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A Gaza, un hiver froid et sous les eaux pour 1,8 million de Palestiniens

Une famille palestinienne de Gaza évacuée par barque de son habitation inondée. Plus d'infos : blogthejerusalemfund

[liens en anglais] Quelque 10.000 Palestiniens du Nord de Gaza ont été chassés de leurs logements par quatre jours de pluies torrentielles. Leurs dificultés sont multipliées par la fermeture depuis 50 jours de l'unique centrale électrique du territoire, du fait d'une pénurie de combustible dans l'enclave assiégée.

La bande de Gaza est habitée par 1,8 million de Palestiniens, qui ont dû subir ces sept dernières semaines jusqu'à 14 heures par jour de privation d'électricité. A la suite des inondations provoquées par la tempête Alexa qui vient de frapper la région, l'ONU a déclaré le Nord de Gaza “zone de catastrophe” et le Qatar est intervenu pour payer du fuel destiné à la centrale thermique.

Omar Ghraieb, de Gaza, relève :

La crise de l'électricité se relâche un peu après 50 jours de courant minimal ! Les coupures ont atteint et parfois dépassé 21 heures par jour !

Il ajoute :

Le Nouveau fonctionnement de l'électricité à Gaza : 8 heures de courant suivies par 8 heures de coupure par jour tous les jours !

La Palestinienne Nour Odeh s'exclame :

En 2007 le Nord de Gaza était noyé dans les eaux usées, aujourd'hui tout Gaza se noie sous la pluie et le monde continue à débattre si c'est un siège !

Les images partagées en ligne montrent une situation humanitaire épouvantable.

Cette vidéo, de Jehad Saftawi, mise en ligne par l'Institute for Middle East Understanding (IMEU, Institut pour la Compréhension du Moyen-Orient) s'ouvre sur l'image d'un enfant palestinien courant pied-nus dans le froid glacial (Vidéos utilisées sous licence CC BY) :

Le commentaire fourni avec la vidéo, qui montre des familles dans des abris non chauffés, indique :

Les habitants du quartier An Nafaq de Gaza-Ville s'abritent où ils peuvent, entre autres dans l'école Abdel Rahman bin Auwf montrée dans ces images d'aujourd'hui. Certaines scènes, comme l'enfant grelottant dans une salle de classe en béton non chauffée, sont d'autant plus choquantes qu'elles ne sont pas l'exception mais la règle dans Gaza aujourd'hui. Comme une grande partie de la bande de 37 km, An Nafaq est ravagé par une inondation aggravée par l'étranglement du siège israélien. Le porte-parole de l'ONU Chris Gunness n'a pas mâché ses mots en réclamant aujourd'hui la cessation de ce siège : “Une collectivité normale lutterait pour se rétablir de cette catastrophe,” a-t-il dit. “Mais une collectivité qui est soumise à l'un des plus longs blocus de l'histoire de l'humanité, dont le système de santé publique a été détruit et où le risque d'épidémies est déjà répandu, doit être libérée de ces contraintes artificielles….”

Cette deuxième vidéo, également filmée par Saftawi pour l'IMEU, montre les zones submergées dans l'enclave palestinienne, et donne un aperçu sur les nouvelles épreuves des habitants de Gaza face à l'aggravation de leur situation humanitaire :

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