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Netizen Report : La Chine attaque les sociétés internet en prenant le porno comme excuse

Eduardo Avila, Ellery Roberts Biddle, Lisa Ferguson, Michelle Fong, Hae-in Lim, Sarah Myers et Bojan Perkov
ont collaboré à l’élaboration de ce rapport.

[Sauf mention contraire, les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais.]

Censorship with artificial light rays. Image by Niabot via Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Censure avec des rayons de lumière artificielle. Image de Niabot, tirée de Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Le Netizen Report de Global Voices Advocacy présente un résumé des défis à relever, des victoires et des tendances émergentes en matière de libertés numériques dans le monde. L’édition de la semaine dernière s’intéresse en premier lieu à la Chine. Alors que se célébrait la Journée mondiale de la liberté de la presse, le journal d’État People's Daily publiait un éditorial [zh] soulignant les « effets négatifs et les dangers cachés liés à la sécurité » du Web et demandant « s’il n’existe pas d’ordre sur Internet, comment pouvez-vous y disposer d’une liberté ?  ».

Afin de prouver que ce ne sont pas des paroles en l’air, l’organe de supervision de la presse, des publications, de la radio, des films et de la télévision a révoqué certaines licences de publication en ligne de Sina, l’une des plus grandes sociétés Internet chinoises, sous prétexte que l’entreprise offrait des plateformes destinées à la distribution de contenus pornographiques. Certains internautes pensent que Sina n’est pas pris pour cible pour infraction relative à la pornographie, mais à cause de la popularité de Weibo, principale plateforme de microblogging opéré par Sina.

Outre les mesures prises contre Sina, plus de 3 300 blogs, comptes WeChat et forums ont fait l’objet de saisie ou de blocage et plus de 20 sites web dédiés à la littérature ont été « disciplinés » dans le cadre de la campagne. Les sociétés de jeux ressentent aussi la répression : le Southern Metropolis Daily a rapporté que certaines sociétés de jeux ont été notifiées par les autorités que les personnages de jeux ne pourront plus exposer des parties sensibles de leurs corps, ni porter des manches courtes, des shorts ou des bikinis.

Violences : blogueurs et traducteurs toujours détenus en Éthiopie

Un groupe d’organisations de défense de la liberté de la presse et des droits de l’homme a appelé la Commission africaine et les Nations unies à intervenir sur l’affaire des neuf journalistes détenus en Éthiopie à la fin du mois d’avril. La communauté de Global Voices a publié un communiqué réclamant la libération des journalistes, dont quatre collaborent avec le site en tant que traducteurs. Pour participer à la campagne ou signer le communiquer, cliquez ici.

Liberté d’expression : un ministre malaisien déclare que trop de journaux pourraient embrouiller les citoyens

En Malaisie, les populaires sites d’information indépendants FZ Daily et Malaysiakini n’ont pas été autorisés à imprimer de journaux, car le gouvernement prétend qu’ils pratiquent un journalisme « controversé et sensationnaliste » pour attirer des lecteurs. Selon Free Malaysia Today, le ministre Ahmad Zahid Hamidi a déclaré que cette décision visait à protéger le public de toute confusion pouvant être générée par « trop d’informations publiées par toutes sortes de journaux ».

Un agent du Département d’État des États-Unis a promis à six blogueurs vietnamiens que les États-Unis mettraient les libertés numériques à l’ordre du jour lors de la prochaine rencontre bilatérale consacrée aux droits de l’homme. Le Vietnam, un pays socialiste à parti unique, est deuxième, derrière la Chine en nombre de blogueurs détenus par habitant. Le même groupe de blogueurs militants a aussi demandé aux États-Unis de défendre la liberté d’expression dans les négociations en cours relatives aux accords de partenariat transpacifique qui pourraient avoir de graves conséquences pour l’accès à l’information en ligne, entre autres.

Droit à la vie privée : l’EFF lance un nouvel outil

Yahoo a peut-être abandonné Do Not Track [série de paramètres supposés protéger la vie privée en ligne], mais l’Electronic Frontier Foundation a lancé Privacy Badger, un module de navigateur qui analyse les sites visités afin de détecter et de bloquer le traçage réalisé par de tierces parties. Privacy Badger est en phase alpha, mais les internautes compétents dans le domaine sont invités à tester cet outil et rapporter tout bogue sur Github.

Christopher Parsons, du Citizen’s Lab a proposé quelques mesures que les Canadiens peuvent prendre s’ils veulent savoir si leurs entreprises de télécommunications transmettent des informations personnelles concernant leurs clients aux agences gouvernementales.

Internautes et activisme : le Net bolivien avance à la vitesse d’un escargot

À Cochabamba, en Bolivie, des manifestants sont descendus dans la rue le 3 mai, déguisés en escargots [es] pour protester contre la vitesse de connexion à laquelle sont confrontés les internautes dans le pays. Le mouvement Más y Mejor Internet Para Bolivia [es] réclame une baisse des prix, de meilleures connexions et une meilleure couverture de la part des entreprises de télécommunications.

Publications et études

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