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La Bolivie instaure la plus grande zone humide protégée au monde

Le gouvernement bolivien [anglais, en] a déclaré zone protégée sous la Convention Ramsar trois nouvelles zones humides dans les ‘Llanos de Moxos’, une vaste région dans la province de Beni qui est désormais la plus grande zone humide protégée au monde.

Positive News [en] explique que la superficie de cette zone protégée représente celle “des Pays-Bas et de la Belgique réunis.”

La Convention Ramsar est officiellement appelée Convention sur les Zones Humides (Ramsar, Iran, 1971). Elle se définit comme :

[…] un traité intergouvernemental qui incarne les engagements de ses États membres à maintenir les caractéristiques écologiques de leurs zones humides d'importance internationale et à planifier « l'utilisation rationnelle », ou utilisation durable, de toutes les zones humides se trouvant sur leur territoire.

La Convention de Ramsar n'est pas affiliée au système d'Accords multilatéraux sur l'environnement des Nations Unies, à la différence des autres conventions mondiales du domaine de l'environnement.

Le blogueur américain David Mixner [en] se réjouit de la désignation et illustre aussi la nouvelle pour les lecteurs nord-américains :

Parmi les bonnes nouvelles pour l'environnement mondial, la plus grande zone humide au monde vient d'être créée en Bolivie. La zone protégée aura la taille du Dakota du Nord ! Elle est proche des frontières avec le Pérou et le Brésil et est essentielle pour la santé de l'Amazone.

L'ONG internationale World Wildlife Fund [en] décrit la zone :

San Ignacio de Moxos. Photo shared on Flickr by Viaje al corazón de Bolivia (CC BY 2.0)

San Ignacio de Moxos. Photo partagée sur Flickr apr Viaje al corazón de Bolivie (CC BY 2.0)

Les Llanos de Moxos, situés près des frontières entre Bolivie, Pérou et Brésil, sont constitués de savanes tropicales connaissant des sécheresses et inondations cycliques. Ces zones humides sont particulièrement réputées pour leur riche diversité naturelle : 131 espèces de mammifères ont été identifiées à ce jour, 568 oiseaux différents, 102 reptiles, 62 amphibiens, 625 poissons et au moins 1 000 espèces de plantes. Plusieurs espèces – dont la loutre géante et le dauphin d'eau douce bolivien – ont été identifiées comme vulnérables, menacées ou en danger critique d'extinction.

Mauricio Pacheco de Diversidad entre Pendientes, un blog [en] bolivien dédié aux questions environnementales, se réjouit [espagnol, es] de l'avancée réalisée par les autorités boliviennes :

Sumados a los otros ocho sitios designados desde 1990, Bolivia se convierte en el país que ha protegido, bajo este esquema, una mayor cantidad de territorios.

Avec huit autres sites désignés depuis 1990, la Bolivie est devenue le pays ayant le plus grand nombre de territoires [en] protégés dans le cadre de ce plan.

Tout en saluant la nouvelle, l'ONG internationale World Land Trust cite Bennett Hennessey, Directeur Exécutif de l'ONG bolivienne Asociación Armonía, qui déclare :

“C'est une étape importante pour la conservation que l'importance de la région des Llanos de Moxos ait obtenu une reconnaissance internationale. C'est une zone peu étudiée qui détient des espèces endémiques importantes et menacées qui ont besoin d'être protégées,” […]
“Mais,” ajoute-t-il, “il est important de noter que la désignation Ramsar n'est qu'une étape. Nous avons urgemment besoin de poursuivre les efforts de conservation sur place afin de protéger pour toujours les sites les plus menacés.”

Plus loin dans son article, Mauricio Pacheco de Diversidad entre pendientes partage [es] également un point de vue critique :

Quiero ser optimista y pensar que en un futuro, ya no se permitirán los avasallamientos en el TIPNIS, en el Parque Carrasco, en el Amboró, en el Madidi, en el Cotapata. Quiero creer que se realizará una verdadera planificación de la producción en las laderas y los humedales, y que se integrará realmente a todos en esa planificación. Sobre todo, quiero creer que se entenderá la protección, no desde el cálculo político habitual, sino desde los beneficios enormes que aporta. La importancia que tiene para regular los sistemas hídricos del sudoeste de la amazonia, para mitigar los efectos del cambio climático, y garantizar los recursos productivos de las zonas agrícolas y ganaderas más importantes del país, y por tanto nuestra seguridad alimentaria.

Je veux être optimiste et je pense que dans le futur ils n'autoriseront plus l'intrusion illégale dans les zones comme le TIPNIS (Territoire Indigène et Parc National Isiboro-Secure), le Parc Carrasco, les Parcs Nationaux d'Amboró, Madidi, ou Cotapata. Je veux croire qu'il y aura un plan pour le développement des versants et zones humides, et que tout le monde sera vraiment impliqué dans cette planification. Par dessus tout, je veux croire que la protection sera comprise non pas comme le calcul politique habituel, mais pour tous les avantages qu'elle apporte. Combien c'est important pour la gestion des systèmes hydrologiques situés dans la région sud-ouest de l'Amazone, afin d'atténuer les effets du changement climatique et d'assurer les ressources productives des zones agricoles et pastorales dans le pays, et par conséquent notre sécurité alimentaire.

WWF Bolivie a partagé la vidéo [es] suivante (8 minutes) sur les zones humides de Bolivie, qui s'attarde sur les zones humides des ‘Llanos de Moxos’ et sur l'importance de leur conservation :

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