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L'Islande sous le choc après la mort d'un homme, tué par la police

Police in Reykjavik, Iceland

La police à Reykjavik, Islande. Photo de Christopher Porter, Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Cet article, accompagné d'un reportage radio de Tracy Tong pour The World, a été initialement publiés sur PRI.org le 3 décembre, et est republié ici dans le cadre d'un accord de partage de contenu. 

Cette semaine, un homme a été tué par la police en Islande – un fait sans précédent.

“La nation était sous le choc”. Cela ne se produit jamais dans notre pays”, a déclaré Thora Arnorsdottir, rédactrice en chef à RUV, le Service national audiovisuel islandais.

Elle faisait référence à un homme de 59 ans tué par la police lundi. La victime, qui a commencé à tirer sur les policiers lorsqu'ils sont entrés dans son immeuble, avait des antécédents de maladie mentale.

C'est la première fois qu'une personne est tuée par la police en Islande depuis son indépendance, en 1944. Habituellement, les policiers ne portent jamais d'armes, les crimes violents étant presque inexistants en Islande.

“La nation ne veut pas que sa police soit amenée à porter des armes car c'est dangereux et menaçant”, explique Arnorsdottir. “Cela fait partie de notre culture. Les armes à feu sont utilisées pour la chasse ainsi que dans le sport, vous n'en verrez jamais autrement.”

En réalité, l'Islande n'est pas anti-armes. En termes de possession d'armes à feu par habitant, l'Islande se classe à la quinzième place dans le monde. Pourtant, ce type d'incident était tellement rare que les voisins de la victime ont comparé ce tir à une scène tirée d'un film américain.

Le département de la police islandaise a déclaré que les officiers impliqués passeront par un service de soutien psychologique. Et a également présenté ses excuses à la famille de la victime – même si cela n'était pas nécessaire, puisqu'ils n'ont fait que se défendre.

“C'est une question de respect”, déclare Arnorsdottir, “car personne ne peut prendre la vie d'une autre personne.”

De nombreuses questions restent encore à élucider, comme la raison qui a poussé la police à ne pas négocier dans un premier temps avec l'homme avant d'entrer dans son immeuble.

“Une des choses formidables dans ce pays est que vous pouvez entrer dans le parlement, la seule condition requise étant d'éteindre son téléphone portable, afin de ne pas déranger les parlementaires. Nous n'avons pas de gardes armés suivant notre premier ministre ou notre président. Nous vivons dans une société paisible. Nous ne voulons pas changer cela.”

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