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L'avenir politique du Vénézuela : Maduro ou Capriles ?

[Liens en français ou en espagnol] Avec la mort du Président Hugo Chávez, l'avenir du Vénézuela apparaît bien incertain.

Tout semble indiquer la survivance d'un chavisme sans Chávez, dont les bases ont été jetées le 9 décembre dernier. Lors de sa dernière apparition publique, le Président a donné des instructions en vue de la continuation de son projet politique qui reposait jusque-là sur sa seule personne.

Bien que la Constitution indique la marche à suivre suite à la disparition du Président Chávez, les différentes interprétations qui en sont faites suscitent des divergences au sein des principales forces politiques du pays.

L'ex-président et actuel député de l'Assemblée Nationale, Fernando Soto Rojas [ESP], a affirmé que c'est à Diosdado Cabello, président de l'Assemblée, de prendre la tête de l'Exécutif. Cependant, le Ministre des Affaire Etrangères Elías Jaua a déclaré [ESP] que le Vice-Président Nicolas Maduro allait assurer la présidence intérimaire. Il devrait également représenter le Parti Socialiste Unifié du Vénézuela (PSUV) lors des prochaines élections présidentielles.

Nicolás Maduro, foto del usuario de Flickr chavezcandanga bajo licencia Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)

Nicolás Maduro, photo de l'utilisateur de Flickr chavezcandanga, sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)

Face à ces contradictions, Suhelis Tejero (@suhelis) soulignait sur Twitter que seul Soto Rojas respectait la Constitution vénézuelienne.

@Suhelis: Parece que el único que sabe leer la Constitución de Venezuela en el oficialismo es Soto Rojas.

On a l'impression que Soto Rojas est le seul officiel qui sache lire la Constitution du Vénézuela.

L'intérim de la présidence du pays donnera à Maduro, comme ce fut le cas pour Chávez, la possibilité de disposer de toutes les ressources de l'État lors de la campagne présidentielle à venir.

Luis Carlos Díaz (@luiscarlos) estime également que si cette décision a été prise c'est parce qu'elle facilite l'accès aux ressources nécessaires.

@luiscarlos: El Gobierno es pragmático: mantener a Maduro en el poder le permitirá hacer otra campaña electoral abusiva.

Le Gouvernement est pragmatique : maintenir Maduro au pouvoir, c'est lui donner les moyens pour une autre campagne électorale abusive.

Du côté de l'opposition, la Coalition pour l'unité démocratique (MUD [ESP]) a publié un communiqué [ESP], présentant ses condoléances à la famille du Président Chávez et à ses partisans. Beaucoup ont interprété ce geste comme le positionnement d’Henrique Capriles Radonski, qui avait obtenu 45% des voix aux élections du 7 octobre 2012, en tant qu'adversaire de Maduro lors des prochaines élections, car c'est lui qui a lu le communiqué.

José Miguel (@JoseMiguelIRDS) estime que l'actuel Gouverneur de l'État de Miranda affrontera Madura pour la présidence du Vénézuela.

Capriles Radonski, foto del usuario de Flickr César Gonzáles, bajo licencia Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)

Capriles Radonski, photo de l'utilisateur de Flickr César Gonzáles, sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)

@JoseMiguelIRDS: Hoy quedo claro que Capriles es el candidato

Il est clair aujourd'hui que Capriles est le candidat [du MUD].

La stratégie de chacun des candidats pour la campagne à venir est apparue clairement dans leurs interventions respectives : Capriles va continuer à avoir recours à un discours conciliateur tout en essayant de se montrer comme le candidat en faveur du progrès du pays. Il appellera à l'unité nationale et à la fin des divisions entre Vénézueliens.

Quant à Maduro, il a montré lors de son allocution, quelques heures avant d'annoncer le décès du Président, qu'il utilisera la figure de Chávez et la dévotion de ses partisans pour assurer la cohésion au sein des forces chavistes. Il a aussi clarifié qu'il continuera à défendre les valeurs portées par Chávez : l'anti-impérialisme, la lutte contre la droite, la défense de l'indépendance de la patrie, etc.

Pour Maria Gabriela Méndez (@MaGaMendez), la mort de Chávez annonce l'apparition d'un nouveau culte.

@MaGaMendez: Muere un hombre, nace una religión.

Un homme meurt, une religion naît.

Même s'il est trop tôt pour parler des possibles vainqueurs, au vu des récents échecs électoraux de l'opposition, les pronostics vont dans le sens d'une possible victoire du candidat officiel.

D'autres, tels qu'Armando Daniel Armas (@ArmandoArmas), considèrent que l'avenir du Vénézuela n'est pas entre les mains de ses dirigeants mais de son peuple.

@ArmandoArmas: El destino d la patria no está amarrado a una persona, sino a la capacidad q tengamos todos los ciudadanos d querer y trabajar x #Venezuela

Le destin de la patrie ne dépend pas d'une seule personne mais de notre capacité à nous, tous les citoyens, d'aimer et de travailler pour le #Venezuela.

Les scénarios sont nombreux et les différentes possibilités commencent tout juste à être envisagées mais ils sont débattus sur le Net depuis longtemps. Luis Carlos Díaz (@LuisCarlos) et Naky Soto (@Naky), qui ont mis en placent un Google Hangout depuis les élections d'octobre 2012, discutent et analysent ce que pourrait être le destin politique du Vénézuela maintenant qu'Hugo Chávez est mort [ESP].

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