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Arrestation de l'activiste tunisien Azyz Amami pour possession de cannabis

Supporters attend a sit-in at Al Hamra theatre in Tunis. Photo shared on Twitter by @awicksell.

Sit-in des partisans d'Amami. Photo partagée sur Twitter par @awickell

Dans la nuit du 12 au 13 mai, le blogueur et militant pour les droit de l’Homme, Azyz Amami, a été arrêté aux alentours de 23 heures à la Goulette, accusé d'être en possession de 700 gr de cannabis. Comme l’a confirmé [ar] son père, Amami a reçu des coups des policiers qui l’ont arrêté. Son ami, Sabri ben Mlouka, a également été arrêté. Au vu des sanctions tunisiennes notoirement sévères [en] appliquées en cas de détention de stupéfiants, les deux jeunes hommes risquent une peine de 1 à 5 ans d'emprisonnement. . 

A l’heure actuelle, Amami est détenu au poste de police de Carthage. Sa première audience est prévue pour jeudi 15 mai à 9 heures. Amami a nié toutes les charges retenues contre lui et a refusé de signer quelconque document.

Le 13 mai, un mouvement de protestation s'est tenu dans la ville de Tunis en vue de soutenir Amami.

Amami est l’un des militants les plus véhéments à s’être exprimé au nom des familles des martyrs tués pendant la révolution de 2010-2011 et à s’être battu pour leurs droits. Il a été emprisonné le 6 janvier 2011 et a subi des actes de torture psychologique et physique pendant qu’il était détenu au ministère de l’Intérieur. Amami tient un blog dans lequel il dénonce les abus commandités par le gouvernement et les agressions policières depuis 2008. Avec quelques uns des cyber-activistes les plus connus de la Tunisie, il est engagé dans la campagne Ammar 404 [en] contre les surveillances menées par le gouvernement et contre la censure. Amami a constamment été sur les devants de la scène lors des mouvements de protestation pour une justice sociale en Tunisie et représente pour beaucoup un symbole de la révolution tunisienne. 

Les accusations forgées de toutes pièces pour possession de cannabis sont une pratique courante des autorités tunisiennes, employée aussi bien avant qu’après la révolution pour maquiller des arrestations pour des raisons politiques.

Lors d’un sit-in organisé par un groupe d’amis d’Azyz au théâtre El Hamra, dans la banlieue de Tunis, les voix de son père, d’avocats et de partisans se sont élevées pour exprimer leur soutien et leur solidarité.

 

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