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Equateur : Le documentaire “Enfants du Jaguar” remporte le prix National Geographic

[Le billet d'origine a été publié le 8 janvier 2013. Tous les liens sont en espagnol sauf mention contraire.]

Eriberto Benedicto Gualinga Montalvo est le directeur de Selvas Productions et le réalisateur du documentaire “Enfants du Jaguar“, gagnant de deux prix : celui du National Geographic pour le meilleur documentaire et celui de la meilleure description d'un combat d'un peuple indigène lors du Festival des peuples autochtones de Colombie.

Le documentaire suit la vie des habitants de Sarayaku dans les régions méridionales amazoniennes en Equateur et leur combat contre les multinationales [en anglais] cherchant à exploiter les réserves de pétrole de la forêt amazonienne. Eriberto a tourné le documentaire pendant 6 mois, de juin à décembre 2011, à Sarayaku dans la province de Pastaza. Son travail a été projeté dans de nombreux endroits comme le festival All Roads Film du National Geographic, le festival de films et vidéos des Indiens de Colombie, le festival EDOC d'Equateur (Encounters of the Other Cinema – Rencontre de l'autre cinéma) et le Festival International du Film de Bruxelles.

Eriberto Benedicto Gualinga, realizador del documental "Los descendientes del jaguar"

Eriberto Benedicto Gualinga, réalisateur du documentaire “Enfants du Jaguar”. Photo: Redes indígenas.

Global Voices: Pourquoi le film s'appelle-t-il “Enfants du Jaguar” ?

Eriberto: Mi familia viene de una descendencia de un shamán, que podía convertirse en tigre; el jaguar lucha hasta la muerte por defender su espacio de vida, es por eso que Sarayaku dice que son los descendientes del jaguar.

Eriberto: Ma famille descend d'un chamane qui pouvait se transformer en jaguar ; le jaguar se bat jusqu'à la mort pour défendre son territoire, c'est pour cela que le peuple de Sarayaku se considère comme les descendants du jaguar.

GV: Qu'est-ce qui ressort le plus dans le film ?

E. G: El viaje de la delegación de Sarayaku, hacia la sede de Costa Rica para hacer respetar sus derechos [humanos y los derechos de otras muchas comunidades] frente al estado de Ecuador.

E.G.: Le voyage de la délégation de Sarayaku jusqu'à la cour du Costa Rica pour faire respecter leurs droits [droits de l'homme et droits de nombreuses autres communautés] par le Gouvernement d'Equateur.

GV: Qu'est-ce qui a le plus attiré votre attention lors du tournage ?

E. G: La preparación, los testimonios, el viaje que hizo Sarayaku, ya que algunos ni siquiera conocían la capital del Ecuador, menos un avión, y muchos menos se imaginaban lo que era un juicio en la sede de la corte en Costa Rica.

E.G.: La préparation, les témoignages, le voyage du peuple Sarayaku, certains n'étaient jamais allé jusqu'à la capitale équatorienne, encore moins dans un avion et il y en avait encore moins qui pouvaient imaginer à quoi ressemblait un procès à la cour [des droits de l'homme] au Costa Rica.

GV: Qui étaient les acteurs principaux et secondaires ?

E. G: Los miembros que viajaron hacia Costa Rica. Los narradores fuimos Eriberto Gualinga (realizador), Patricia Gualinga (dirigente de la mujer y familia) Ena Santi (testigo).

E.G.: Les membres [de la communauté] qui ont voyagé au Costa Rica. Les narrateurs sont Patricia Gualinga  (chef de file des femmes et de la famille), Ena Santi (témoin) et moi-même Eriberto Gualinga (réalisateur)

GV: Avez-vous rencontré des difficultés ?

E. G: [Sí], los gastos de financiamiento, son un obstáculo para cualquier producción que quiera realizar un pueblo originario.

E.G.: [Oui], les coûts de financement sont un obstacle pour toute production que souhaite réaliser un peuple autochtone.

GV: D'un point de vue cinématographique, comment s'est passée cette expérience de réalisation du documentaire ?

E. G: A más de filmar en el pueblo, tuve que filmar en otros escenarios, [como] fuera del país [con] otras realidades, enriqueciendo así el conocimiento artístico y personal.

E.G.: En plus de filmer dans le village, je devais filmer dans d'autres contextes, en-dehors du pays [avec] d'autres réalités, ce qui de ce fait était plus enrichissant d'un point de vue personnel et artistique.

GV: Comment vous sentez-vous par rapport à la reconnaissance reçue au Festival All Roads du National Geographic dans la catégorie meilleur documentaire ?

E. G: Cada reconocimiento es un incentivo para seguir haciendo más obras a favor de los pueblos originarios. [Uno se] siente con más energía y en paz consigo mismo al saber que su trabajo es tomado en cuenta y reconocido.

E.G.:  Chaque prix est une incitation pour continuer à travailler en faveur des peuples autochtones. [On] se sent plus énergique et en paix avec soi-même quand on sait que son travail est pris en compte et reconnu.

GV: Quels sont vos projets maintenant ?

E.G.: Trabajar en el siguiente video KAWSAK SACHAselvas vivientes, y hacer entender a la sociedad a través del video en la selva [que] existen otros seres similares a nosotros (seres espirituales), que son los dueños de la Selva y están en constante comunicación con nosotros a través de los shamanes.

E.G.:

Travailler sur la prochaine vidéo KAWSAK SACHA vivre dans la jungle, et expliquer à la société au moyen de vidéos [qu’] il existe dans la jungle des êtres similaires à nous-mêmes (êtres spirituels) qui sont les gardiens de la jungle, et qu'ils sont continuellement en communication avec nous grâce aux chamanes.

Sarayaku, est situé à l'est de la province de Pastaza dans la région amazonienne de l'équateur. “Enfants du Jaguar”, un documentaire qui présente le combat quotidien des habitants de ce village, est le testament d'une communauté libre qui reste ferme dans son combat pour la défense de la forêt amazonienne. Jusqu'à présent, la décision rendue par la communauté internationale n'a pas encore été appliquée.

Le 18 décembre 2012, Eriberto Gualinga a reçu le prix de la reconnaissance internationale, des mains du ministre de la culture équatorienne pour le film “Enfants du Jaguar”.

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