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2014, une année décisive pour l'Amazonie

Foto: Agência Pública no dia do debate aberto sobre a Amazônia em São Paulo (14/12/2013).

Photo: “Agência Pública”, le 14 décembre 2013, journée de réflexion sur l'avenir de l'Amazonie à  São Paulo.

Cet article a été publié à l'origine sur le site Internet de “Agência Pública”  le 17 décembre 2013. Vous pouvez lire la première partie dans: Amazonie, une histoire de destruction.

Le lancement du premier livre-reportage de “Agência Pública” qui s'intitule: “Amazonie Publique”, le 14 décembre à São Paulo, a rassemblé autour d'un débat sur les drames de cette vaste région du monde, des spécialistes dans le domaine de l'énergie, de l'environnement, de la communication et des représentants  de mouvements divers et d'ONG.

L'extraction minière dans le sud du Pará

Danilo Chammas, avocat du réseau: “Justice sur les rails”, se souvient de l'impact négatif des méga-projets sur les communautés traditionnelles et le Quilombolas. C'est le cas de celui de Carajás, de la vallée minière du sud-est du Para et de l'ouest du Maranhão. Selon lui:

Une personne meurt tous les mois sur les rails du chemin de fer de Carajás.

Cette ligne transporte le minerai de fer destiné à l'exportation et extrait des mines de Carajás vers le port de São Luís. Celui-ci est un grande partie destiné à la Chine et la voie ferrée est en train d'être doublée pour drainer l'augmentation de production du minerai qui pourrait ainsi selon la compagnie être multipliée par deux. Cet ouvrage est financé par la BNDES qui en a livré la première partie alors même que le chantier était bloqué par la justice à la demande des mouvements pour les droits de l'homme CIMI et la Fondation Palmares. 

Pour mieux comprendre, regardez la  vidéo “Carajás, le plus grand train du monde“, du premier reportage de la série Amazônia Pública : 

Selon Danilo Chammas, Carajás est, en matière de développement, une région en conflit permanent depuis au moins 30 ans. Elle abrite dans un parc forestier national la plus grande exploitation du minerai de fer du monde. Ce qui est surprenant, affirme Danilo Chammas, c'est que le minerai de fer extrait de Carajás est le moins cher du monde :

C'est réellement une entreprise chinoise. Le coût de la tonne de minerai  est de 22 dollars US jusqu'au port et 100 dollars au delà, sans compter le transport. 

Danilo Chammas souligner que les problèmes sociaux sont sans solution dans la région à cause du manque d'engagement de la compagnie Vale et du gouvernement. Il rappelle l'attitude agressive de Vale qui a été jusqu'à infiltrer et espionner les responsables des mouvements sociaux qui exigeaient que la compagnie prenne ses responsabilités en matière sociale et environnementale. “”Nous sommes parmi les plus espionnés” insiste Danilo.

Pour en savoir plus: Des fuites d'informations prouvent l'espionnage de la part de la compagnie Vale

Leia a reportagem completa no website da Agência Pública, "mazônia, uma história de destruição".

Vous pouvez lire le reportage complet sur le site Internet de “Agência Pública”, “Amazonie, une histoire de destruction“.

Comment est traité dans la presse ce thème de l'Amazonie.

Elaize Farias est une journaliste de Manaus, cofondatrice du portail “Amazônia Real”, Elle commente l'attitude des médias qui considèrent souvent ce thème comme exotique et détaché du reste du pays :

Il faut faire la connexion entre l'Amazonie les autres régions. Des Etats comme le Minas Gerais, São Paulo et Rio de Janeiro ne prennent pas conscience de leurs relations avec l'Amazonie. Ils ne savent pas, par exemple, que le bois extrait illégalement arrive dans les zones de fabrication de meubles de São Paulo et du Minas Gerais.

Nilo D’Ávila, de Greenpeace, parle des politiques publiques en vigueur en Amazonie, il insiste sur l'importance d'analyser les projets et les politiques régionales en prenant en compte le contexte  continental de cette  forêt qui s'étend sur le territoire du Pérou, de l'Équateur et de la Bolivie. Ce militant critique également la procédure prévue par le Code Minier qui manque totalement de transparence. Des votes mis en place dans l'urgence sans participation de la population, pourtant essentielle pour décider du futur de nos ressources naturelles du point de vue économique environnemental et social ( tout spécialement pour évoquer des projets miniers en terre indigène) .

Les participants à ce débat, partagés entre optimistes et pessimistes, considèrent cette année 2014 comme décisive pour une prise de conscience de la population face à ces méga-chantiers dans la grande région. C'est par exemple l'année où doit être discutée l'autorisation d'ouvrages comme la centrale hydro-électrique de Belo Monte et les deux autres du Rio Tapajós. Pour Marcelo Salazar, de ISA, “ il nous faut mobiliser la rue et réinventer des formes de manifestations”. Comme le dit le professeur  Célio Bermann, il faut disséminer une information de qualité pour disséminer le débat.

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