTienenMiedo (on leur fait peur)

Le journaliste Epigmenio Ibarra (@epigmenioibarra) commente :

@epigmenioibarra: Tregua en #OcupaSanLazaro. La PF hizo tiros directos con granadas de gas lacrimigeno. El muro fue derribado tres veces.

@epigmenioibarra: Trève à #OcupaSanLazaro. La police a utilisé des grenades lacrymogènes. Le mur est tombé trois fois.

L’écrivain Hermano Pher (@Teotihuachango) raconte :

@Teotihuachango: Estuve en #OcupaSanLázaro y de ahí fuimos al zocalo. Represión al máximo, un policía en moto intentó golpearme.

@Teotihuachango: De #OcupaSanLázaro nous sommes allés au zocalo. Répression maximum : un policier à moto a essayé de me frapper.

Le blogueur Pateando Piedras (@PateandoPiedras) a demandé de l'aide pour éviter la violence :

@PateandoPiedras: La seguridad somos todos identifica a los violentos, usa Zello el canal es 1dmx, esto va para largo. Toma agua y ayuda a los heridos

@PateandoPiedras: La sécurité, nous la construisons ensemble. Identifiez les auteurs de violence, utilisez Zello, la chaîne 1dmx, ça va durer un moment. Prenez de l’eau et aidez les blessés.

L'utilisateur @ThinkMexican [en] a partagé la vidéo suivante de gruporeforma qui montre l'organisation des groupes de casseurs ayant infiltré la manifestation :

Dans cette autre vidéo, @PateandoPiedras [es] raconte les évènements:

Quand ce billet a été publié le 1er décembre, des affrontements se poursuivaient et le Zócalo venait d’être fermé aux manifestants [en espagnol]. Il a été fait mention de plusieurs blessés graves, dont un homme qui a perdu un œil après avoir été atteint par une balle en caoutchouc tirée par la police et plusieurs membres des forces de l’ordre asphyxiés par leurs propres gaz lacrymogènes.

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