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Le Venezuela rompt avec le Panama

Une décision surprenante de la part du Gouvernement vénézuélien. Le panama espère seulement que ce pays frère puisse trouver la paix et renforcer sa démocratie.

C'est la réaction du président du Panama à la nouvelle de la rupture avec son pays décidée par le gouvernement du Venezuela.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé qu'il ne laisserait personne conspirer contre le Venezuela et a accusé le président Martinelli d'être « un laquais et un serpent. » Cette accusation fait suite à la demande du gouvernement panaméen à l'OEA (Organisation des états américains) d'organiser une discussion sur les problèmes de conflits internes au Venezuela [en].

Les réactions sur les réseaux sociaux ont mêlé l'ironie et la colère face aux actions du gouvernement du pays sud américain. La plupart des panaméens ont le sentiment que le président Maduro a de l'audace de rompre ainsi les relations diplomatiques et commerciales avec le Panama quand le Venezuela a une dette envers la Zone franche de Colón [en] chiffrant entre 800 millions et un milliard de dollars US. Charlie Cuevas réagit : 

Comme il est opportun pour toi, Venezuela, de rompre les liens commerciaux avec le Panama quand tu leur dois 1 milliard de dollars.

D'autres utilisateurs rejettent la responsabilité sur le gouvernement panaméen pour être intervenu dans les affaires d'ordre intérieur d'un autre pays.

Que fait le gouvernement du Panama à intervenir et donner son avis sur les affaires intérieures du Venezuela ? 

Erick Javier juge bon de préciser que les seuls à pouvoir qualifier le président Ricardo Martinelli de « laquais » et de « serpent » sont les panaméens : 

Les seuls à pouvoir qualifier Martinelli de lackey et de serpent, c'est nous les panaméens

De même, l'ancien président du Panama Ernesto Perez Balladares désaprouve la manière dont l'incident a été traité : 

Je ne suis pas d'accord avec le président Martinelli mais je ne peux pas accepter que des insultes déplacées puissent être adressées à lui ou à un autre panaméen. 

Pour “Noticias sin censura” (Nouvelles non-censurées), la décision du gouvernement vénézuélien est peu judicieuse étant donné que dans le pays, beaucoup de produits de consommation sont importés et passent par le canal de Panama : 

Un pays qui importe 80% de ce qu'il consomme, presque tout passant par Panama, coupe toute relation économique avec ce pays. C'est quoi ce bordel ?   

Le vénézuélien Rocio San Miguel a de son côté signalé que la rupture des relations ne ferait que compliquer les pénuries dont souffre déjà le Venezuela : 

La rupture des relations avec le Panama va compliquer à l’extrême le ravitaillement national par voie maritime déjà problématique. 

Fredy Marcial tweete à propos d'une invasion qu'aurait demandé Martinelli : 

Le président du Panama est membre d'une dynastie familiale qui a soutenu l'invasion de son pays par les USA via le canal, maintenant ce laquais demande l'invasion du Venezuela.

Enfin, le sénateur colombien Juan Lozano estime que la réaction du gouvernement vénézuélien est juste une indication de son état de désespoir et d'agonie : 

La réaction de Maduro contre le Panama trahit le désespoir, l'angoisse et la solitude d'un régime délirant au bord de l'effondrement.

Photos: Nicolás Maduro par Chavezcandanga sur Flickr sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0); Ricardo Martinelli par the World Economic Forum sur Flickr sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA 2.0)

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