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Le président uruguayen José Mujica contre toute ingérence étrangère au Venezuela

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Le président du Venezuela, Nicolás Maduro, avec son homologue uruguayen José Mujica, en 2013. Photo publiée par le Secretaría de Comunicación sur Flickr sous la licence Creative Commons (CC BY-SA 2.0)

Le président uruguayen José Mujica a déclaré être opposé à toute « ingérence étrangère » dans la situation instable [en] que connaît actuellement le Venezuela, où le gouvernement et l'opposition sont impliqués dans un conflit violent. Dans une interview sur la chaîne de télévision Telesur, le chef d'état a exprimé sa solidarité avec le gouvernement et le peuple du Venezuela et a lancé un appel au respect de la constitution vénézuélienne.

« Aujourd'hui, je souhaite qu'une solution au conflit soit trouvée dans le cadre de la constitution vénézuélienne qui, si elle est respectée offre suffisamment d'amplitude, étant probablement la plus constitution la plus étoffée d'Amérique latine » a déclaré Mujica, avant d'ajouter que dans les conflits violents « les plus faibles finissent par payer ».

Il a conclu sa déclaration par un appel à éviter toute intervention extérieure dans le conflit, en appelant à la raison pour modérer les tensions ; « il faut garder en tête qu'il est recommandé de rester prudent dans ce genre de situations tendues. Et je me permets d'insister une fois de plus sur le fait que j'espère qu'il n'y aura aucune ingérence extérieure dans les affaires du Venezuela. » Le compte twitter officiel du Secretariat présidentiel de la communication [es] a publié un résumé de l'interview du président Mujica sur Telesur :

Mujica réaffirme sa solidarité avec le gouvernement, les institutions et le peuple vénézuélien.

Le 14 février, le bureau politique du Frente amplio (Front large), le parti uruguayen au pouvoir émettait une déclaration [es] contre la situation violente au Venezuela, la décrivant comme « une tentative de déstabilisation du gouvernement constitutionnel [menée par des factions radicales de l'opposition politique].» Le Frente amplio appelait également les pays d'Amérique Latine à rester fortes et et vigilantes.

Le 17 février, le comité exécutif du Movimiento de Participación Popular (Mouvement pour une participation populaire – MPP) s'exprimait également [es] à propos de la situation au Venezuela, signalant leur inquiétude à propos des conflits en cours dans la nation-sœur. Dans leur communiqué, les membres du MPP exprimait leur solidarité avec le peuple et le gouvernement du Venezuela, réaffirmant leur confiance en une solution pacifique et démocratique pour régler cette situation instable, attribuant la responsabilité aux secteurs les plus conservateurs de la droite vénézuélienne. Le MPP insistait également sur sa solidarité avec les victimes des conflits et leurs familles.

Les manifestations ont commencé le 4 février à San Cristóbal dans l'état de Táchira, initiant une poussée de violence qui s'est étendu à d'autres villes dont la capitale. Les conflits ont causé au moins 13 morts [es] ainsi que des centaines de blessés et d'arrestations.

De son coté, le président vénézuélien Nicolás Maduro tient pour responsable différents groupes de droite comme responsables de ces incidents et à fait appel au soutien de ses partisans.

Le journaliste colombien Javier Arana [es] a exprimé qu'il appréciait le discours diplomate du président uruguayen :

« Pepe » Mujica, le célèbre président de l'Uruguay, admiré pour son aplomb et ses gestes pacifiques, reste très diplomate face à la violence au Venezuela.

Le stratège en communication Jorge Ruiz Crespo [es] a également fait part de son opinion sur le discours de Mujica :

Attention tout le monde, la violence au Venezuela est critiquable, mais les vénézuéliens doivent rêgler la situation eux-même, Fais attention, Amérique latine…

Elisa Escovar (@elisaescovar [es]) a commenté :

Pepe Mujica est le gars le plus honnête du continent : le seul à s'être exprimé en soutien au Venezuela.

La déclaration de Mujica contre l'intervention étrangère au Venezuela a mené à des questionnements et à des critiques concernant la présence de Cuba dans le pays. L'utilisateur @Rerr1 [es] a commenté ironiquement :

Mujica dit que l'ingérence extérieure au Venezuela serait un coup d'état, peut-être fait-il référence aux hélicoptères et aux troupes d'élite cubaine ?

Simon José Antonio (@BolivarOfficial) [es] d'ajouter catégoriquement:

Le président Pepe Mujica rejette « toute ingérence de l'extérieure » au Venezuela. / Seulement celle de Cuba est acceptable.

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