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Interview avec Ali Douka Mahaman, un des contributeurs du Projet “Cartographions Pour le Niger”

Rising Voices est heureux de présenter une des élèves du projet Cartographions Pour le Niger, un des projets ayant reçu une bourse Rising Voices cette année. Trois étudiants de ce projet ont répondu à nos questions pour présenter le projet. Voici le troisième interview :

Mahaman, Fatiman, and Abdousalam, students of the Mapping for Niger project.

Mahaman, Fatiman, et Abdou Salam, les contributeurs au projet Cartographions pour le Niger.

Je m'appelle ALI DOUKA Mahaman né à Madaoua, Niger. J'ai commencé mes études universitaires en 2007 à la Faculté de Lettres et Sciences Humaines de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, plus précisément au département de Géographie. Actuellement je suis en année de soutenance de Master. 

Au Niger dès notre plus jeune âge, il est question pour les enfants de se débrouiller dans divers métiers pour se subvenir et s'affirmer dans un contexte socio-économique difficile. Moi,  j'ai appris entre autres, les travaux champêtres (culture de pluie et irrigation d'oignon), la maçonnerie en ciment et en banco, j'ai été apprenti dans un garage pour vélo et réparateur radio. Je me suis aventuré dans le métier de docker et le petit commerce du marché hebdomadaire (vente plastique et conduite du bétail sur pied au Marché).

En ce qui concerne mon expérience professionnelle,  j'ai fréquenté très tôt l'école coranique  à Madaoua, ce qui m’a permis de bien comprendre un peu la langue arabe et de comprendre la religion musulmane. Ceci m'a aussi permis en 2007 d'être le Secrétaire Général du club des jeunes musulmans du Lycée de Madaoua. 

C’est une chance pour moi d'être parmis les récipients de la formation à ce projet, que je trouve idéal pour qui veut partir à la conquête à distance du monde actuel. 

A l'heure actuelle où la technologie nous permet de découvrir instantanément des horizons que nous n'imaginions même pas. Je trouve ce projet très fructueux, puisqu'il m'a permis de mettre à jour les données cartographiques de mon pays. Ce projet m'a donné une compétence sur la maitrise du logiciel OSM. Je suis très ému et en tant que géographe de formation, je serai dans l'obligation de transmettre ce service à qui veut être au service du pays.

Je me suis concentré dans la cartographie de mon pays pour qu'il soit lui aussi à jour dans le concert des nations. Pour cela j'ai cartographié une partie des villes de Zinder, de Tahoua et de Niamey. Mais je me suis surtout cocnentré sur la Ville de Madaoua, le village d’Azérori et autres délimitations en contour des gros villages de Madaoua. 

J’aime surtout écrire des articles illustrés avec des photos pour mieux faire connaitre aux autres la réalité de la diversité culturelle, socioéconomique et politique de mon pays et de l’Afrique en général.  J’ai toujours eu envie de publier quelque chose de culturel sur ma ville natale, mais faute de maitrise du réseau, j'ai fait table rase de ce rêve.  Mais aujourd’hui mon vieux rêve devient une réalité.

Je n’ai pas encore assez profité des prestations que  nous offrent Les sites web internationaux. Ces dernières m’ont émerveillé et ont facilité ma formation académique bien qu’ici au Niger la documentation contemporaine fait défaut, jmais tout ceci n'est pas accessible à n’importe qui. Il serait intéressant pour moi de publier partout où le besoin existe  pour donner aussi  la chance aux autres de pouvoir accéder aux informations et données dont ils ont besoin.

Pour le moment, j’écris surtout en français. Je parle Haussa, français, un peu anglais et arabe avec mes amis. Mais je me force dans l’apprentissage de la langue Djerma. Dans ma famille nous parlons aisément le Haussa comme langue maternelle et un peu le français. Vous savez la langue Haussa est la première langue nationale du Niger. J’ai commencé à écrire en langue Haussa depuis le collège sur un article de pièce théâtrale portant sur la sensibilisation des jeunes, et cette année aussi j’ai écris un mini journal en haussa. Ecrire en langue Haussa me permettra davantage de faire encore la promotion de cette langue dans les contrées lointaines du pays.

 

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