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Le MERCOSUR et l'avenir d'Internet en Amérique latine

MERCOSUR building in Montevideo by Vince Alongi under a Creative Commons Attribution License

Le bâtiment du MERCOSUR  à Montevideo, photo de Vince Alongi. (CC BY 2.0)

Vendredi dernier, les dirigeants de gouvernements latino-américains ont rédigé une déclaration contre la surveillance générale de leurs citoyens par le gouvernement américain au cours d'une réunion d'urgence du MERCOSUR, la principale alliance économique et diplomatique de l'Amérique du Sud. Avant le sommet, un collectif d'activistes, universitaires et ONG d'Amérique latine ont écrit une lettre ouverte [es] au MERCOSUR, invitant les dirigeants à consulter la société civile en élaborant des politiques protectrices en matière de droits de l'homme pour la région. La lettre met en avant une vision collaborative pour la prise de décisions relatives à Internet :

Nous voulons que l'Amérique latine devienne le modèle à la fois des lois et pratiques nous permettant d'exercer pleinement  nos droits humains. Le problème de l'espionnage auquel nous faisons face en ce moment est…une opportunité pour nous. En travaillant ensemble, gouvernements et société civile, nous pouvons élaborer une politique régionale nous permettant de développer pleinement tout le potentiel des nouvelles technologies tout en protégeant nos citoyens.

Les dirigeants de la société civile ont encouragé les gouvernements à adopter des processus de prise de décision participatifs et à permettre aux citoyens de collaborer à une nouvelle approche régionale de l'Internet,  respectant les principes de l'expression, de l'accès, de l'ouverture, du respect de la vie privée  et d'un flux d'information libre.

Dans leur déclaration [es], les dirigeants du MERCOSUR ont critiqué l'interception des communications, la caractérisant d'atteinte aux droits de l'homme,  à la vie privée,au droit à l'information (voir point 8). Ils ont reconnu l'importance des TIC pour le développement et le besoin pressant d'une solide infrastructure dans la région, particulièrement l'accès au haut débit (points 45, 46).

Ils ont aussi encouragé l'utilisation du logiciel libre :

Nous soutenons le développement du logiciel libre, car il nous permet de développer une solution régionale en matière de TIC, aussi, nous mènerons une véritable promotion de la connaissance libre et du libre transfert de technologies, réduisant notre dépendance vis-à-vis des solutions d'entreprises multinationales qui ne daignent pas respecter nos industries émergentes. Nous affirmons notre intérêt dans la promotion du logiciel libre dans tous les programmes nationaux d'inclusion numérique.

La déclaration mettait l'accent sur les principes du logiciel libre pour l'utilisation, l'application, la recherche et le transfert de technologie effectifs et en faisait une priorité du développement de la politique publique régionale pour atteindre ces objectifs.

Si les dirigeants du MERCOSUR sont capables d'agir sur la base de ces objectifs, en travaillant avec les autres pays et la société civile dans la région et en réformant la législation au niveau national pour correspondre aux normes qu'ils ont soutenues la semaine dernière, l'Amérique latine pourrait devenir un exemple important pour les pays du sud, devenir un refuge pour la liberté d'expression, l'innovation et le développement humain.

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